Ils ont été nombreux cette semaine à dénoncer l'immobilisme de Montréal. Ça débuté avec Gilbert Rozon, pour se poursuivre avec Alain Simard pour finalement voir Normand Legault se joindre à la parade.

Le problème tient à peu de chose. Depuis les fusions-défusions, Montréal est devenu un capharnaüm bureaucratique absolument ingérable:

Montréal

En tout et partout, il y a 218 conseillers municipaux pour administrer l'ile de Montréal. Pour gérer la province de Québec, on a besoin de 125 députés. Toronto, qui compte grosso modo 1 millions d'habitants de plus que Montréal, n'a besoin que de 45 échevins.

Conseil municipal, conseil d'arrondissement, conseil d'agglomération, conseil de villes reconstituées: comment voulez-vous faire tourner efficacement une administration qui compte autant d'intervenants. Ironie suprême, les fusions avaient précisément pour but de donner à Montréal "une voie unique"…

Et ce n'est pas tout, le projet de loi de Nathalie Normandeau prévoit alourdir encore plus l'administration de la métropole.

Qui aura le courage de mettre un terme à la récréation ?