Antagoniste


26 septembre 2007

Au pays des vaches sacrées Économie Gauchistan Québec

Le 25 septembre sur les ondes de Radio-Canada, Pierre Maisonneuve a consacré sa tribune au rapport du coroner Catherine Rudel-Tessier qui a enquêté sur la mort de 16 patients infectés par la C. difficile à l'hôpital Honoré-Mercier. Durant cette tribune on a pu entendre un commentaire qui résume parfaitement la cause de l'immobilisme québécois…

Modèle Québécois

"C’est devenu une mode: de l’hôpital-bashing! Continuez dans cette voie et nous nous dirigerons tout droit vers la privatisation de notre système de santé. Belle collaboration! Au fait, à quand remonte une nouvelle positive concernant notre système de santé? À la Révolution Tranquille peut-être?"

Tout est là:

1. Le refus de la critique de la société québécoise;
2. La haine irrationnelle du privé;
3. L’impossibilité de remettre en question les vaches sacrées de la révolution tranquille…

P.S.: Corrigez moi si je me trompe mais je crois qu’au Québec le privé à tué moins de gens que la C. difficile…


26 septembre 2007

Quel avenir pour le Bloc ? Canada Québec

Duceppe Bloc QuébécoisAu Bloc Québécois, rien ne va plus… Défait lors des partielles, oscillant entre 31% et 22% dans les sondages, le parti semble se chercher une cause à défendre…

Le problème du Bloc ? Depuis plusieurs années ce parti s'est défini comme étant "anti-libéral". Bien avant d'être un parti souverainiste, le Bloc Québécois est devenu le parti pour lequel il fallait voter si on détestait les libéraux. À l'époque où le PLC avait la main mise sur le pouvoir, il était facile monopoliser les gens autours de cette idée. Mais le déclin de la formation de Stéphane Dion a pris le Bloc au dépourvu.

C'est la un des grands paradoxes de la politique au Québec: sans le PLC, le Bloc n'est rien, or le PLC est mort au Québec. Il est devenu bien difficile pour le Bloc de continuer à justifier sa présence sur le champ de bataille alors que son ennemie a été vaincu.

Gilles Duceppe a beau tenté de transformer sa formation en adoptant une rhétorique anti-conservatrice, jamais Harper va susciter chez les Québécois la même antipathie que Chrétien, Martin ou Dion.

Aussi improbable que cela puisse paraître, plus que jamais le destin de Gille Duceppe est lié à celui de Stéphane Dion. Sans un Parti Libéral fort, le Bloc Québécois est condamné à être un "rebel without a cause".


26 septembre 2007

Fidélité Québec

Quelques chiffres sur la partielle de Charlevoix:

Parti
Élection générale
Élection partielle
Différence
PQ
9 099
11 380
+2 281
ADQ
7 436
7 125
-311
PLQ
6 541
0
– 6 541
Autres
1 080
731
-349
TOTAL
24 156
19 236
-4 920

Ces chiffres, très fragmentaires, ne permettent pas de tirer des conclusions 100% fiables mais on peut quand même faire quelques suppositions qui sont dans le domaine du raisonnable.

Entre l'élection générale et partielle, l'ADQ a maintenu le même nombre de vote. On peut donc supposer que les adéquistes de Charlevoix n'ont pas voté massivement pour Marois. Bref, la base électorale de l'ADQ est très fidèle. La mauvaise nouvelle: Dumont a été incapable de faire le moindre gain malgré l'absence du PLQ.

Pour le PQ, il y a eu un gain de 2 281 votes.

Ces chiffres semblent indiquer que sur les 6 541 électeurs libéraux de la générale, environ 2 000 ont voté pour Marois lors de la partielle. Le reste (environ 4 200) a préféré ne pas voter (la différence des votes totaux entre la partielle et la générale est de 4 920). La bonne nouvelle pour Charest: même si son parti est moribond, il semble avoir une base électorale relativement fidèle et très réfractaire à l'ADQ. La mauvaise nouvelle: cette base électorale est bien petite…

N.B.: Même sans le gain de 2 281 votes, Marois aurait quand même remporté cette élection parce que l'ADQ a été incapable de gagner de nouveaux appuis.