|
— |
Écrit en 1971, ce livre d’Ayn Rand n’a pas pris une seule ride: "Observe that in all the propaganda of the ecologists—amidst all their appeals to nature and pleas for « harmony with nature »—there is no discussion of man’s needs and the requirements of his survival. Man is treated as if he were an unnatural phenomenon. Man cannot survive in the kind of state of nature that the ecologists envision—i.e., on the level of sea urchins or polar bears. In order to survive, man has to discover and produce everything he needs, which means that he has to alter his background and adapt it to his needs. Nature has not equipped him for adapting himself to his background in the manner of animals. From the most primitive cultures to the most advanced civilizations, man has had to manufacture things; his well-being depends on his success at production. The lowest human tribe cannot survive without that alleged source of pollution: fire. It is not merely symbolic that fire was the property of the gods which Prometheus brought to man. The ecologists are the new vultures swarming to extinguish that fire." |




















Il est vrai que l’Homme survit en altérant la nature. Mais il s’adapte aussi à cela. Il s’est d’abord mis à marcher comme un bipède, afin de libérer ses deux pattes avant et de pouvoir les utiliser pour créer des outils. C’est peut-être même à ce moment que l’on aurait vraiment parlé de l’ »Homme » et non d’un primate, si on suit la théorie de la sélection naturelle.
Le discours écologiste ne prône pas le retour de l’homme quadrupède, mais bien que la consommation actuelle de ressources naturelle et la dégradation des milieux environnementaux se fait à un rythme trop rapide pour la capacité regénérative de la biosphère. Des exemples flagrants sont montrés dans les sites d’enfouissement, à l’île de Paques, à la multiplication des inondations en Haïti, etc.
L’île de Pacques est un mauvais exemple. Leur comportement était motivé par la religion et pas des impératifs économiques.
Pour Haïti, disons qu’on aurait interdit la déforestation. Combien de gens en serait mort faute de pouvoir gagner leur vie ?
Ce genre de chose doit être analyser selon le principe coût-bénéfice.
Il faut toujours analyser les choses sous le principe du coût/bénéfice. Le gros défaut est que les impacts environnementaux sont difficilement jumelables au principe du coût/bénéfice. De bons projets y arrivent souvent, par contre.
Je te donne l’exemple d’Haïti, car un groupe du MIT est venu en aide à la situation là-bas. On pratiquait la déforrestation pour y faire du bois de chauffage. Cela a causé plusieurs problèmes de santé (l’exposition au combustible impropre, comme le bois de chauffage – s’il est mal évacué – est la principale cause de mortalité chez les enfants de 5 ans et moins dans le monde) chez les gens, en plus d’apauvrir des terres. Maintenant, le manque d’arbres pour enrichir le sol, soutenir la terre et absorber l’eau a causé de lourdes innondations qui ont détruit des champs.
Le MIT s’est penché sur la question et a réussi à offrir un combustible plus propre aux gens de l’île (grâce à leur appui), à partir de résidus de la production du manioc. Grâce à une machine simple à utiliser, les résidus du manioc (si je me rappelle, c’est la plante du tapioca), jadis jettés à la poubelle, ont maintenant une utilité de combustible. Ils permettent d’épargner une partie des 2% de la surface du pays à être encoire boisées et ont créé une industrie nouvelle, à partir d’un produit qui était auparavant un « déchet » et ne servait à rien.
Ça, c’est du vrai coût/bénéfice. La seule chose, c’est qu’en acceptant de s’en tenir à couper des arbres, les Haïtiens ont apauvri leur sol et entraîné des conséquences économiquement et socialement désastreuses. Quand ils se sont tournés (avec l’aide du MIT, ne le nions pas) vers la recherche d’une meilleure alternative, ils ont réussi à trouver une façon de brûler ce qu’ils jettaient auparavant et à en plus de cela en créer un marché.
http://www.ted.com/index.php/talks/view/id/2
Je te donne un lien de la personne responsable du projet en Haïti, qui explique ce qui a été fait. Quand tu auras une vingtaine de minutes, c’est très intéressant à écouter. Si tu as une couple d’heures, le site en général est une merveille.
Le cas de l’île de Pâques est simplement un exemple de surutilisation d’un écosystème limité. Je peux t’en donner d’autres si tu préfères, mais je n’ai pas blâmé l’économie pour la situation dans l’île de Pâques. J’ai simplement souligné que les écosystèmes ont une capacité regénérative finie et qu’il faut suivre cette capacité ou en subir des conséquences.
L’Homme, dans son adaptation, est CONSCIENT de son empreinte environnementale. Utiliser des outils modifie l’environnement. Pour ce faire, l’Homme a appris aussi à « nettoyer » son environnement grâce à d’autres moyens, aussi.
Ainsi, dans les grandes villes, on a des systèmes d’égoûts, des sites d’enfouissement que l’on gère de façon plus ou moins questionnable (mais là n,est pas la question, sauf que l’on ne laisserait pas nos ordures sur place), des usines de traitement des eaux usées, etc. Ça aussi c’est des moyens d’ »adapter notre écosystème ». On a besoin de l’aider, parfois technologiquement, à encaisser notre mode de vie basé sur l’outillage. Et c’est normal.
Par contre, il faut s’entendre que l’on ne mettrait pas de centrale de traitement des eaux dans un milieu humide et que l’on n’a pas encore trouvé de moyen plus efficace que certaines plantes pour synthétiser du dioxyde de carbone et en faire autre chose. À ce niveau, c’est qu’il faut prendre compte de la capacité d’un écosystème, ou de la capacité pour notre part à aider cet écosystème, à se regénérer. Le principe de base des environnementalistes sérieux (car il y en a qui ne le sont pas ou font des actions peu sérieuses, comme Green Peace qui a exigé que l’on arrête la coupe forestière au Québec) est celui de la limitation naturelle et/ou technologique humaine au niveau de cette regénération.
Et la conséquence de ne pas avoir coupé du bois aurait été ???
Bien sûr qu’il des source d’énergie alternatives aurait été préférable, mais dans l’attente de ces sources, les gens étaient supposé ce laissés mourir ?
Et c’est arrivé parce que l’exploitation n’était pas soumise aux lois économiques.
Si la construction de statues avait eu un coût économique, le marché aurait évolué pour trouver une solution de remplacement.
Le problème avec le bois est que tant que c’est resté économique grâce à la négligence des conséquences environnementales, on a continué à couper du bois. On n’a pas cherché d’alternatives. Maintenant que l’on a vu les conséquences sociales et économiques dont on souffre à cause de la baisse de la zone forestière en Haïti, on considère d’autres alternatives.
Si on avait regardé l’impact de la coupe forestière sur l’agriculture et les sols, on aurait cherché une alternative plus tôt et on aurait limité la coupe et trouvé des solutions de remplacement. Ça a pris des catastrophes naturelles pour arriver à trouver une alternative viable.
Le cas de l’île de Pâques est pareil, et je ne te parle même pas d’économie. Le coût économique de faire sortir de la pierre et fabriquer des outils pour la tailler est resté le même, et il reste le même, car on n’a pas tenu compte du coût environnemental de l’action à long terme et sur la capacité d’un écosystème limité.
Est-ce que c’est la présence de l’économie qui aurait changé la situation de l’île de Pâques, ou l’application d’une valeur au coût environnemental de l’exploitation minière? Car l’économie c’est la gestion de ressources finies qui doivent répondre aux besoins infinis des Hommes, et moi je parle de la même chose: la gestion de ressources naturelles limitées pour répondre aux besoins des Hommes. Jusqu’à un certain point, l’économie, sur le principe de base, ressemble à l’environnementalisme, mais l’un se base maintenant plus sur la monnaie et l’autre sur les écosystèmes.
La surexploitation d’un écosystème limité, ce n’est pas un peu comme imprimer de l’argent pour tous afin d’éliminer la pauvreté?
C’est pas de la négligence, c’est le principe risque bénéfice.
Mais j’aime bien ton exemple. Il démontre que ce ne sont pas les riches qui détruisent la planète mais la pauvreté !
Non, ce n’était pas économique mais religieux. La construction de leur statues était pour des motifs religieux et il n’y a avait pas l’argument économique qui incite a fair une meilleure gestion des ressources.
Attend de lire le billet que je vais publier demain sur l’heure du souper. En économie il n’existe AUCUNE ressource qui est limitée.
En attendant je te réfère à ceci comme piste de réflexion:
« When the economist Julian Simon pointed this out and predicted that humanity wouldn’t run out of food or energy or other resources in an article in the journal Science, the journal was widely criticized by ecologists and other scientists for publishing the work of an ignorant outsider. Paul Ehrlich and his wife, Anne, said that economists like Dr. Simon were members of a “space-age cargo cult.” Trying to explain to these economists that commodities must inevitably become more scarce and expensive, the Ehrlichs wrote, “would be like attempting to explain odd-day-even-day gas distribution to a cranberry.”
So Dr. Simon challenged the supposed experts to pick any resource that was going to become scarce, and offered to bet them it would instead be cheaper in the future. Dr. Ehrlich and two specialists in energy and natural-resource issues, John Harte and John Holdren, picked five metals and bet $1,000 in 1980. Ten years the supposed experts in natural resources had to pay up, because all five metals were cheaper, just as Dr. Simon had predicted. »