Jean-François Dumas d'Influence Communication m'a fait parvenir des chiffres très intéressants au sujet la dernière campagne électorale québécoise et de l'actuelle campagne ontarienne (pour ceux qui l'ignorent, l'Ontario est en élection !).
Influence Communication a comparé le poids médiatique accordé aux différents enjeux de la campagne ontarienne et québécoise, voici les résultats…

Contrairement au Québec, les grands thèmes de société occupent une place prépondérante dans la campagne qui se déroule actuellement en Ontario. Un seul point commun marque véritablement les deux campagnes: le très faible intérêt de la classe politique pour les métropoles (Toronto et Montréal).
Mais de quoi avons-nous parlé lors de la dernière campagne électorale au Québec ? Plus de 43 % de l'espace médiatique a été consacré aux éléments de controverse, aux sondages et à la question nationale ! En Ontario, la placer accordée à ces éléments a été négligeable.
Bref, il semble que les politiciens ontariens, contrairement aux politiciens québécois, sont capables de parler des "vrais affaires"…
Une leçon pour les politiciens québécois ? Espérons-le !




















De mon côté, je blâme surtout les médias de cette chose. La population voulait un débat d’idées, des questions sur les enjeux, et on a dépeint les mauvaises nouvelles.
On a parlé pendant longtemps du candidat « mysogine » de l’ADQ, du lapsus de Charest ou de la Radio-poubelle du Saguenay où un présentateur a dit que personne ne voterait pour un homosexuel dans les shoppes du coin.
Un exemple: André Boisclair a fait une conférence de presse de 30 minutes sur l’environnement. Ce qui a passé sur les chaînes, c’était la question qu’on lui a posé sur ce qu’il pensait de l’opinion donnée par le présentateur du Saguenay à la radio.
À mon avis aussi, les journalistes Québécois manquent parfois de spécialisation. Comme le disait l’un d’entre eux à la radio de Radio-Can, il arrive qu’un politicien fasse un point de presse sur l’environnement (je donne toujours cet exemple ^^) et que personne parmi les journalistes qui le suivent n’ait de vraies connaissances pour analyser correctement sa position.
On a aussi eu les budgets particulièrement débalancés. Le seul budget « cohérent » (étant un grand mot, car les chiffres concordaient plus ou moins selon des experts, encore là il y a matière à le questionner) était celui de Québec Solidaire, qui contenait vraiment deux colonnes.
Il aurait été plaisant aussi que l’ADQ mette des chiffres sur ses engagements dès le début de la campagne, car le budget fédéral, qui promettait de l’argent neuf, allait être sorti une semaine avant les élections. Analyser le budget proprement et laisser la chance aux adversaires de répliquer aurait pu aider à la crédibilité morale de l’ADQ.
au niveau de la réforme électoral, il est normal quelle occupe une place plus grande en Ontario car ils ont un referendum sur le sujet alors qu’ici il n’y avait qu’un mémoire/manifeste déposé par Jean Allaire et autres visage connus
Sans doute parce que ça n’arrange aucun parti de parler de tout ça…
Mais, dans les polémique, il n’y a pas que du vent, il y a aussi des sujets sérieux qui transparaissent….. parfois.
je rejoins Manx sur un point (et surement pas sur le budget de Quebec solitaire): Si certains sujets ont ete occulte dans les medias durant la derniere campagne electorale ce n’est pas la faute des politiciens. A tout les jours il y avait un clown de l’ADQ qui faisait une gaffe, Boisclair qui « surfait » sur des propos homophobes et Charest qui disait rien d’interessant et/ou d’intelligent (comme d’habitude).
Donc je serais curieux de voir les proportions ponderees en enlevant « la viande a kodak » (les scandales, les gaffes les discussion sur l’homophobie) ainsi que la question nationale (qui ne touche pas l’Ontario) pour voir ce que cela pourrait donner?
Je n’ai jamais blâmé les médias dans mon billet….
Je fait un copier-coller de ma conclusion:
« Bref, il semble que les politiciens ontariens, contrairement aux politiciens québécois, sont capables de parler des vrais affaires… Une leçon pour les politiciens québécois ? Espérons-le ! »
P.S.: bien souvent les médias parlent de ce que les gens veulent entendre…
Je ne vois pas l’économie dans le graph et avoir l’enviroronnement comme premier enjeu électoral est un signe de maladie mentale collective.
Et puis, au Québec, l’ADQ a apporté une excellente remise en question sur l’orgie d’accommodements raisonnables qu’on donne aux importés.
Finance publique = économie
Depuis quand est-ce que les politiciens s’occupent des « vraies affaires », autrement qu’en apparence?
Mario Dumont a plutôt créé la plus grande tempête dans un verre d’eau jamais vue, par simple opportunisme…
Ce n’est parce qu’on peut faire quelques liens que finance publique = économie.
L’Ontario va élire les libéraux dans leur province pour nous les ramener au fédéral. C’est des ennemis.
L’exemple à suivre, c’est l’Alberta.
David,
Je n’ai jamais insinue que tu accusais les medias! c’est moi qui les accuse!
Non ce que je laissais entendre c’est que c’est ta conclusion qui me causait des problemes a savoir que ce n’etait pas que la faute les politiciens quebecois.
Et puis quand les politiciens disent « on va parler d’economie » je me mefis… generalement c’est parce que dans « economie »ils peuvent generalement dire n’importe quoi l’electeur moyen a eu son mot magique. Et puis ca permet d’eviter de parler d’autre chose.
Excusez le doublon…
Regarde Dumont, c’est le pire la-dedans. Les accommodents raisonables hier, maintenant l’environnement, il est le maitre dans l’art de lancer des clips, des coups de canon et des images frappantes.
Cela detourne l’attention de son programme qui est, disons-le, assez faible.
“Bref, il semble que les politiciens ontariens, contrairement aux politiciens québécois, sont capables de parler des vrais affaires… Une leçon pour les politiciens québécois ? Espérons-le !”
P.S.: bien souvent les médias parlent de ce que les gens veulent entendre…
Alors, les gens veulent entendre de la polémique en politique. C’est leur choix, mais moi je préfère de beaucoup aller écouter un débat de fond et d’arguments plutôt que de savoir ce que taouin #1 a dit à la radio, ce que le candidat x a dit il y a 20 ans à une femme et de tout ce tralala.
On peut reprocher bien des choses à Charest, et je ne voterai jamais pour lui, mais en 2001, il a réussi à atteindre les gens avec des choses simples. Dire simplement les mots: « Nous sommes prêts », « santé », « éducation », « changement » et il a gagné ses élections avec une sacrée majorité.
La population Québécoise exige un discour simple en politique, et de complexité dans les enjeux habituels. En dehors des campagnes électorales, on parle comme des fous d’environnement ou de problèmes de santé, d’accomodements raisonnables. En période d’élection, on aime parler des maisons d’une chef de parti.
1) Ce n’est qu’une seule campagne électorale.
2) C’est 2 provinces différentes avec chacunes leurs priorités provinciales.
Donc parler de sociétés distinctes à cause de ça… C’est plutôt, jusqu’à preuve du contraire, événementiel.
On s’excuse DD de vouloir comparé le travail des médias et des politiciens en Ontario et au Québec.
On ne recommencera plus…
L’ADQ a rien apporté du tout. Mario Dumont a posé une question, n’y a jamais répondu, n’a pas pris de position et encore moins pris d’engagement sur le sujet. Pourtant, aussitôt qu’un accomodement refait surface, l’ADQ monte d’un point.
Ce n’est pas sans me rappeler le maire Tremblay, qui a été élu maire de Montréal a cause de l’appui des défusionnistes, mais qui ne s’était pourtant jamais prononcé sur la question, et les défusionnistes, qui avaient stupidement mis leur espoir et leur confiance dans un homme qui n’a pas pris d’engagement, se sont fait fourrer(pour ceux qui l’ignore, Tremblay a combattu les défusions).