Les plus récentes données démographiques de Statistique Canada ont de quoi inquiéter les Québécois.

Dans un premier temps, voici les taux d'accroissement trimestriels pour l'année en cours:

Démographie Québec

La population du Québec a augmenté de 0,14 %, soit un taux inférieur à la moyenne canadienne. Une augmentation du déficit migratoire résultant de la migration interprovinciale, particulièrement vers l'Alberta, a annulé l'augmentation des naissances et de la migration internationale nette.

En termes clairs, malgré un baby-boom*, l'augmentation de la population du Québec est anémique parce que les Québécois qui quittent, notamment pour aller pour l'Alberta, sont presque aussi nombreux que le nombre de naissances.

La réalité: les provinces sont en compétition les unes avec les autres. Quand le voisin taxe très peu sa population tout en ayant une économie dynamique créatrice d'emplois, il est normal de voir les gens quitter leur province dans l'espoir de profiter de la manne.

Autrement dit, se payer des politiques natalistes quand on est incapable de retenir ici notre population active, c'est du gaspillage d'argent.

*Le taux de natalité du Québec a dépassé la moyenne nationale pour un troisième trimestre consécutif, ce qui n'avait pas été observé depuis les années 1970.

Source:
Statistique Canada
Estimations démographiques trimestrielles