Antagoniste


5 juillet 2007

Au Québec comme en Iran Économie Iran Québec

Olivier Roy, chercheur spécialisé sur l'Iran au CNRS de Paris, au sujet du rationnement de l'essence qui a été imposé par le gouvernement iranien:

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On voit les conséquences désastreuses de l'interventionnisme étatique dans la sphère économique, notamment dans le contrôle des prix. Au lieu de faire payer les gens, le président Mammouth Ahmadinutjob a plutôt décidé la solution "égalitaire", c'est à dire le rationnement. Solution "égalitaire" parce que désormais tous les iraniens seront "également" dans la même merde et devront vivre avec 100 litres d'essence par mois.

Mais voyez-vous, au Québec les choses ne sont guères mieux… Au Québec on fait comme en Iran.

Le Québec exerce aussi un contrôle des prix. La province a décidé de subventionner les soins de santé au point de les rendre gratuits. Comme pour l'Iran, ces subventions massives sont au dessus des moyens du gouvernement. Donc comme pour l'Iran, le Québec a décidé d'avoir recours à la solution égalitaire: rationner l'offre de soins de santé en mettant en place des quotas sur les actes médicaux.

La solution "égalitaire" parce que désormais tous les Québécois sont "également" dans la même merde.

Et comme en Iran, un "marché noir" est en train de se mettre en place.


5 juillet 2007

Vont-ils encore se plaindre ? Économie International Mondialisation

MondialisationQuand on parle de la mondialisation, les alterprotectionnistes montent invariablement aux barricades pour nous dire que la délocalisation de la main-d'oeuvre spécialisée représente un péril mortel pour notre économie.

Il est vrai que plusieurs compagnies ont déménagé leurs activités en Inde pour profiter du bas salaire des ingénieurs et des programmeurs. La suite des événements était prévisible: la demande croissante en main-d'oeuvre a poussé les salaires à la hausse. Il y a 2 ans, un ingénieur indien faisait 20% du salaire d'un ingénieur américain. Aujourd'hui, le même ingénieur peut faire 75% du salaire de son équivalent américain. Résultat ? L'Inde est de moins en moins attrayante pour les compagnies étrangères. Certaines ont même décidé de faire leur bagage pour rentrer chez eux.

Après avoir chialé parce que l'occident déménageait des jobs en Inde, je suis sûr que les alterprotectionnistes vont maintenant chialer parce que l'occident enlève le pain de la bouche des indiens en ramenant leurs emplois ici…

Source:
Financial Times
Bangalore wages spur 'reverse offshoring'