CapitalismeLa gauche, toujours soucieuse de nous annoncer la fin du monde si ne changeons pas notre mode de vie, aime bien nous répéter que l’augmentation de l’écart entre les riches et les pauvres est une situation intolérable. Voyons ce qui se cache derrière ce slogan socialiste.

Il faut savoir que le niveau de vie des pauvres peut augmenter même si l'écart entre les riches et les pauvres s’accroîtrait. Si une société avancée voit son revenu annuel par habitant passer de 20 000 à 30 000 dollars, c'est-à-dire une augmentation de moitié et si, au même moment, le revenu annuel par habitant d'une société moins avancée progresse dans la même proportion, soit s'élève de 3 000 a 4 500 dollars, l'écart entre les deux sociétés aura grandi. Il était de 17 000 dollars annuels, il est désormais de 25 500 dollars. Mais le niveau de vie de la société la plus pauvre ne s'en est pas moins amélioré, ce qui est fort appréciable pour ses membres.

On fait complètement fausse route lorsqu’on tente de faire croire à la population que les riches s’enrichissent en appauvrissant les plus pauvres. Les économies ne sont pas soumises aux principes de conservation de Lavoisier, on peut habiller Pierre sans déshabiller Paul. La richesse n’est pas une ressource statique, comme l'or tirée d'une mine. C'est plutôt une ressource dynamique qui peut, grâce à l'imagination et au travail, émerger du "néant".

La propagande des idéologues socialistes tend à faire du libéralisme et de la mondialisation les coupables d'une prétendue aggravation incessante de la pauvreté sur la planète. Quoique clament leurs slogans, ce qui leur importent ce n'est pas d'éradiquer la pauvreté, c'est de faire croire qu'elle est due au libéralisme et à la mondialisation.