Extrait d'un texte absolument aberrant publié dans Le Devoir cette semaine, l'auteur est une étudiante en science politique de l'UQAM (!).
Lettre à Catherine Déri et aux militaires québécois qui s'en vont occuper l'AfghanistanLa démocratie ne s'impose pas. Les droits de l'homme, les droits des femmes, doivent naître d'eux-mêmes. La démocratie, c'est quelque chose qui émane naturellement d'une société quand elle est prête. [...]
La femme ira à l'école quand la société tout entière aura décidé qu'elle pourra aller à l'école. Pas parce qu'une patrouille occidentale armée jusqu'aux dents l'y accompagnera tous les matins.
Cette étudiante aurait intérêt à ouvrir un livre d'histoire…

1957, Little Rock (Arkansas): Pour mettre fin à la ségrégation raciale dans les écoles, des soldats de la 101e division aéroportée escortent 9 étudiants afro-américains dans une école secondaire.

1961, Jackson (Mississippi): Pour mettre fin à la ségrégation raciale dans les transports en commun, des soldats de la garde nationale escortent un autobus dans lequel des noirs et des blancs prenaient place.

1963, Tuscaloosa (Alabama): Pour mettre fin à la ségrégation raciale dans les universités, des soldats de la garde nationale ont forcé le passage pour que 2 étudiants noirs puissent pénétrer sur le campus de l'Université de l'Alabama.
Si aux États-Unis, il avait fallut que les présidents attendent que "la société tout entière" se mette d'accord sur l'abolition de la ségrégation, les noirs seraient encore séparés des blancs dans les écoles et les autobus.
Non, il existe des valeurs qui méritent d'être imposées et c'est ce que plusieurs présidents américains ont compris en envoyant des soldats dans leurs villes pour mettre fin à la ségrégation raciale.
Les cultures ne sont pas toutes égales, le racisme qui a déjà été présent dans la culture sudiste a été combattu par une culture qui était supérieure. De la même manière, la culture occidentale est supérieure à la culture des pays islamistes.
La majorité des droits qui ont été consentis à des minorités ont dû être imposés à la société. Parce que la justice ce n'est pas simplement une affaire de "consensus social".























Je pensais que c’était le billet de Richard Martineau…
David,
Tu ne crois pas que « l’évolution normale » que l’on invoque à propos de l’industrialisation de la chine vaut aussi pour les questions culturelles des pays du moyen-orient ?
Le Moyen-Orient n’évolue pas, il régresse.
Et sa régression menace notre propre évolution.
On pourrait s’obstiner longtemps là-dessus. « Le grand bond en avant » de Mao était en fait un recul (au pied du mur) qui a permis à la Chine d’avancer…
Les questions religieuses sont beaucoup plus complexes. Mais tous les islamistes ne sont pas extrêmistes et il ne faut pas les confondre. Ce n’est certes pas une raison pour les laisser faire ; mais qu’est-ce qui nous dit qu’une prise de conscience n’est pas en train de se produire au sein de la population. Faut parfois se rendre jusqu’à l’absurdité pour se rendre compte qu’on a fait fausse route. Est-ce pour autant une régression ? Et surtout, qui peut répondre ? Sans doute les historiens de l’an 2220… Mais à mon avis, on ne peut jamais reculer.
En Chine il y a une progression vers la modernité.
Au Moyen-Orient il y a une régression vers l’obscurantisme.
Ce qui a vraiment permis a la Chine d’avancer c’est quand la Chine a, à partir de 1978, décider d’abandonner le Maoïsme pour adopter l’économie de marché.
Le Devoir offre une tribune incroyable aux innombrables pamphlétaires de l’UQAM. Il ne se passe pas une semaine sans que l’une ou l’un de ses illustres professeurs ou étudiants ne nous gratifie d’un texte d’opinion ou d’une lettre larmoyante de désir de paix et de justice mondiale. Ceci est légitime et constitue sans doute le privilège des « tapes dans l’dos » que l’on peut s’offrir entre membres d’un confrérie secrète et occulte. Peut-être aie-je tort? Il se peut que ce soit une simple question de volume: les gens qui travaillent ou étudient à l’UQAM sont ceux qui ont le plus de temps pour écrire ces textes.
Ainsi voyait-on défiler, ces dernières semaines, en marge du départ imminent de nos soldats pour l’Afghanistan et du cirque médiatique entourant cette participation normale aux affaires du monde, une lettre (qui n’en est pas une, puisqu’envoyée aux journaux et non à sa sœur) d’un frère (professeur à l’UQAM) désemparé à sa sœur soldate, la réplique de la dite sœur et, cerise sur le sundae, un appui au frère savamment concocté par une étudiante du même programme à l’UQAM.
La recette est bien appliquée, tout y est: Un peu d’antiaméricanisme pour rassurer les lecteurs (« Il y a quelque chose de schizophrénique en effet dans l’attitude actuelle des États-Unis « ); un vibrant appel à la paix par la pensée magique (« Les droits de l’homme, les droits des femmes, doivent naître d’eux-mêmes « ); pour terminer en coup de grâce par un appui à peine voilé à l’ancien régime des Talibans (« ils ne sont pas l’ennemi du peuple afghan »).
Il y a lieu de se questionner sur le contenu des programmes de l’UQAM si les étudiants qui assistent à ces cours en viennent vraiment à croire que » Les droits de l’homme, les droits des femmes, doivent naître d’eux-mêmes ». Il aurait fallu apprendre cette « vérité » à Mandela qui aurait pu passer de merveilleuses années hors de la prison au lieu de tenter de faire « naître des droits de l’homme » en son pays. Il faudrait aussi cesser toute aide humanitaire puisque nous interférons, oh terrible péché, avec l’ordre naturel des choses prôné par cette vénérable pacifiste. Les manuels d’histoire utilisés à l’UQAM ne remonteraient-ils donc pas plus loin que 2002?
Tous les professeurs de l’UQAM devraient se confondre en excuses immédiatement pour avoir laissé un tel dogme se propager au sein de leur université déjà entâchée de scandale.
Mais au-delà du nombre effarant d’inepties et d’affirmations gratuites propagé dans cette lettre, il est inquiétant de voir un peuple s’acharner autant contre ses soldats. Largement appuyés par la presse, ceux que j’appelle les « pacifistes agressants » s’en donnent à cœur joie et sont de toutes les tribunes pour propager leur message de haine; haine des soldats et haine des Afghans.
Une seule solution contre de telles idioties. Affirmer, haut et fort, notre soutien aux soldats et à leur mission.
C’est le syndrome du « cercle d’admiration mutuelle ». Au moins ça donne l’occasion de dénoncer ce genre de propos
Faudrait appeler Mathieu Bock-Côté, diplômé de l’UQAM, à la rescousse.
La personne ayant écrit ce texte ne mérite que de passer une petite journée en Afghanistan. Une seule !
Après peut-être qu’elle comprendra.
Puis-je souligner que ton exemple est plutôt boîteux. Mélanger application d’une politique intérieur et intervention armée de pays extétieur pour changer une culture, faut le faire.
Pour bien mettre en évidence ton exemple cependant il y a l’Afrique du Sud. Ce pays n’a jamais souffert d’une intervention armée d’un quelconque pays pour mettre fin à l’aparthied et c’est tant mieux.
Mon billet ne concerne absolument pas l’intervention militaire en Afghanistant.
Aurais-tu oublié le boycott international et la lutte (armée) de Mandela ?
Ben non…c’est un billet sur ta recette de sauce à spaghetti.
C’est un billet démolissant l’affirmation voulant que les droits humains ne s’imposent pas…
Peace through superior firepower…
@Clopp, qui semble souffrir d’un manque chronique de livres d’histoires…
S’il te faut absolument un exemple historique d’intervention menant à une liberté de droits, il n’y a qu’à songer à l’opération Desert Storm qui a permis de libérer le Koweït de l’invasion, du pillage et de viols des barbares irakiens.
La guerre de Bosnie-Herzégovine aurait aussi méritée une intervention extérieure pour protéger les populations des atrocités qui s’y déroulaient. Malheureusement, à cette époque, l’ONU (cette immonde montagne bureaucratique de pourriture) et les pacifistes ont décidé qu’il n’en serait rien.
On ne peut évidemment pas passer sous silence l’aspect humanitaire sous-jacent aux deux grandes guerres. Sans une intervention externe, qui aurait pu être plus efficace si elle n’avait pas été freinée par les pacifistes aveugles et frileux, Dieu seul sait où l’Europe en serait maintenant.
Nous sommes devant une situation différente, avec l’Afghanistan, mais les repères que sont le bien et le mal ne changent pas. Les tortionnaires qui ont été délogés du pouvoir doivent maintenant être débusqués, jugés, sinon tués, afin de libérer cette population de ces barbares. Quiconque affirmera sans rire que les Talibans ne doivent pas être combattus au nom de soi-disantes « valeurs pacifistes » mérite une place au panthéon des sophistes.
Maudit Canada, pays impérialiste :
Des millions pour la justice
Le Canada a annoncé mardi qu’il investissait plus de 30 millions de dollars pour soutenir les efforts de l’Afghanistan dans la reconstruction de son système judiciaire. Il dit ainsi souhaiter que les Afghans en viennent à reconnaître le principe de la « primauté du droit ».
L’annonce a été faite dans le cadre d’une conférence de deux jours qui se déroule actuellement à Rome. Les dignitaires qui y sont réunis, notamment le ministre des Affaires étrangères, Peter MacKay MacKay, le premier ministre italien, Romano Prodi, et le président de l’Afghanistan Hamid Karzaï, discutent des moyens de reconstruire le système judiciaire, actuellement corrompu de manière généralisée.
Quelque 10 millions de dollars seront utilisés pour la formation des juges et du personnel impliqué dans le système judiciaire. Un autre million servira à la construction de trois sous-commissariats de police dans la province de Kandahar, dans le sud du pays.
Par ailleurs, le Canada investira une importante partie de la somme annoncée pour soutenir les efforts afghans et internationaux dans l’implantation d’un système judiciaire efficace à l’extérieur de Kaboul, la capitale.
Ceci se concrétisera par la création d’un mécanisme provincial de coordination de la justice, qui aura un bureau central à Kaboul, et huit bureaux régionaux.
(Radio-Canada)