Les québécois (et les canadiens) aiment bien regarder les américains de manière condescendante en se disant que notre société est tellement "plusse meilleure" et solidaire avec ses laissés pour compte. Pourtant…
Aux États-Unis: 43% des pauvres sont propriétaires de leur maison*.
Au Québec: 11% des pauvres sont propriétaires de leur maison.
On dirait bien que les pauvres aux États-Unis s'en tirent mieux que ceux du Québec… Avant de faire des leçons de morales aux américains, on devrait plutôt regarder ce qui se passe chez-nous.
*Certains diront que l'accès trop facile au crédit a gonflé artificiellement le nombre de propriétaire. À ces gens je réponds qu'en 1999, moment où l'accès au crédit pour l'achat d'une maison était encore limité, 44% des pauvres étaient propriétaires. Par contre il faut reconnaître que la capacité de déduire les frais d'hypothèque de son rapport d'impôt est un puissant incitatif. Reste qu'il est merveilleux de constater qu'aux États-Unis, les "pauvres" sont assez riches pour s'acheter une maison pour sauver de l'impôt.
Hier les États-Unis ont publié les résultats du recensement 2006 sur la pauvreté:
Don’t Listen to the Liberals: 2006 Census Data Is Good NewsNo matter how you spin it—and the liberals are trying very hard—the new census data released yesterday is good news. Consider some of the latest findings:
- The nation’s poverty rate has declined since last year
- Median household income rose for the second straight year
- Poorest households had the largest percentage income gain
This good news though, does not sit well with liberals whose political careers depend on convincing Americans that they need the government to save them from themselves. Desperate to paint a dark and dreary picture, these liberals are brandishing the increased number of people without health insurance as proof of the country’s dire need for socialized medicine. “Today's new Census Bureau data reporting that now 47 million Americans have no health insurance, an increase of over 2 million people, demonstrates the urgent need to cover every American,” Hillary Clinton moaned yesterday.
Of course, Hillary Clinton and her cronies fail to mention that of the 2.2 million people who became uninsured in 2006, 1.4 million, or 64%, had a household income of $75,000 or higher. In other words, an overwhelming majority of the newly uninsured can afford health insurance but are making the choice to forgo insurance because they believe it is not worth the expense.
“The conclusion to draw from this statistic is not socialized medicine,” said Club for Growth President Pat Toomey, “but the need to deregulate healthcare in this country and make health insurance more affordable. One of the best ways to do this is by passing Rep. John Shadegg’s Healthcare Choice Act, allowing insurance companies to comply with any one state’s regulatory regime and sell to individuals in all 50 states. Healthcare in this country is so overregulated and expensive, some states, like Washington, require health insurance companies to cover such crucial procedures as acupuncture, chiropractors, and massage therapy. It’s no wonder more Americans are choosing not to purchase state-mandated luxury health insurance policies.”
“Amazingly, liberals are bemoaning the new census data when they should be turning cartwheels. This cup-is-completely-empty attitude makes you wonder if the liberal politicians care more about spewing left-wing demagoguery and riling up their Daily Kos base than they do about actually bettering people’s lives.”





















Oui bon, y’a un aspect culturel aussi, les Québécois ne sont pas fort sur la propriété résidentielle en partant – moi le premier. La propriété reste très abordable au Québec.
J’aime bien la question des statistiques sur la santé, et le fait qu’à Washington, l’acupuncture doit être couvert par l’assurance.
Moi qui trouvait le système américain mauvais, là j’dois dire que je le trouve pas pire qu’un autre en sachant que 75% des non-assurés auraient amplement le moyen de le payer mais décident de pas le faire.
L'aspect culturel joue sans doute.
Mais je pense qu'il est raisonnables de poser comme hypothèse que ce trait culturel, qui est unique en Amérique du Nord, découler de la plus grande pauvreté des Québécois.
Je cite l'OCDE sur l'importance d'être propriétaire:
"In many OECD countries home ownership is an important dimension of well-being. It protects owners from fluctuations in rents and ensures families a stable and secure shelter. In addition, the value of a property represents a major source of wealth for households."
Même si le Québec doublait le nombre de prorpiétaires pauvres, on resterait sous le niveau américains.
Bref, si les pauvres aux USA sont si nombreux à être proprio, c'est signe que la-bas les pauvres ont un bon niveau de vie. Meilleur que les gens "parkés" dans les cités en France.
Sans doute la plus grande proportion de hippies au Québec, et donc de pauvres non-propriétaires vivant en commune et en coopérative, explique cette statistique.
Il y a peu de duplex-triplex aux US. Souvent le choix est entre 1) une maison et 2) un trailer 3) un bloc appartement.
Je crois que la moindre richesse est en effet une des raisons, mais qu’il faut nuancer.
Un indicateur de bien-être que j’apprécie est le mouvement de population. On sait que ça va mal en Europe quand des Néerlandais et Britaniques (de souche) se mettent à quitter leur pays en nombre significatifs. On sait que le Mexique est un pays vraiment merdique quand on voit la marrée humaine se jetter vers le bas de l’échelle du marché du travail américain. Il y a une émigration au Québec – vers l’Alberta et Toronto, deux des endroits au monde ou les opportunités sont les plus interessantes. Mais des dizaines de milliers de Français viennent se les geler ici parce que ça a plus d’avenir que leur pays.
Je pourrais partir pour Toronto ou Calgary demain matin et avoir 1.5x mon salaire actuel et payer moins d’impot. Est-ce que j’aurrais un niveau de bien-etre supérieur? Fuck no!
Il y a beaucoup de choses à améliorer au Québec – dont le niveau de richesse, mais dans ce cas ci (propriété) je crois qu’il faut nuancer.
Peut-être parcequ’ils ne parlent pas suffisamment bien l’anglais pour aller en Alberta ou à Toronto?
En bref, les É-U ont les pauvres les plus riches du monde…
Une étude publié dans le magazine Affaire Plus indique le contraire.
C'est drôle parce que mon billet concernait justement la nuance. Au Québec on aime bien s'imaginer les pauvres aux USA comme des gens vivant dans des boites en carton et incapable de manger tous les jours.
C'est faux puisque les "pauvres" aux USA sont très nombreux à posséder leur maison.
J’ai entendu à la radio dernièrement que les remboursements d’hypothèque étaient déductibles d’impôt aux USA. Ca doit expliquer une petite partie de l’écart…
, je passe chez le notaire la semaine prochaine, je deviens propriétaire d’un condo à Vaudreuil, après 17 ans à être locataire, j’ai bien hâte
Au chapitre personnel, si ca intéresse quelqu’un
En effet, ça doit surement jouer pour beaucoup.
Bref, même les pauvres aux USA ont les moyens de s'acheter une maison pour sauver de l'impôt.
Ça fait aussi ressortir une différence culturelle importante: la culture du locataire vs. la culture du pripriétaire.
Il est intéressant aussi de voir que "les bougons" étaient des locataires exploitant leur propriétaire et non pas l'inverse…
La régie du logement c’est une vraie farce.
J’ai été locataire d’un propriétaire merdeux, et tout ce que je me faisais répondre c’est que ca prennais des mois de délais avant de pouvoir loger une plainte commme de quoi le con tenait le logement à 16 degrés l’hiver pour sauver sur le chauffage.
J’ai également une amie qui a une famille qui possède beaucoup de blocs, et sont incapables d’avoir de l’aide de la Régie quand un locataire se fait à pas payer ou faire de la marde.
Bref, à part coûter de l’argent, je cherche l’utilité de cette régie.
Er, David, « bien-etre » comporte une partie subjective, y’a juste moi qui peut déterminer mon bien etre – c’était un commentaire anecdotique. J’ai habité 3 ans à Ottawa – plus gros salaire, moins d’impot. Maintenant j’habite à Montréal. Mon bien être est infiniment plus élevé à Mtl, crois-moi.
Tu fais bien de souligner l’inexactitude des préjugés par rapport aux pauvres américains. Encore ici on a affaire à une misère psychologique, pas économique.
http://boortz.com/nuze/200708/08292007.html#poverty
C’est justement la bulle hypothécaire avec les hypothèques « subprime » permettant aux « pauvres » de devenir propriétaire qui est train d’éclater aux USA et qui rend la bourse très chaotique présentement et qui pourrait nous faire tomber en récession (ça doit être un complot des communistes anti-marché et anti-liberté pro-terroriste).
Ton pourcentage de 43% devrait bientôt baisser avec les millions de reprises de financement par les banques qui ont attiré les pauvres avec des taux d’intérêt ridicule pour les premières années.
« According to estimates from the Center for Responsible Lending, 2.2 million borrowers have lost or will lose their homes to foreclosure as a result of the subprime implosion, racking up losses of $164 billion. Those loans were originated between 1998 and 2006. »
Et avec le taux d’endettement des américains qui est dangereusement élevé (taux d’épargne négatif), je ne sais pas si tu peux comparer les pauvres américains et québécois. Leur maison, c’est la banque qui en est propriétaire. C’est facile de faire comme tu fais toujours et regarder UNE SEULE DIMENSION et d’en tirer de grande conclusion.
Whatever, je trouve que David a exagéré un peu mais fondamentalement (et structurellement) il a raison.
J'aime ça quand les gens font un commentaire sans prendre le temps de lire le billet.
Sache simplement que si 2.2 millions de gens ont perdu leur maison et que si on prend pour acquis que tous ce sgens sont des pauvres (ce qui n'est sûrement pas le cas) alors le taux de propriétaire pauvre aux USA sera de 30%.
Encore 3 fois plus élevé que celui du Québec…