Élodie Gagnon-MartinJe reviens sur "l'affaire Élodie Gagnon-Martin" et de la fermeture de son blogue (Les dessous de la politique).

Premièrement, je ne suis pas vraiment surpris des exclamations de joie de la blogosphère gauchiste. La gauche a toujours eu une relation conflictuelle avec la liberté d'expression. La perte d'une opinion dissidente c'est une perte pour la liberté d'expression car cette dernière ne saurait s'accommoder d'une homogénéisation des points de vue.

Mais plus fondamentalement, toute cette affaire nous rappelle que la langue de bois est la seule chose qui paye en politique. Alors qu'on aurait du se réjouir de voir une personnalité politique délaisser "la cassette" pour enfin livrer le fond de sa pensée, on a plutôt décidé de la censurer en l'accusant faussement de diffamation.

Probablement que Pierre Morin avait décidé de bloguer sous le pseudonyme d'Élodie Gagnon-Martin parce que l'ADQ lui avait demandé de cesser ses activités sur la blogosphère. Il est là le vrai problème: le fait qu'au Québec il soit plus payant pour une personnalité politique de taire ses opinions plutôt que de les livrer sur la place publique.