Quand vient le temps de réclamer des mesures protectionnistes, les agriculteurs sont toujours difficiles à battre… Voici un "champion du monde":
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Ainsi donc ce producteur de fraise et de framboise reproche aux marchés d'alimentation de donner le choix à leurs consommateurs ! Pour ce producteur, on devrait sortir les produits américains et imposer les produits québécois, plus chers, aux consommateurs.
Le tout revient à vouloir punir l'excellence. Parce que les producteurs américains sont capables de produire à faible coût, on devrait leur fermer nos frontières. Bref, ça confirme l'idée que je me fais du protectionnisme: c'est une mesure qui sert à accommoder les perdants.
Le protectionnisme se base sur le sophisme voulant que dans une transaction le vendeur est toujours gagnant et l’acheteur est toujours perdant. Alors les gens se disent: « tant qu’a se faire avoir, aussi bien se faire avoir par un gars de la place ».
Pourquoi s'offusquer de voir les marchés d'alimentation donner le choix à leurs clients ? On offre un produit avec une saveur plus fade mais qui est moins cher tout en offrant un produit au goût plus relevé mais qui est plus cher. À partir de là, que les gens fassent leur choix. On ne se trompe jamais quand on laisse le consommateur décider !




















Capable de produire à moindre coût. Faudrait au moins dire comment…
Sur ce point, je veux bien être d’accord avec toi et dire que la « libéralisation » pourrait sans doute profiter aux pays du Sud.
Sauf que, contrairement à toi, je suis assez lucide pour comprendre que ca ne se fera jamais.
Toute l’hypocrisie du libre-échange peut d’ailleurs être comprise par ce dossier. On libéralise bien ce qui est à notre avantage… Nada mas!
Le "farm bill" dont tu parles c'est précisément une mesure protectionniste de perdant.
Mais comme le type le dit dans l'extrait sonore, si la Californie vent moins cher c'est à cause de l'excellence de ses moyens de production, pas à cause des subventions.
Et moi, contrairement à toi, je suis convaincu qu'on jour ça va se faire. Suffit de voir les progrès réalisés depuis la création de l'OMC.
De plus, il faut faire notre part. Il faut dénoncer les agricultreur québécois qui s'accrochent au système de production de l'offre.
Tu as raison, les pays libéralisent ce qui fait leur affaire et les pays c'est "nous". Or, "nous" avons tous à gagner à voir toute les mesures protectionnistes tomber.
C’est là que je suis un peu embêté. En fait, j’ai le choix d’une certaine façon d’aller au marché local et d’acheter des framboises du Québec. Sauf que je n’ai pas ce choix dans l’épicerie du coin parce qu’elle ne l’offre pas bien évidemment.
Je n’irais pas jusqu’à mettre des mesures protectionnistes. Sauf que j’aimerais bien pouvoir avoir le choix d’aller acheter à l’épicerie du coin des framboises du Québec… Bien sûr, d’avoir le choix entre aller à l’épicerie du coin à quelques pas de chez moi ou encore à 10km au marché local, c’est peut-être ce choix qui fait qu’on ne peut pas avoir tous les choix possibles jusqu’à maintenant… Parce que les épiceries doivent faire des choix: est-ce qu’elles se construisent un peu partout et près des gens ou seulement un « big » marché à un endroit donné mais éloigné du 3/4 d’une population donnée…
M’enfin… tout ce que je voudrais ça serait d’avoir ces deux possibilités: acheter des framboises qui goûtent bonnes à côté de chez moi!
Je ne sais pas où tu habite mais dans mon quartier de Montréal, l'épicerie du coin offre ce choix.
Je n'ai pas mis tout le reportage mais il y a une parti où "l'Association des producteurs de fraises et framboises du Québec" dit être très satisfait de la place qu'elle a eu dans les marchés d'alimentation cette été.
Le problème en est plus un d'approvisionnement. La production ne suffit pas pour garantir que le produit sera disponible dans toute les épiceries du Québec durant tout l'été.
Je suis d’accord avec toi sur le trop grand protectionisme
Mais il y a une chose qui me chicotte. Les contraintes environnementales et les normes du travail au Québec et au Canada sont beaucoup plus stricte que les normes chiliennes ou chinoises, donc plus dispendieuse. Si un pesticide n’est pas bon pour les fraises québécoises, pourquoi le serait-il pour une fraise américaine?
Nos producteurs ne se battent pas à armes égales. alors qu’est-ce qu’on fait? on diminue nos normes ou on exige les mêmes des pays exportateurs?
Ou on dit à nos producteurs ici ça marche comme ça, si tu n’es pas content change de job…
Mais voici justement qui ne résiste pas aux durs hivers rigoureux des campagne politique..
Les mesures »libéralisantes » sont bien trop insoutenables politiquement, et ça la bureaucratie internationale doctrinaire le sait. Ils savent trop bien, que dès qu’on supprime des mesures protectionnistes, il y a une certaine colère populaire qui s’ensuit…(perte d’emploies dans l’imédiat, chômeurs). Et ça c’est du capital politique pour l’adversaire.
En ce sens, nous imposons à certaines populations du globes des mesures que nous ne pouvons même pas accepter pour nous-même. La raison en est simple: ces peuples n’ont aucun droit à l’auto-détermination, les decisions se prenent sans leur concours, à huit clot, les négociations n’incluent dans leur sillage qu’un nombre restreint de l’Élite politique du pays(ministre des finances, administrateur). Pas de débat, pas de consensus. Le FMI ne l’admet pas. Les consensus aident à éluder les erreurs, au ghana par ex., où ça s’est assez bien passé… c’était dû à un consensus.
Pour trop de pays la libéralisation a échoué, conséquement à de grossières erreurs de jugement. (libéralisation trop rapide et excessive, sans réglementation, alors que les mesures de protectorat des pays dévelopées sont ce qu’elles sont, délégation de monopoles à des amis, rachat d’actifs sous la valeur du marché par les anciens ministres, politique d’austérité poussée trop loin(le fmi lui-même l’admet)(ironiquement, le FMI était supposé être préposé à une politique macroéconomique d’expansion), etc.)
La bureaucratie internationale SAIT qu’elle a du poid dans l’économie et l’utilise. PAr exemple, certains organismes ne financent qu’à condition que le pays soit prestataire de l’ aide du FMI.
La solution: démocratisation des instances bureaucratiques internationales! Ou du moins réformer pour plus de transparence!
Et puis bien sûr, les gens d’ici doivent être sensibilisés. Il faudra ouvrir nos marchés.
Si un consommateur est dérangé par les écarts de normes, il n’a qu’à acheter québécois. Ce n’est pas une raison pour interdire l’importation de biens ou de vouloir régenter les pays producteurs. Personnellement je n’achète jamais de produits québécois subventionnés sauf si j’y suis obligé comme le lait par exemple.
On impose rien. Les pays sont libre de signer ou pas un accord de libre-échange.
Je te rappelle que sur le globe, le support à la mondialisation est le plus élevé en… Afrique !
Moi, j’appuie le libre-marché, mais je sais qu’il y a des secteurs précaires qui ne trouvent pas leur place dans la concurrence.
C’est le cas de l’agriculture, parce que les récoltes sont imprévisibles. Lorsque l’agriculteur fait une bonne récolte et que la demande est inélastique (l’élasticité-prix de la demande étant le pourcentage de la variation de la quantité pour une variation du prix égale à 1%), celui-ci connaîtra une baisse de ses revenus.
Mais, il y a des façons d’intervenir dans l’agriculture sans compromettre de manière abusive le libre-marché.
On peut stabiliser les prix à l’aide d’une assurance agricole, verser des subventions aux agriculteurs, limiter la production, afin de monter les prix, mettre des obstacles à l’importation (des tarifs douaniers existants déjà pour le lait, le fromage et la volaille) et installer un prix plancher (prix minimum auquel un bien ou un service peut être vendu) (le poulet et le sirop d’érable ont déjà un prix plancher).
C’est un sacrifice énorme que d’être agriculteur et si une intervention limitée du gouvernement peut les aider à survivre, je suis prêt à le faire.
Tout en ayant une économie de marché forte pour demeurer concurrentiel dans la mondialisation.
Les oeufs, le poulet et la dinde sont sous quotas aussi et à peu près tout les productions agricole d’Amérique du Nord et d’Europe sont subventionnées.
Il ne te reste que les pickles made in India qui répondent à tes critères… et même là, je ne serais pas surpris qu’ils soient subventionnées d’une manière ou d’une autre.
Ça, je suis d’accord. Mais qu’on ne vienne pas traiter le producteur de looser quand il ne peut pas compétitionner à arme égale. Que la Californie produise plus de fraise grâce à son climat, par exemple, je suis d’accord et il n’y a rien à faire contre ça. Mais qu’ils utilisent des pesticides efficaces, interdit ici, ce n’est pas la faute du producteur, que les maraicher soit obliger d’accepter (eventuellement) la syndicalisation des mexicains ce n’est pas non plus de sa faute. Alors, arrêtez de blâmer les producteurs québécois et de les traîter de loosers.
Non, ce n’est pas ce que j’ai dit.
Un producteur est un loser quand il veut enfoncer de force son produit dans la gorge des consommateurs.
Si t’aimes pas le pesticide des fraise de la Californie, t’es libre de ne pas en acheter mais ton voisin devrait être libre d’en acheter.
Je suis d’accord et le consommateur devrait être libre d’acheter des fraises québécoises produites avec le même pesticide.
Au fait, quel est le pesticide utilisé en Californie et qui est illégal au Québec ?
Etienne :
http://www.cdpr.ca.gov/
Je serais porte a croire que la Californie a un controle plus serre que le Quebec en cette matiere. Ils regularisent les pesticides depuis 100 ans
Moi aussi je fais mes choix et, Etienne, je n’achetes aucun produit alimentaire Indiens et Mexicains pour les raisons que tu as mentionne. Je m’en donne a coeur joix dans les marche locaux et Can/USA a l’epicerie.
Mais je ne vois pas un quoi une loi aiderait le Quebec. Je peux me permettre un pot d’olive produite en Californie ou en Europe a 4$, alors que mon voisin ne peu peut-etre pas, et lui achete celles produites en Indes a 1$. Ultilment une reglementation serait probablement a la source d’un gonfllement des prix (diminution de l’offre obligeant) et de la reduction du pouvoir d’achat des plus pauvres. En resume cette mesure ne beneficierait a personne, sauf aux producteurs non competitifs.
Je n’ai pas d’exemple précis en tête pour te nommer un pesticide, la Californie et les fraises n’était qu’un exemple, tu peux les remplacer par Chine et cornichons si tu veux, mais pour lire régulièrement ce qui se passe en agriculture je sais qu’il existe plusieur produits, pesticides ou médicaments pour les animaux, qui sont disponible aux États-Unis mais pas au Canada. Le marché Canadiens étant plus petit, voire trop petit, les fabricants refusent souvent de dépenser des millions de dollars en étude pour satisfaire le gouvernement canadiens afin d’homologuer leur produit. Il serait peut-être souhaitable d’uniformiser nos normes, nos producteurs en sortiraient gagnant.
Je vais utiliser un autre exemple, le lait. Il se parle de plus en plus de la possibilité de voir les quotas disparaître et d’ouvrir nos portes aux produits laitiers étranger. Je n’ai pas de problème avec ça. Aux États-Unis, ils utilisent de la somatotropine, un produit qui augmente de beaucoup la production laitière des vaches. Au Canada, ce produit est interdit (pour des raisons de santé animal, et non humaine). Va-t-on permettre le lait américain produit à la somatotropine (indétectable dans le lait) et l’interdire au Canada tout en demandant de les compétitionner, ce n’est pas logique.
P-L, je n’en veux pas de loi contraignante,il y en a déjà trop. J’aime ça des fraises californiennes lorsqu’il n’y a pas de fraises québécoises, je ne crains pas des manger.
Je souhaite même que les négociations de l’OMC finissent par aboutir pour qu’un ménage ce fasse.
Ce producteur dans ce reportage est peut-être un looser qui va se faire laver si l’OMC aboutit mais je défend plus les producteurs contre l’affirmations généralisé du début
Règle générale (il y a toujours des exceptions), quand un truc est approuvé par la FDA, Santé Canada approuve aussi.
Pourquoi ce ne serait pas logique ? C’est au Canada a rendre légal se produit. Moi ce qui m’importe c’est d’avoir le choix.
Tu as déjà entendu comment l’UPA décrit l’OMC et le libre-échange ?
Encore dans l’industrie du porc ils ont fait une sorti en règle parce que l’industrie américaine était trop grosse…
Je pensais comme toi il y a 5 mois. C’est assez grotesque.
Ton interpretation de ce qu’est la liberté cloche. Ils ont certainement la liberté »nominale(officielle) » de ne pas se le laisser imposer. La liberté, c’est pas un absolutisme. C’est très loin d’être linéaire. Fais un peu de recherche sémantique du mot »liberté ». Un peu de contre-dialogue te ferait du bien.
Et puis? La mondialisation se trouve être leur seule porte de sortie, c’est normal.
Jolie masturbation intellectuelle.
Dommage que ça ne veut rien dire.
Merci d’admettre que la mondialisation est la seule solution pour sortir l’Afrique de sa pauvreté.
Petite analogie concrète:
Supposons que la campagne s’appauvrie
SUpposons que la ville s’enrichie
Les paysans ont »officielement » le choix de rester dans leurs campagnes
est-ce qu’ils ont vraiment, dans la réalité, avec toutes les conditions(de subsistance par ex) que ça pose, le choix de rester en campagne?
Bien sûr que oui !
C’est pourquoi au Québec il y a des gens qui reste en campagne !
Etienne,
Que les pays hors Canada subventionnent leur production, je m’en tape. Ils payent pour que je paie moins cher. Tout simplement, je refuse de payer deux fois pour un produit, ça encourage les producteurs inefficaces.
Episteme,
Va faire un tour en campagne et tu verras qu’il y a probablement plus de gens aisés qu’en ville ( toutes proportions gardées ).