Antagoniste


31 octobre 2007

Les mythes à propos du tiers-monde Économie En Vidéos International Mondialisation

Le professeur Hans Rosling (Karolinska Institute, Suède) démolit quelques mythes entourant le tiers-monde.

Les graphiques présentés par le professeur Rosling valent le détour !

Pour en savoir plus: gapminder.org


31 octobre 2007

La constitution et les terroristes En Citations Philosophie Terrorisme

Thomas Jefferson

À tous ceux qui veulent la fermeture de Guantanamo… À toux ceux qui défendent Mohamed Harkat et Adil Charkaoui… Extrait d'une lettre de Thomas Jefferson, père fondateur des États-Unis et co-auteur de la déclaration d'indépendance:

"A strict observance of the written laws is doubtless one of the high duties of a good citizen, but it is not the highest. The laws of necessity, of self-preservation, of saving our country when in danger, are of higher obligation. To lose our country by a scrupulous adherence to written law, would be to lose the law itself, with life, liberty, property and all those who are enjoying them with us; thus absurdly sacrificing the end to the means."


31 octobre 2007

Mini-budget, maxi-mesures ! Canada Économie En Chiffres

Bravo au ministre Flaherty pour ne pas avoir cédé aux lobbys syndicalistes en garochant des subventions à l'industrie manufacturière et forestière.

D'ailleurs, on ne devrait pas parler de "crise" dans le secteur manufacturier mais de mutation. On est en train de passer d'une industrie paresseuse à une industrie dynamique; en chemin on perd les joueurs les plus faibles incapables de s'adapter au dollar fort.

Voici la situation du secteur manufacturier au chapitre de l'emploi et des ventes depuis janvier 2000.

Manufacturier

À partir de 2005, on peut observer une chute assez soutenue des emplois dans le secteur manufacturier. Par contre, les ventes manufacturières restent sensiblement les mêmes (et au delà du 100%). Conclusion: l'industrie manufacturière produit autant avec moins de main-d'oeuvre. Quand on produit autant avec moins, c'est qu'on augmente la productivité ! La productivité canadienne est anémique, ce n'était surtout pas le temps de saboter sa croissance en distribuant des subventions.

Pour la plupart des gens, la découverte qu’un bien peut-être fourni en employant moins de personne est une mauvaise nouvelle. On ne voit pas que la société est plus riche qu’elle ne l’était auparavant: elle fabrique la même chose avec moins d’effort, libérant ainsi la main-d’oeuvre pour des tâches plus productives.

Qu'est-ce que l'on veut, une économie de bucheron une économie basée sur la biotechnologie ou le multimédia ?

Sources:
Statistique Canada
Tableaux Cansim 282-0088 & 282-0008


30 octobre 2007

Sans confession Afghanistan Canada Terrorisme

TalibanVous connaissez les talibans ?

Les talibans c'est un groupe de fanatiques islamistes proche d'Al-Qaeda sévissant en Afghanistan. Parmi leurs activités favorites on retrouve: la lapidation des femmes, l'exécution des homosexuels, les attentats kamikazes, la guerre sainte, la culture de l'opium et la fabrication de bombes artisanales.

Bref, le genre d'organisation à qui on ne donnerait pas le bon dieu sans confession…

Alors dites-moi pourquoi quand un taliban affirme avoir été torturé, on lui donne le bénéfice du doute ?

Suffit qu'un taliban lance une accusation non prouvée de torture pour que la question se retrouve débattue à la Chambre des Communes. Les talibans doivent être morts de rire en ce moment…


30 octobre 2007

Top 5 Qc Québec Top Actualité

Le Top 5 de l'actualité québécoise (23-29 octobre) selon Influence Communication:

Actualités Québec

La Commission Bouchard-Taylor effectue un retour

Après 3 semaines d’absence au palmarès de l’actualité, les travaux de la Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables ont été largement cités avec un poids médias de 2,22 %. Cependant, les journaux ont accordé davantage d’espace aux incendies qui sévissaient en Californie. Le dossier a toutefois terminé globalement au 3e rang avec 1,74 %.

En 2e place avec 1,87 %, la presse s’est penchée sur le projet de Pauline Marois sur l’identité québécoise.

La médiatisation du hockey est une variable tout à fait imprévisible. Dans le cadre d’une semaine où l’actualité est très fragmentée, il arrive que les médias accordent une place importante à des sujets tels que le Canadien de Montréal. Les récents succès du club de hockey ont d’ailleurs motivé un poids médias de 1,60 %.

Au dernier rang, l’approbation du projet Rabaska par le gouvernement Charest ont occupé 1,42 % de l’ensemble des nouvelles de la semaine.

Source:
Influence Communication
Influence Communication


30 octobre 2007

Top 5 USA États-Unis Top Actualité

Le Top 5 de l'actualité américaine (7-12 octobre) selon le Pew Research Center:

Actualités États-Unis

"California Burning" is the Second-biggest Story of 2007

By week’s end, the California wildfires took a heavy toll. Estimates include seven dead, more than 2,700 structures destroyed, up to 500,000 acres burned, and hundreds of thousands forced to evacuate.

There were also many elements of a media mega-story. Heroic, exhausted firefighters. Human interest stories of loss and survival. Spectacular, frightening video of the advancing flames. The weather as a key player in determining the course and ferocity of the fires. Reports that arson was responsible for some of the blazes. The mystery as the fires advanced of how far they would go.

But undergirding all that was another angle that drove a good deal of the coverage—the K-word. Was the California disaster an example of government preparedness and skill in facing a major crisis? Or was it another Hurricane Katrina, a costly failure to effectively protect American lives and property? That theme permeated the coverage and helped make the California wildfires that were actually smaller in scale and mortality than those in 2003 a huge story.

A CBS News report on Oct. 23 from San Diego’s Qualcomm Stadium, which was housing about 15,000 fire evacuees, made the inevitable comparisons between that facility and the New Orleans Superdome during Katrina. But the temporary shelter at Qualcomm seemed infinitely more hospitable than life inside the Superdome.

“During Katrina, New Orleans’ attempt to shelter people in a sports stadium went terribly wrong,” anchor Katie Couric reported. Qualcomm she added “is getting high marks.” Still, that didn’t keep the media from hammering away at the Katrina analogy.

All those angles and the scope of the disaster made “California burning” the second- biggest story of 2007, according to PEJ’s weekly News Coverage Index from Oct. 21-26. Last week, coverage of the wildfires filled 38% of the newshole, as measured in our Index. (Only the April 16 Virginia Tech massacre that left 33 dead accounted for more coverage, 51%, in a single week).

What’s more, the fires were the top story in every media sector—newspapers (19%), online (33%), and radio (35%). But coverage was especially heavy, at more than 50% of the airtime, on network TV (53%) and cable TV (51%).

No others subject in last week’s top-10 list came close, or even reached double digits. The presidential campaign registered as the second-biggest story at 9%, followed by events inside Iraq (7%), tensions with Iran (3%) and the Iraq war policy debate at 3%.

The coverage devoted to the California fires also far exceeded any previous 2007 coverage of natural disasters and deadly weather. According to the Index, no similar event ever accounted for more than 8% of the newshole in a given week. Two other disasters involving made-made technology, gained more attention, but still nothing like the wildfires. The Utah mine cave-in in August accounted for 13% of the coverage in one week and the Aug. 1 collapse of the I-35W Bridge in Minneapolis was a top story at 25%.

Source:
journalism.org
"California Burning" is the Second-biggest Story of 2007


29 octobre 2007

Frais cachés Économie Québec

MoneyLe problème des services publics ? En étant produits de manière collectiviste, ils sont fournis gratuitement ou à prix réduit de sorte que leur coût véritable est caché.

Prenons les garderies à 7$.

Parce que les gens ne déboursent que 7$ pour avoir accès à ce service, ils ne réalisent pas toujours qu'ils leur en coûtent beaucoup plus.

Le Ministère de la Famille et des Aînés et de la Condition féminine a un budget de 1 450 391 400$ pour fournir un service de garde à 196 618 jeunes pendant 261 jours par année*. Si on fait le calcul, une place en garderie coûte véritablement 35$ par jour, dont seulement 7$ sont payés par les parents. L'argent servant à combler la différence n'apparait pas comme par magie dans les coffres du gouvernement, ce sont les contribuables qui payent le reste.

Parler de garderie à 7$ relève donc de la tromperie, on cache aux contribuables le véritable coût du service. La chaîne d'ameublement Brault & Martineau a dû payer 2 millions de dollar en dommages-intérêts pour avoir eu recours à une pratique semblable**.

Mais annoncer un service de garde à 35$/jour ce n'est pas très vendeur. À ce prix, les gens risquent de se demander s'ils en ont vraiment pour leur argent***.

*Pour avantager le ministère dans mes calculs, je prends pour acquis que tous les enfants utilisent les 261 jours de garde à leur disposition (ce qui n'est sûrement pas le cas).

**Brault & Martineau a accordé plus d'importance aux paiements périodiques qu'au prix total.

***Avant l'arrivé des CPE, le taux de natalité au Québec était d'environ 11 pour 1000. Après les CPE, le taux est tombé sous les 10 pour 1000.

Source:
Ministère de la Famille et des Aînés et de la Condition féminine
Rapport annuel de gestion 2005-2006


29 octobre 2007

La pollution canadienne Canada En Chiffres En Images Environnement États-Unis

Lors de la signature du traité de libre-échange entre le Canada et les États-Unis, plusieurs ont craint que la libre circulation des marchandises transforme le Canada en gigantesque poubelle des américains.

Force est de constater que c'est exactement le contraire qui s'est produit…

Pollution Canada États-Unis

Morale de l'histoire: encore une fois, on a prêté aux américains de mauvaises intentions.

Source:
Commission de coopération environnementale (CCE)
À l’heure des comptes: les rejets et les transferts de polluants


29 octobre 2007

Ils n’ont pas encore compris… Afghanistan Canada Terrorisme

To Victory Canada !

En fin de semaine, plusieurs manifestations contre la présence canadienne en Afghanistan ont eu lieu au Canada. La bonne nouvelle ? La très faible participation du public.

Les gens qui manifestent contre la mission en Afghanistan en disant que le rôle du Canada devrait être strictement humanitaire n'ont toujours rien compris.

Un rapport de l'ONU rendu public il y a 2 mois, révèle que les Nations-Unis sont maintenant ciblées par la guérilla talibane. Par conséquent, l'organisation doit reconsidérer son rôle humanitaire dans la région. Le même rapport fait aussi état d'attaques contre les civils afghans aidant à la reconstruction du pays.

Les politiciens n'ont pas les couilles de parler du véritable travail humanitaire de nos soldats en Afghanistan. Parce que casser du taliban, c'est un geste humanitaire.


28 octobre 2007

Un débat qui dérange… En Vidéos Environnement

Message de John Stossel aux écologistes: give me a break.

P.S.: Un jour j'aurai une moustache comme Stossel !


28 octobre 2007

Le tigre balte Économie En Chiffres Europe

L'Estonie a déjà été un satellite de l'empire soviétique. Aujourd'hui, le petit état balte prend sa revanche en appliquant les principes économiques défendus dans le livre "Free to Choose" de Milton Friedman:

  • Abolition des taxes sur les corporations
  • Mise en place d'une "flat tax"
  • Coupures massives dans la bureaucratie
  • Abolition des tarifs douaniers
  • Abolition des restrictions sur les investissements étrangers

Ces réformes ont valu à Mart Laar, le Premier Ministre estonien, le prix Milton Friedman (décerné par le Cato Institute).

Le résultat ? Spectaculaire !

Voici la progression économique de l'Estonie depuis 2000, année à laquelle les réformes ont débuté:

Estonie
World Economic Outlook Database

Depuis la mise en place des réformes, la croissance économique de l'Estonie a été de 125%. Pour la même période, la croissance économique dans la zone euro a été de 34%.

Ce n'est pas au Québec qu'on risque de voir une chose pareille. Ici on est plutôt occupé à faire des débats futiles sur l'identité nationale…

C'est quand même décourageant de voir d'anciens états communistes se convertir au libre-marché alors que le Québec refuse d'abandonner un modèle économique depuis longtemps périmé…

Source:
Foreign Policy
The Globalization Index 2007: Baltic Tiger

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28 octobre 2007

Le dogme bourgeois États-Unis Gauchistan Philosophie Québec

Mario Roy

Extrait du livre « Pour en finir avec l’antiaméricanisme » de Mario Roy (éditorialiste à La Presse):

L'antiaméricanisme est la grande doctrine sacrée de la seconde moitié du vingtième siècle. Elle a été révélée par un étonnant aréopage de prophètes venus de l'extrême-droite et de l'extrême-gauche pour nourrir le peuple païen d'un brouet à base d'épices rares et chères aujourd'hui introuvables partout, sauf dans quelques belles armoires de cuisine (décapées) d'Outremont ; et d'ingrédients divers, plus ou moins frais, conservés au fond des réfrigérateurs des cafétérias universitaires.

Car l'antiaméricanisme est un dogme essentiellement bourgeois qui, égal en cela à tous les autres, autorise le mensonge, la bêtise et le mépris.

Tout ce qu'il est interdit de dire, ou même de penser, à propos de quelque peuple ou nation que ce soit, il est en effet permis de le lancer à la tête des Américains. Et ce, en usant de pseudo-analyses essentiellement supportées par des préjugés, où la pure réaction haineuse remplace l'examen véritable des faits, où la fabulation et l'aveuglement volontaire tiennent lieu de recul historique.

L'antiaméricanisme est aujourd'hui la seule forme de racisme non seulement permise, non seulement politically correct, mais entretenue, encouragée et stimulée par de puissants establishments : la grande industrie de la pensée, la haute bourgeoisie universitaire et la classe dominante médiatique.


27 octobre 2007

État-Nation et immigration Économie Philosophie Québec

Il est erroné d’assimiler la nation à l’État qui est au contraire une réalité précise, institutionnalisée et même dans une large mesure extérieure à la nation. N’est-il d’ailleurs pas frappant de constater que c’est précisément à l’ère de l’étatisme triomphant – c’est-à-dire le XXe siècle – que l’on a vu ressurgir ce qu’on appelle les « nationalismes ».

Le Québécois Libre
Le concept de nation et son étatisation*
par Pascal Salin

Tout être humain appartient à des sociétés plus ou moins grandes et il a un sentiment d’appartenance à ces groupes. La nation est l’un d’entre eux. Elle représente un ensemble de liens sociaux nés de l’histoire et qui s’expriment dans une culture, une langue le plus souvent, parfois une religion commune.

La nation relève donc de l’ordre spontané, elle est multiforme, évolutive et difficile à cerner. Elle est surtout le résultat de perceptions multiples, elles-mêmes différentes selon ses membres. C’est pourquoi il est erroné d’assimiler la nation à l’État qui est au contraire une réalité précise, institutionnalisée et même dans une large mesure extérieure à la nation. N’est-il d’ailleurs pas frappant de constater que c’est précisément à l’ère de l’étatisme triomphant – c’est-à-dire le XXe siècle – que l’on a vu ressurgir ce qu’on appelle les « nationalismes ». C’est bien le signe que les États ont imposé la création d’ensembles sociaux qui n’étaient pas spontanément perçus comme des « nations », mais auxquels ils se sont permis de donner ce nom.

La nation, nous l’avons dit, résulte d’un sentiment d’appartenance à une communauté et c’est pourquoi l’État-nation est une aberration: on ne peut pas étatiser des sentiments. Il se passe alors ce qui se passe chaque fois qu’il y a étatisation: l’État crée un monopole à son profit et le défend. Il lutte donc contre les particularismes régionaux, c’est-à-dire que l’État-nation détruit les nations spontanées. En témoignent, par exemple, les efforts faits en France, au nom de l’égalité républicaine, pour détruire les langues régionales au XIXe siècle.

L’État-nation est alors personnifié, ce qui facilite l’assimilation entre la nation et l’État. On dira par exemple que « la France décide » ou que « la France exporte ». Dans le premier cas, on laisse implicitement supposer que l’État français décide légitimement au nom de tous les Français et qu’il existe une sorte d’esprit collectif capable de penser et d’agir. Dans le deuxième cas, on laisse implicitement supposer que l’exportation serait un acte collectif, qu’elle exprimerait même un intérêt collectif et donc que l’État – expression de cet intérêt commun – serait habilité à la déterminer. Ce serait une saine habitude de pensée que de s’astreindre définitivement à éviter d’utiliser ces abstractions flottantes – la France, l’Allemagne, le Japon, l’Europe – et donc à indiquer explicitement quels sont les acteurs qui pensent et agissent. Il convient donc de dire non pas que « la France décide », mais que « le gouvernement français décide », non pas que « la France exporte », mais que des producteurs français exportent. Il apparaîtrait alors plus clairement, dans le langage même, qu’il existe non pas un intérêt collectif mythique, mais des intérêts bien particuliers, par exemple les intérêts de ceux qui détiennent le pouvoir ou les intérêts de ceux des producteurs qui exportent.

Mais l’usage de ces abstractions flottantes a un rôle bien précis. Il finit par induire l’idée non seulement qu’il y a assimilation entre l’État et la nation, mais même que la nation « appartient » à l’État, qui possède donc tout naturellement le droit de gérer le territoire national. À partir de là naît alors le mythe des biens publics, que nous dénonçons par ailleurs. La légitimation intellectuelle des biens publics consiste évidemment à dire qu’il existe par nature des biens et services qui peuvent être produits de manière « optimale » par l’État, alors qu’ils ne pourraient pas l’être par le secteur privé. Mais la réalité est toute différente: une fois que le territoire national a été étatisé, il apparaît comme naturel que le propriétaire de ce territoire ait la charge de son aménagement. Entre autres choses, c’est parce que le territoire national appartient non pas à la nation mais à l’État que les principes d’exclusion sont définis par l’État. On n’hésitera alors pas à penser que seul l’État peut faire procéder à des « expropriations pour cause d’utilité publique » afin de faire construire routes et aéroports, ou à considérer que la définition d’une politique d’immigration – c’est-à-dire des droits d’exclure les étrangers – constitue un service public que seul l’État est capable de produire de manière efficace et qu’il est même seul à pouvoir exercer légitimement en tant que propriétaire. […]

Par contraste, lorsque le territoire est étatisé, il est intéressant de venir bénéficier de tout ce qui est fourni à coût faible ou nul et de contribuer le moins possible au financement des biens publics en question. L'étatisation du territoire a donc une double conséquence: non seulement elle crée une incitation à immigrer qui, sinon, n'existerait pas, mais cette incitation joue uniquement pour les moins productifs, ceux qui reçoivent plus qu'ils ne fournissent, alors qu'elle décourage les immigrants productifs, ceux qui paieraient plus d'impôts qu'ils ne recevraient en biens publics. Comme toute politique publique elle crée donc un effet-boomerang. En effet, elle fait naître des sentiments de frustration de la part de ceux qui supportent les transferts au profit des immigrés et elle est donc à l'origine de réactions de rejet: le racisme vient de ce que l'État impose aux citoyens non pas les étrangers qu'ils voudraient, mais ceux qui obtiennent arbitrairement le droit de vivre à leurs dépens. À titre d'exemple, un article du Wall Street Journal de 1993 s'interrogeait sur le fait que l'immigration en provenance du Mexique était trois fois plus importante en Californie qu'au Texas en dépit d'une frontière commune avec le Mexique beaucoup moins longue et plus difficile à franchir illégalement. La raison de cette différence tient en partie au fait que le système de protection sociale est beaucoup plus développé en Californie qu'au Texas. Comme l'a déclaré un fonctionnaire du bureau de l'immigration et des affaires des réfugiés du Texas: « Il n'est pas possible ici de vivre de l'assistance. Les gens viennent ici pour travailler et non pour bénéficier de la protection sociale. Et ceci affecte l'attitude de nos résidents à l'égard des immigrants. Ils sont généralement considérés comme des travailleurs et non comme des bénéficiaires d'assistance. »

* Chapitre 11 du livre Libéralisme de Pascal Salin (Odile Jacob, Paris, 2000). Pour lire le texte complet: ici


26 octobre 2007

Le vaudeville péquiste… Coup de gueule En Chiffres Québec

En début de semaine, Pauline Marois se disait prête à faire examiner son brûlot nationaliste par la commission québécoise des droits de la personne.

La commission québécoise des droits de la personne a finalement examiné le brouillon péquiste pour conclure qu'il était discriminatoire.

Réponse du PQ: gna gna gna, t'es mort sinon je joue plus.

Ce qui est remarquable avec le torchon de Pauline, c'est qu'il a été unanimement condamné dans les médias: André Presse à La Presse, Michel David au Devoir ou Marco Fortier au Journal de Montréal. Même Bernard Landry à des réserves ! Pour que des gens avec des horizons aussi différents en arrivent tous à la même conclusion, c'est signe que quelque chose cloche avec les idées du PQ.

Et où au Québec les projets discriminatoires du PQ sont pris au sérieux ?

PQ Intolérence
Léger Marketing

Je n'ai jamais compris les craintes des régions face à l'immigration, surtout que les immigrants en régions sont rarissimes.

M'enfin, c'est ironique de voir le gouvernement faires des pieds et des mains pour attirer les immigrants en région alors que les régions n'en veulent pas…

P.S.: Ce projet de loi marque le retour en force des "purzédurs" au PQ… On dira ce qu'on voudra de Boisclair, au moins il avait été en mesure de freiner leurs ardeurs.


26 octobre 2007

La gauche avec des couilles Coup de gueule En Vidéos États-Unis Terrorisme

Bill Maher est à gauche, très à gauche. Mais c'est un type que j'aime quand même parce qu'il est capable de se tenir debout devant les conspirationnistes. Une qualité de plus en plus rare chez les gauchistes…

L'histoire a commencé lorsque Maher a décidé d'exprimer le fond de sa pensée sur le mouvement conspirationniste:

Mais vous connaissez les conspirationnistes, toujours soucieux d'avoir l'air d'une joyeuse bande de lunatique, ils ont décidé d'envahir le studio de Bill Maher lors d'un tournage en direct… Le résultat ? Du bonbon ! (le cirque débute à 20 secondes)