Antagoniste


30 juin 2007

Les vrais coupables Israël Moyen-Orient Palestine Terrorisme

"Israël est un prétexte, pas une cause, et donc sa répudiation ne guérira pas les blessures que s’est infligées à lui-même le monde arabo-islamique."

FOREIGN POLICY
Un monde sans Israël*

Imaginez qu’Israël n’ait jamais existé. Le marasme économique et la répression politique qui poussent des jeunes gens en colère à se transformer en bombe-suicide cesseraient-ils d’exister? Les Palestiniens auraient-ils un Etat indépendant ? Les Etats-Unis, débarrassés de leur encombrant allié, seraient-ils tout à coup aimés de tout le monde musulman ? Ce serait prendre ses rêves pour la réalité. Loin de créer des tensions, Israël réfrène, en réalité, plus d’antagonismes qu’il n’en cause.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, aucun Etat n’a autant souffert qu’Israël de si cruels retournements de situation. Inconditionnellement admiré, dans les années 70, comme l’Etat de "ces Juifs pleins de cran", qui ont survécu contre toute attente et ont fait fleurir la démocratie et le désert, dans un climat hostile tant à la liberté qu’à la verdure, Israël est devenu l’objet d’une délégitimation rampante. Le dénigrement se manifeste sous deux formes. La première – la version douce – impute à Israël, d’abord et surtout, tout ce qui ne va pas au Moyen-Orient, et l’accuse d’avoir dévoyé la politique étrangère des Etats-Unis. C’est le leitmotiv des éditoriaux partout dans le monde, sans parler du venin qui suinte des pages de la presse arabo-islamique. La version récente la plus dure s’en prend à l’existence même d’Israël. Selon cette interprétation, c’est Israël en tant que tel, et non son comportement, qui est à l’origine des troubles au Moyen-Orient. Par conséquent, la conclusion "étaticide" est que la naissance d’Israël, à laquelle présidèrent les Etats-Unis et l’Union Soviétique, en 1948, fut une erreur grave, si grandiose et digne de respect que l’événement ait pu être alors. […]

Eh bien, supposons qu’Israël soit un anachronisme et une erreur historique, sans laquelle le monde arabo-islamique, qui s’étend de l’Algérie à l’Egypte, et de la Syrie au Pakistan, serait un endroit bien plus heureux, surtout du fait que le péché originel, la création d’Israël, n’aurait jamais été commis. Puis, remontons dans le passé avant de revenir à l’époque présente, comme si nous avions le pouvoir de donner un coup de baguette magique puissante, suite auquel Israël disparaîtrait soudain de la carte.

Une culture civilisationnelle d’affrontements

Commençons la litanie des "que-se-serait-il-passé-si" en 1948, quand Israël est né dans la guerre. Mort-né, cet Etat aurait-il tué le problème palestinien dans l’œuf ? Pas exactement. L’Egypte, la Transjordanie (aujourd’hui Jordanie), la Syrie, l’Irak, et le Liban ont marché sur Haïfa et Tel Aviv non pour libérer la Palestine, mais pour s’en emparer. L’invasion était un exemple classique de lutte de pouvoir entre Etats voisins soucieux de s’approprier un territoire. S’ils avaient remporté la victoire, cela n’aurait pas donné lieu à l’émergence d’un Etat palestinien, et il y aurait toujours eu pléthore de réfugiés. (Rappelons que la moitié de la population du Koweit a fui la "libération" de ce pays par le dictateur Saddam Hussein, en 1990.) En effet, dans l’hypothèse où le nationalisme palestinien se fût alors éveillé, comme il l’a fait vers la fin des années 60 et 70, les Palestiniens pourraient maintenant envoyer des terroristes-suicide en Egypte, en Syrie, et ailleurs.

Imaginons qu’Israël ait disparu en 1967, au lieu d’occuper la Rive occidentale du Jourdain et la Bande de Gaza, alors dominées, respectivement, par le Roi Hussein de Jordanie et le Président égyptien Gamal Abdel Nasser. Ces dirigeants auraient-ils abandonné leur souveraineté au chef palestinien Yasir Arafat et abandonné Haïfa et Tel Aviv, pour faire bonne mesure ? Probablement pas. Les deux potentats, ennemis en tout, sans que ce soit dit, n’étaient unis que par leur haine et leur crainte communes d’Arafat, le fondateur du Fatah (mouvement national de libération de la Palestine), qu’ils soupçonnaient, avec raison, de comploter contre les régimes arabes. En bref, la "cause originelle" de l’absence d’un Etat palestinien aurait persisté, même sans Israël.

Finalement, supposons, par hypothèse, qu’Israël disparaisse d’un seul coup, aujourd’hui. Comment ce développement affecterait-il les pathologies politiques du Moyen-Orient ? Seuls ceux qui pensent que la question palestinienne est au coeur du conflit du Moyen-Orient envisageraient, à la légère, un avenir heureux pour cette région éminemment problématique, une fois Israël disparu. Car, il n’existe rien de tel que "le" conflit. Un rapide calcul fait apparaître cinq situations prévisibles d’enlisement – ou pire – de la situation dans la région :

États contre Etats: L’élimination d’Israël du concert régional ne contribuerait guère à la concorde interarabe. Le retrait des puissances coloniales, Grande-Bretagne et France, au milieu du XXe siècle, a laissé un groupe de jeunes Etats arabes redessiner la carte de la région. Dès le début, la Syrie a exigé le Liban. En 1970, seule l’armée israélienne a dissuadé Damas d’envahir la Jordanie sous le prétexte de soutenir un soulèvement palestinien. Tout au long des années 50 et 60, l’Egypte de Nasser s’est érigée en nouveau champion du panarabisme, et est intervenue au Yémen, dans les années 60. Le successeur de Nasser, le Président Anwar Sadat, s’est trouvé mêlé à des désaccords avec la Libye vers la fin des années 70. La Syrie est entrée au Liban en 1976, puis, elle a annexé le pays 15 ans plus tard, et l’Iraq a déclenché deux guerres contre les Etats de ses coreligionnaires musulmans : l’Iran, en 1980, le Koweit, en 1990. Le conflit avec l’Iran fut à l’origine de la plus longue guerre conventionnelle du XXe siècle. Aucun de ces affrontements n’a le moindre lien avec le conflit israélo-palestinien. En fait, la disparition d’Israël permettrait seulement d’affecter les crédits militaires à la gestion de ces rivalités internes.

Croyants contre croyants: Ceux qui pensent que le conflit du Moyen-Orient est une "affaire entre Musulmans et Juifs" feraient mieux de regarder de plus près le décompte des points: 14 ans de carnage fanatique au Liban; la campagne d’extermination des Shiites par Saddam, au lendemain de la première guerre du Golfe ; le massacre de 20.000 personnes par la Syrie, dans la place forte musulmane des Frères musulmans de Hama, en 1982, et la violence terroriste contre les chrétiens égyptiens, dans les années 90. Ajoutez à ce décompte l’oppression interconfessionnelle, comme en Arabie Saoudite, où la secte fondamentaliste des Wahhabites brandit la matraque de la puissance d’Etat pour imposer son style de vie austère aux moins dévots.

Idéologies contre idéologies: Le sionisme n’est pas le seul "isme" à sévir dans la région, concurremment à d’autres idéologies. Quoique les partis baathistes de Syrie et d’Irak soient issus des mêmes racines fascistes européennes, tous deux ont lutté pour la préséance au Moyen-Orient. Nasser a utilisé le panarabisme-socialisme contre l’Etat-nation arabe. Et Baathistes et Nassériens se sont opposés aux monarchies, comme en Jordanie. L’Iran khomeiniste et l’Arabie Saoudite wahhabite demeurent des ennemis mortels. Quel est le lien avec le conflit arabo-israélien ? Aucun, à l’exception du Hamas, armée terroriste des croyants, jadis soutenue par Israël en tant que rival de l’Organisation de Libération de la Palestine, et aujourd’hui responsable de beaucoup d’explosions-suicide en Israël. Mais le Hamas se débandera-t-il après la disparition d’Israël ? Certainement pas. Le Hamas a de plus grandes ambitions que celle d’éliminer "l’entité sioniste". L’organisation n’aspire à rien moins qu’un Etat arabe unifié sous un régime théocratique.

Utopie réactionnaire contre modernité: L’hostilité commune envers Israël est la seule chose qui empêche les modernistes et les traditionalistes arabes de déchirer leur société. Les fondamentalistes luttent contre les laïques, et les musulmans réformistes combattent pour la fusion de la Mosquée et de l’Etat sous le drapeau vert du prophète. Une lutte de classe à peine dissimulée oppose une minuscule bourgeoisie et des millions de jeunes hommes sans emploi, à la structure du pouvoir qui est le plus souvent une sorte de coterie étatique ayant la haute main sur les moyens de production. Loin de créer des tensions, Israël réfrène réellement les antagonismes dans le monde alentour.

Régimes contre peuples: L’existence d’Israël ne peut expliquer l’importance et l’ampleur des services de Mukhabarat (police secrète) dans l’ensemble du Moyen-Orient. À l’exception de la Jordanie, du Maroc, et des émirats du Golfe, qui pratiquent un monarchisme modéré et éclairé, tous les pays arabes (outre l’Iran et le Pakistan) ne sont que des variantes du despotisme – depuis la dictature dynastique de la Syrie jusqu’à l’autoritarisme de l’Egypte. Les dissensions intra-nationales en Algérie ont tué près de 100.000 personnes, sans qu’aucun répit soit en vue. On dit que le nombre des victimes de Saddam s’élève à 300.000. Après la prise de pouvoir de Khomeini, en 1979, l’Iran a été entraîné non seulement dans la guerre Iran-Iraq, mais également dans les troubles civils contenus avec peine dans les années 80. Le Pakistan est sur le point d’exploser. La suppression impitoyable est le prix de la stabilité dans cette région.

Redisons-le, il faudrait une imagination féconde pour croire que le fait d’exclure Israël de l’équation du Moyen-Orient donnerait lieu à l’instauration de la démocratie libérale dans la région. Il pourrait être plausible d’arguer du fait que la dialectique de l’hostilité favorise, d’une manière ou d’une autre, la dictature dans les "Etats limitrophes", comme c’est le cas des gouvernements égyptiens et syriens, qui invoquent la proximité de la "menace sioniste" comme prétexte pour écraser la dissidence. Mais comment expliquer, alors, les mutilations dans la lointaine Algérie, le bizarre régime de culte de la personnalité, en Libye, la pieuse coutume de couper la main des voleurs en Arabie Saoudite, le despotisme des clercs en Iran, ou l’échec durable de la démocratie, qui ne parvient pas à prendre racine au Pakistan ? Israël a-t-il causé, d’une manière ou d’une autre, les divers putschs qui ont produit la république de la peur en Iraq ? Si la Jordanie, l’Etat qui a la plus longue frontière commune avec Israël, peut faire l’expérience d’une monarchie constitutionnelle, pourquoi pas la Syrie ?

Il ne servira à rien d’imputer à Israël les déficits de démocratie et de développement du monde arabe. Israël est un prétexte, pas une cause, et donc sa répudiation ne guérira pas les blessures que s’est infligées à lui-même le monde arabo-islamique. La version douce de l’"étaticide" – l’Etat binational – ne réussira pas davantage le coup, étant donné la "culture civilisationnelle d’affrontements" (définition empruntée à l’historien britannique Niall Ferguson), qui est la marque distinctive de la culture politique arabe. La lutte mortelle entre les Israéliens et les Palestiniens ne ferait que se déplacer de l’extérieur à l’intérieur.

Mon ennemi, moi-même

Quelqu’un peut-il affirmer, en toute bonne foi, que ces dysfonctionnements du monde arabe disparaîtraient avec la disparition d’Israël ? Deux rapports de l’ONU sur le "Développement Humain Arabe", rédigés par des auteurs arabes, répondent par la négative. Les calamités sont le fait du monde arabe. La stagnation et le désespoir ont trois causes originelles. La première est le manque de liberté. Les Nations Unies évoquent la persistance des autocraties absolues, des élections truquées, d’une magistrature redevable à l’exécutif, et des contraintes qui pèsent sur la société civile. Les libertés d’expression et d’association sont aussi très sévèrement limitées. La seconde cause originelle est le manque de connaissance : soixante-cinq millions d’adultes sont illettrés, et environ 10 millions d’enfants n’ont pas eu la moindre instruction. De ce fait, le monde arabe rétrograde toujours davantage en matière de recherche scientifique et de développement de la technologie de l’information. Troisièmement, la participation féminine à la vie politique et économique est la plus basse au monde. La croissance économique continuera à stagner, aussi longtemps que le potentiel de la moitié de la population demeurera en grande partie inexploité.

Tout cela sera-t-il corrigé quand l’insulte judéo-occidentale faite à la fierté arabe disparaîtra définitivement ? Les millions de jeunes chômeurs désemparés, chair à canon pour les terroristes, disparaîtront-ils aussi – en même temps que le pouvoir exercé par un parti unique, la corruption, et les économies opaques ? Cette perspective n’a de sens que pour ceux qui aiment les explications simplistes, ou, pire, nourrissent une animosité particulière envers l’Etat juif.

*Josef Joffe est l’éditeur de Die Zeit, chercheur attaché la Hoover Institution, et membre distingué de l’Institut d’Etudes internationales, l’un et l’autre à l’université de Stanford.

MISE-À-JOUR

Une version française du texte est maintenant disponible. Merci au Judeoscope pour la traduction !

(H/T: David Ouellette)


29 juin 2007

Une politique pour les vivants Canada En Citations Québec

Pierre Bourgault

En cette « Journée nationale de protestation des autochtones », il est bon de se rappeler les propos de Pierre Bourgault (Le Devoir 18 octobre 1994):

"Au Québec, on compte à peu près 60 000 Amérindiens, soit 1/117e de la population québécoise. Voilà la réalité. Le discours nous parle abondamment des ancêtres. Soit. Mais nous cherchons des solutions pour les vivants, pas pour les morts. Or, quand on parle des vivants, on s’aperçoit que personne n’est ici depuis 10 000 ans et que personne d’entre nous n’y sera dans 100 ans. Voilà la réalité.

Le discours nous parle du mode de vie ancestral des Amérindiens, fondé essentiellement sur la chasse et la pêche. En réalité, c’est là le mode de vie ancestral de tous les êtres humains. Et puis après? La seule vraie question qu’il faut se poser est la suivante: est-ce que ce mode de vie, en l’an 2000, est propre à assurer la vie, le développement et l’épanouissement des peuples?"


29 juin 2007

La culture de la haine Coup de gueule En Vidéos Israël Moyen-Orient Palestine Terrorisme

Pour la religion de paix, on repassera…

De quoi donner raison à Jacques Brassard:

Le Quotidien
L’héritage de la haine et de la violence
Jacques Brassard (mercredi, 27 juin 2007, p. 11)

Qui peut bien être responsable de la guerre civile qui ensanglante la bande de Gaza? Quelle curieuse question! Ben voyons! Vous savez fort bien que ce sont les belliqueux États-Unis et l’Immonde Israël, qui portent la responsabilité du triomphe, chez les Palestiniens, de la haine, du fanatisme, de la violence et de l’obscurantisme.

Si je me permets de faire ainsi de l’ironie, c’est parce que bien de prétendus spécialistes de la question et beaucoup d’"idiots utiles" sont fermement convaincus que le peuple palestinien représente l’archétype de l’Opprimé et la figure emblématique de la Victime; par voie de conséquence, les coupables tout désignés de la violence pathologique qui sévit dans les Territoires sont forcément les "Américains sans-coeur et les Juifs enragés".

Pourtant, depuis la naissance d’Israël, en 1948, l’impossibilité d’instaurer la paix au Proche-Orient a pour cause unique et persistante la volonté de tous les peuples arabes de la région, de tous les États voisins et de toutes les organisations islamistes du coin, de détruire Israël, de l’anéantir à tout jamais, de le "rayer de la carte", pour utiliser l’expression du despote illuminé de Téhéran.

Dans toutes les guerres qui ont suivi la création d’Israël – que ce soit celle des Six Jours, en 1967, ou du Yom Kippour, en 1973 – l’objectif poursuivi par les armées arabes coalisées (Égypte, Syrie, Jordanie) a toujours été l’anéantissement d’Israël. Lorsque, dans les années 80, le terrorisme aveugle contre les civils innocents a remplacé les opérations militaires "classiques", le but recherché, lui, n’a pas changé. Il s’agit toujours de détruire Israël.

Hamas

Illustrons ce propos par des citations de la Charte du Hamas: "Le Mouvement de la résistance islamique est un mouvement honorable [!] qui fait allégeance à Allah et à sa voie, l’islam. Il lutte pour hisser la bannière de l’islam sur chaque pouce de la Palestine. Il n’existe pas de solution à la question palestinienne, excepté le jihad. Les initiatives, les propositions et les conférences internationales sont une perte de temps et des tentatives vaines."

C’est très clair: il s’agit d’éliminer Israël. Que nous dit l’ex-Premier ministre du gouvernement du Hamas, Ismael Haniyeh, celui que les "idiots utiles" (utiles à l’islamisme) jugeaient apte à mener des négociations? "Les arrogances américaine et sioniste, glapissait-il, exigent de nous que nous approuvions l’usurpation des terres palestiniennes et que nous arrêtions la guerre sainte…Tour cela n’arrivera pas. Nous ne reconnaîtrons jamais le gouvernement sioniste usurpateur et nous continuerons notre guerre sainte jusqu’à la libération de Jérusalem".

Reconnaissons-le: le Hamas a au moins le mérite de la clarté. Il faut vraiment être aveuglé par l’antiaméricanisme et l’antisémitisme pour ne pas voir que l’objectif premier de toutes les légions terroristes du Moyen Orient – Hamas, Jihad islamique, Hezbollah – ce n’est pas de créer un État palestinien coexistant avec l’État Hébreu, mais de pulvériser Israël.

Culture de la haine

Voilà pourquoi l’enfer de Gaza, dans lequel croupissent et se morfondent les Palestiniens, n’est que le fruit pourri de la culture de la haine et de la violence qui imprègne, depuis des décennies, tous les peuples de cette partie du monde. La faut n’en incombe certes pas au Président Bush qui, dès 2002, indiquait que les "États-Unis ne soutiendront pas l’établissement d’un État palestinien, jusqu’à ce que ses dirigeants s’engagent dans un combat tenace contre les terroristes et démantèlent leur infrastructure". Or, cette condition n’a jamais été remplie.

Ce n’est pas non plus Israël qui est responsable du chaos en territoire palestinien. Ce chaos est la conséquence de l’exaltation, par la société palestinienne, de la violence et de l’antisémitisme.

La haine des Juifs est enseignée dans les écoles palestiniennes comme une matière scolaire. Les mères des terroristes tueurs de civils se glorifient d’avoir enfanté des martyrs d’Allah. Devant cette frénésie de violence, il convient de rappeler qu’Israël a le droit d’exister et le devoir de se défendre.

L’État hébreu a pourtant fait de substantielles concessions dans l’espoir de faire naître la paix. Il a procédé à deux retraits majeurs de l’armée: au Liban sud, d’abord, et dans la bande de Gaza, ensuite.

Ces retraits furent considérés comme un aveu de faiblesse et, donc, comme une victoire de la Terreur. Résultat: la violence ne fit que s’amplifier sous la forme d’une pluie de missiles tombant sur les villes israéliennes.

Les choses doivent être claires: Israël a le droit et le devoir de lutter sans faillir pour exister. L’Occident tout entier (ce qui nous inclut) a le devoir d’être solidaire de ce combat. Sans dérobades ni atermoiements…

Jacques Brassard (Parti Québécois) a été ministre des Loisirs, ministre des Transports et ministre de l’Environnement, ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes et ministre des Ressources naturelles. Il a occupé à plusieurs reprises les positionz de leader parlementaire et de whip.


29 juin 2007

La résistance africaine En Chiffres États-Unis International

Les médias ont parlé cette semaine d'une étude du "Pew Research Institute" démontrant que l'antiaméricanisme est encore bien présent sur le globe.

Mais voici ce que les médias n'ont pas dit:

Afrique États-Unis

Il est à noter que le même sentiment est aussi observable en Amérique Latine: le Pérou, le Venezuela, le Mexique et le Chili ont une opinion favorable des États-Unis dans une proportion supérieure à 50%.

Et ce n'est pas tout:

Afrique États-Unis Afrique États-Unis

Il est à noter que pour l'Europe de l'Ouest, la conception américaine de la démocratie et de l'économie ne trouvent qu'un appui de 20%.

Rien de nouveau au fond: les choses que nous jetons aux poubelles parce que nous les prenons pour acquises feraient le bonheur des africains qui en sont privées…

Source:
Pew Research Center
Global Unease With Major World Powers


28 juin 2007

Maître chez nous Économie Québec

Québec ÉconomieHier, Claude Béchard a annoncé que le gouvernement donnait son autorisation pour la construction d'un port méthanier à Gros-Cacouna. Dans la conférence de presse suivant l'annonce, un journaliste a demandé si le projet allait permettre d'exporter du gaz naturel aux États-Unis. Presque gêné, comme si la chose était honteuse, le ministre a reconnu qu'il était possible que le port soit aussi utilisé pour vendre du gaz aux américains…

Pourquoi cette gêne ? Comme si faire du business avec les américains était quelque chose de sale dont il faudrait se confesser. Cette attitude explique, en parti, la stagnation économique du Québec. Normalement le ministre aurait du être fier et clamer haut et fort que les exportations de gaz vers les États-Unis allaient augmenter. Car c'est en exportant en dehors de nos frontières qu'on peut véritablement dynamiser notre économie en y injectant de l'argent frais.

Mais non, au lieu d'afficher sa satisfaction le ministre a plutôt joué profil bas, comme si faire du business avec les américains signifiaient automatiquement qu'on se fait avoir. À force de se faire répéter "maître chez nous", on a oublié qu'on pouvait aussi être maître ailleurs. Le "maître chez nous" de Lesage c'est transformé en isolationnisme.


28 juin 2007

Pauline la pas fine Québec

Pauline Marois n'est pas chef du PQ depuis 24h, que déjà on lui reproche sa trop grande tiédeur face à la souveraineté

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Le PQ reste le PQ…


28 juin 2007

De la démocratie en Amérique États-Unis

CIACette semaine la CIA a dévoilé ses "Family Jewels", une liasse de document faisant 700 pages et qui retrace toutes les activités illégales de la CIA au plus fort de la guerre froide.

En 1973 le scandale du Watergate bat son plein et le public est stupéfait d'apprendre que d'anciens agents de la CIA ont trempés dans l'affaire. C'est dans ce contexte que James R. Schlesinger s'amènera comme nouveau directeur de la CIA. Son premier geste à ce poste fut d'exiger la rédaction d'un rapport mentionnant toutes les activités illégales impliquant la CIA. Ce rapport prendra le nom de "Family Jewels" et sera rendu public le 25 juin 2007.

La divulgation des "Family Jewels" représente la plus belle preuve de la santé de la démocratie au États-Unis. Alors que les polices secrètes de l'autre côté du rideau de fer détruisaient leurs archives (la Stasi et le KGB ont encore beaucoup de secrets), la CIA s'afférait à les mettre par écrit pour que l'histoire puisse juger ses actions.

Vous en connaissez beaucoup des dictatures qui prennent le soin de consigner par écrit leurs actions moins glorieuses pour ensuite les rendre publiques ? Vous pensez que le Venezuela ou la Chine consignent par écrit leurs actions illégales ?

Aux États-Unis, la démocratie est encore plus puissante que la CIA.


27 juin 2007

Goodbye Mr. Blair… En Citations Europe Philosophie

Tony Blair

Aujourd’hui, l’un des hommes politiques les plus important des 20 dernières années tire sa révérence. Bonne retraite Mr. Blair et merci:

"On apprend l’art de gouverner en prenant des décisions. Parfois on a raison, parfois on se trompe. Mais quoi qu’il arrive, on fera des mécontents. Quand j’ai commencé en politique, je voulais plaire à tout le monde. Et puis, avec l’expérience, on apprend qu’on ne peut pas plaire à tout le monde. On finit par comprendre que la meilleure chose, c’est de faire ce qui nous nous paraît juste et de laisser les autres penser ce qu’ils voudront."


27 juin 2007

Bush a-t-il sauvé des vies ? États-Unis Irak

Red CrossL'invasion de l'Irak a-t-elle permis de sauver des vies ?

Les sanctions de l'ONU imposées à l'Irak suite à l'invasion du Kuwait ont durée 13 ans (1990-2003). Durant cette période, on estime que les sanctions ont fait entre 400 000 et 1 5000 000 victimes. L'embargo a donc fait en moyenne entre 31 000 et 115 000 victimes par année.

En 2003, l'invasion de l'invasion de l'Irak a mis un terme aux sanctions. On estime que la guerre en Irak a fait entre 66 500 et 72 800 victimes ce qui représente une moyenne annuelle entre 16 600 et 18 200 victimes.

D'un stricte point de vue mathématique, il semble que l'invasion de l'Irak a permis, dans une certaine mesure, de sauver des vies en rendant possible la levé de l'embargo.


27 juin 2007

Top 5 Qc Québec Top Actualité

Le Top 5 de l'actualité québécoise (20-26 juin) selon Influence Communication:

Actualités Québec

L’Afghanistan sur toutes les tribunes

La présence canadienne en Afghanistan a été le sujet de l’heure pendant toute la semaine. La perte de soldats canadiens, la manifestation dans les rues de Québec et le passage de militaires à l’Assemblée nationale ont occupé 2,91% de l’ensemble de l’actualité.

La fête de la Saint-Jean-Baptiste a obtenu quant à elle un poids médias de 2,19%. Il a été abondamment question de l’ouverture des commerces. La presse écrite en a fait son principal dossier avec 5% de son contenu. L’an dernier, la fête nationale n’avait généré que 1,72% de tout le contenu des nouvelles.

Le dossier de Bell Canada a refait surface avec la possible fusion avec Telus. Le dossier a obtenu 1,05%.

La question de la sécurité dans le métro ainsi que le bilan de la dernière session parlementaire à Québec occupent respectivement la 4e et la 5e place avec 0,95% et 0,87%.

Source:
Influence Communication
Influence Communication


27 juin 2007

Top 5 USA États-Unis Top Actualité

Le Top 5 de l'actualité américaine (17-22 juin) selon le Pew Research Center:

Actualités États-Unis

The Bloomberg Boomlet Drives 2008 Campaign Coverage

The 2008 presidential contest was the leading story last week, filing 11% of the newshole in the period from June 17-22, according to PEJ’s News Coverage Index. (It was the top event in the cable (18%) and radio (12%) sectors last week.) And about 45% of all the campaign stories PEJ examined involved Bloomberg.

It seemed like everybody was talking about New York’s mayor. He and California Governor Arnold Schwarzenegger were the smiling cover boys on the June 25 issue of Time magazine. Writing in the June 24 Washington Post, Ed Rollins, who helped direct Ross Perot’s 1992 third-party candidacy, basically embraced the idea of a Bloomberg run in a column headlined, “Come on In, Mike. It Could Be a Wild Ride.”

“Here at home, a political bombshell tonight,” was how CBS anchor Russ Mitchell broke the news of Bloomberg’s party change on the June 19 newscast. “There has been speculation Bloomberg might run for president as an independent.”

“Can a brilliant—and he is—successful—and he is—competent—he’s proven to be—Jewish executive be elected President of the United States?” That’s the question liberal radio talk host Ed Schultz asked his listeners on June 20.

That same day Bloomberg’s hometown paper, The New York Times, ran this page-one headline that was sober without foreclosing any options: “Bloomberg Cuts Ties to G.O.P., Fueling Further Talk of ’08 Bid: Mayor Faults Both Parties as Timid on Big Issues.”

While the Bloomberg boomlet fueled coverage of the White House race, violence and tensions in the Middle East also generated major attention last week. The major U.S. offensive, “Operation Arrowhead Ripper,” against Iraq insurgents helped make events in that country the second-biggest story of the week (9%). The situation on the ground in Iraq was the top story in the newspaper (10%), online (15%) and network TV (12%) sectors.

Given the continuing fallout from the Palestinian fighting that effectively gave Hamas control of the Gaza Strip and left Fatah in charge of the West Bank, the Palestinian crisis was next at 7%.

Two breaking-news tragedies also made the top-10 story list. The disappearance of pregnant Ohio woman Jessie Davis (her body was subsequently found and her boyfriend charged with her murder), was the fourth-biggest story at 5%. And the June 18 furniture store blaze that claimed nine firefighters in Charleston, South Carolina was the number six story at 3%.

Immigration was the fifth-biggest story (4%) with the fate of the controversial immigration bill hanging in the balance. While coverage is likely to spike if there is a final legislative showdown this week, the story cooled a bit last week after being the top subject from June 10-15.

Source:
journalism.org
The Bloomberg Boomlet Drives 2008 Campaign Coverage


26 juin 2007

Faire payer les Africains Économie En Chiffres En Vidéos Europe Gauchistan International Mondialisation

Grand reportage propagande diffusée sur les ondes de RDI:

Le vidéo à été retiré à la demande de Radio-Canada

Le discours de la gogauche ne cessera jamais de m'étonner. On demande aux Africains, qui ne sont pas riches, de payer plus cher leurs aliments pour faire vivre une poignée d'agriculteurs improductifs. C'est bien beau le romantisme qu'on tente d'associer à la paysannerie, mais le romantisme ça ne nourrit personne, surtout quand le produit est plus cher ! La gogauche devrait plutôt se réjouir: on a réduit le prix des aliments en Afrique.

Pour ce qui est de la Banque Mondiale, du Fond Monétaire Internationale et de l'Organisation Mondiale du commerce qui auraient condamné les gens à la famine, on repassera:

Malnutrition

En Chine au cours des 30 dernières année, le % de gens souffrant de malnutrition est passé de 46% à 12% !

Source:
FAO
Food Security Statistics


26 juin 2007

De la liberté en Amérique Canada Économie En Chiffres États-Unis Québec

Comment se classe le Québec au chapitre de la liberté économique à l'échelle du Canada et de l'Amérique du Nord ? Pas très bien…

Fraser Institute

Pour vous donner une idée, chaque point gagné dans l'index se traduit par une augmentation du PIB de 5 483$ par habitant !

Aux États-Unis, les états les plus libres sont le Delaware (8.6), Colorado (7.7), Caroline du Nord (7.7) Géorgie (7.6), Névada (7.6) et le Texas (7.6). Les états américains les moins libres: le Maine (6.1), Mississipi (5.8), Montana (5.7), Nouveau Mexique (5.7) et la Virginie Occidentale (5.3).

Sauf pour l'Alberta, comment expliquer la performance exécrable du Canada ? La damnée péréquation…

Fraser Institute
Economic Freedom of North America: 2006 Annual Report

The results show that, while economic freedom has a powerful impact in Canada, its impact on US states is far greater. This is likely because of Canada’s fiscal federalism. This system transfers money from rich to poor provinces. Since economic freedom spurs prosperity and growth, fiscal federalism in effect transfers money from relatively free provinces to relatively unfree provinces, muting the impact of economic freedom and perversely creating incentives for provincial politicians to limit economic freedom and, thus, economic growth since this increases the flow of federal transfers, which are directly controlled by these politicians. This enhances their power and their ability to reward friends and penalize enemies.

Voici comment l'index des libertés économiques a évolué dans le temps:

Fraser Institute

Source:
Fraser Institute
Economic Freedom of North America 2006


26 juin 2007

Base politique Canada En Chiffres Québec

Quand Stephen Harper fera le bilan de la dernière session parlementaire, il pourra regarder le Québec en se disant "mission accomplie".

Voici la note de confiance que reçoit Harper au Québec et dans le ROC:

Harper

Au Québec, on assiste à l'émergence d'une véritable base conservatrice, des gens qui partagent la vision du Canada défendue par Harper et qui n'ont plus peur de s'afficher. C'est un exploit considérable pour un type qui est un pur produit de l'ouest canadien. Qui aurait cru qu'un jour un Albertain allait menacer l'emprise monopolistique du Bloc Québécois dans la belle province !

Pour ce qui est des 2 talons d'Achilles de Harper, l'environnement et l'Afghanistan, les sondages ont démontré que ces 2 enjeux ne menacent pas la base politique conservatrice au Québec.

Si Harper peut se féliciter de l'émergence d'une solide base politique au Québec, c'est tout le contraire pour le Parti Québécois qui voit sa base s'effriter.

85% des Québécois estiment que la souveraineté est une option qui stage ou est en régression. Pire encore pour les milieux nationalistes, les Québécois se disent tout aussi fier de leur identité québécoise que canadienne.

On a dit que l'élection de Mario Dumont comme chef de l'opposition officiel marquait un changement de paradigme dans la politique québécoise. Et si le véritable changement de paradigme n'avait pas été l'élection de Harper ? Que l'élection de Dumont n'était que la conséquence de l'élection de Stephen Harper ?

Un Albertain maître d’oeuvre du renouveau politique au Québec…  Tout peut arriver en politique !

Source:
Léger Marketing
L’Afghanistan et l’environnement, les deux talons d’Achille du gouvernement


25 juin 2007

Selon des sources palestiniennes… En Vidéos Israël Palestine Terrorisme

Vous ne verrez plus jamais les nouvelles de la Palestine de la même manière…