Riche !On parle beaucoup de l'écart croissant entre les riches et les pauvres aux États-Unis. Certains y voient même un échec du capitalisme et du "laissez-faire".

Ce genre d'analyse incendiaire est incomplète, surtout quand on se pose la question "qui sont les riches aux États-Unis ?".

Ces "riches", ce sont les vieux: depuis 1989, la quasi totalité de la richesse créée aux États-Unis est allée dans les poches des 55 ans et plus. De leur côté, les jeunes ont beaucoup retardé leur entré sur le marché du travail pour faire des études universitaires, créant ainsi un appauvrissement relatif par rapports à leurs ainés. Mais à l'intérieur d'une même génération, l'écart entre les riches et les pauvres n'a pas changé. L'écart qu'on observe aux États-Unis est plus une question de génération que d'iniquité.

En fait ces donnés tracent un portrait positif de l'économie américaine, l'écart observable est celle entre "moi aujourd'hui" et "moi plus tard", cet écart n'est donc pas par rapport aux autres mais par rapport à soi-même. Autrement dit, les États-Unis c'est tout le contraire d'une ploutocratie, il y a une très grande mobilité sociale: en vieillissant les sacrifices consentis sur les bancs d'école rapportent et les gens finissent par accéder à la richesse.

Cet écart tend à démontrer que le "american dream" est toujours vivant, que l'accession aux classes supérieures est non seulement possible mais constitue la norme.

Source:
USA Today
Generation gap? About $200,000