Antagoniste


29 mai 2007

Chavez, le fossoyeur de la liberté En Images Venezuela

Ne vous en faites plus pour la démocratie au Venezuela, elle est déjà morte…

Venezuela Chavez Venezuela Chavez

Venezuela Chavez Venezuela Chavez

University students march in protest against Venezuela's President Hugo Chavez's decision to shut down opposition-aligned television station Radio Caracas Television, RCTV, in Caracas.

People take part in a protest after the channel RCTV was forced off the air in Caracas May 28, 2007. Venezuela's President Hugo Chavez took Radio Caracas Television, or RCTV, off the air at midnight on Sunday and replaced it with a state-run channel to promote his socialist programs. The move sparked international condemnation.


28 mai 2007

Politique en vrac En Chiffres Québec

Résultats du sondage Léger Marketing publié aujourd'hui:

Léger Marketing

Pas d'effet Marois
Voilà qui pourrait refroidir l'ardeur électorale du PQ. Avec une progression inférieur à 2 points par rapport à la dernière élection, pas de quoi faire chauffer les autobus de campagne. Autre élément troublant pour les péquistes, la souveraineté atteint sont plus bas niveau depuis 5 ans (oui: 37%; non: 59%). Même chez les francophones, la souveraineté n'a plus la cote (oui: 42%; non: 54%).

Pas de baisse d'impôt mais…
Plusieurs résultats contradictoires sur les baisses d'impôts. 70% des gens sont contres, mais 56% ne veulent pas voir le gouvernement tombé pour une question budgétaire. J'en suis venu à me demander si les Québécois ne s'opposent pas aux baisses d'impôt avec pour seul prétexte qu'elles ont été proposées par Charest… Tout ce que Charest touche fini par se transformer en sujet de contestation. Les québécois ne sont pas contre les baisses d'impôt, mais ils sont contre des baisses d'impôt faites par Charest.

Arrogance
Pas celle de Jean Charest mais celle des 2 partis d'oppositions qui se comportent comme s'ils étaient au pouvoir. Lors de la dernière élection fédérale, Harper avait promis de baisser la TPS. Tous les partis d'opposition étaient contre mais par respect et "bon sens", ils n'ont pas empêché Harper de tenir sa promesse. Dommage que le PQ et l'ADQ n'aient pas cette sagesse.

Opposition junior
L'ADQ, en fermant complètement la porte à toute forme de négociation avec le PLQ à fait preuve d'un rare amateurisme. Une alliance ADQ-PLQ allait pourtant de soit, les 2 partis étant à droite sur l'échiquier politique. Mais l'ADQ a préféré donner toute la glace au PQ. Résultat, lors de la prochaine élection, les péquistes pourront se vanter d'avoir fait des gains alors que l'ADQ pourra se vanter de… pas grand chose… Bref, ceux qui ont voté pour l'ADQ dans l'espoir d'avoir du changement, c'est raté.

Les québécois sont riches et/ou ne savent pas compter
J'ai entendu des gens dire "les baisses d'impôt, ça vaut pas la peine, ca ne donne juste 60¢ par jour". 60¢ par jour c’est pas assez pour un billet de 6/49, mais ça donne un beau chèque de 219$ à la fin de l'année. Quand on peut se permettre de lever le nez sur un chèque de 219$, c'est signe qu'on est assis sur une petite fortune et/où qu'on ne sait pas compter.

Je me souviens

Gilles Taillon

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Gilles Taillon (La Presse, 15 avril 2003 p. A16):

"En plus des baisses d’impôt et de la réduction des dépenses publiques, le fait qu’il n’y aura plus de souveraineté dans l’air va améliorer le climat pour l’investissement au Québec. […] Du côté des impôts, il faut aussi redresser la barre, surtout pour la classe moyenne, qui est littéralement égorgée."

Gilles Taillon

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Gilles Taillon (Radio-Canada, 15 avril 2004):

"Le budget a été décevant, il a y eu peu de réalisations pratiques. Il faut que le gouvernement revienne à son plan de match. […] Il faut baisser les impôts et réorganiser l’État."


28 mai 2007

Au pays des « impophiles » Économie Gauchistan Québec

"Cette opposition aux baisses d'impôt épouse les mêmes contours et la même dynamique que les mouvements qui, depuis vingt ans, ont bloqué le Québec et perpétué l'immobilisme."

La Presse
Au pays des «impophiles»
Alain Dubuc

Résumons. Nous assistons à une mobilisation pour renverser le gouvernement Charest et l'empêcher de réduire les impôts des Québécois. C'est, en soi, une situation parfaitement surréaliste. Les Québécois sont-ils vraiment tombés sur la tête?

Si le psychodrame qui se déroule à l'Assemblée nationale ne trouve pas de solution, si les trois partis ne retrouvent pas le chemin de la raison, et qu'on se retrouve en élections sur le rejet du budget de Monique Jérome-Forget, on pourra dire que les Québécois ne forment pas une nation, mais qu'ils constitueront plutôt une nouvelle race sur la planète.

Une race qui se bat pour maintenir son fardeau fiscal et qui donne un sens tout à fait nouveau au concept de paradis fiscal. Les Québécois seraient donc des "impophiles", une forme de déviance économique, qui mène à aimer les impôts élevés!

Mais les Québécois sont-ils impophiles? Le PQ et l'ADQ, en s'opposant au budget libéral, reflètent-ils en cela la volonté de la population? Il est difficile de décoder le message précis qu'ont envoyé les électeurs le 26 mars dernier. Mais un sondage montrerait sans doute que l'appui aux baisses d'impôt du gouvernement Charest n'est pas très élevé.

Il y a de l'impophilie au Québec. Et il faut regarder d'où elle vient. Elle s'explique tout d'abord par le fait que 42% des contribuables québécois ne paient pas d'impôt sur le revenu. En partant, 42% des électeurs n'ont aucune raison d'appuyer une mesure qui ne leur profite pas et préféreraient certainement que cet argent soit affecté à des programmes dont ils peuvent profiter. Ils voteront donc pour que les autres continuent à payer!

Ajoutez ceux qui profiteraient du fait que cet argent serve plutôt à développer les services publics, à commencer par les employés de l'État. Sans oublier toute la famille de gauche, groupes populaires et syndicaux, sociaux du PQ, solidaires qui, pour des raisons idéologiques, s'opposent aux baisses d'impôt. Ça fait du monde. L'ADQ, en se joignant au mouvement pour une autre raison, l'importance de réduire la dette, fournit à ses improbables alliés un argument de plus à leur croisade.

Cette opposition aux baisses d'impôt épouse les mêmes contours et la même dynamique que les mouvements qui, depuis vingt ans, ont bloqué le Québec et perpétué l'immobilisme. C'est essentiellement une nouvelle manifestation de la puissance des forces du statu quo qui ont combattu le changement avec succès et contribué à notre relative stagnation. On le voit d'ailleurs à la nature des arguments indignés que l'on invoque depuis jeudi pour dénoncer le projet libéral.

C'est le cas de l'espèce de moralisme gauchisant, que Mario Dumont reprend sur le mode du populisme de droite, et qui consiste à s'indigner du fait que les baisses d'impôt promises dans le budget profiteront aux riches. On oublie commodément que les pauvres ne paient déjà plus d'impôt, que les classes moyennes, ce n'est pas seulement les familles qui gagnent entre 25000$ et 50000$, et surtout, qu'il est un peu normal que les baisses d'impôt profitent aussi à ceux qui en paient beaucoup.

C'est également le cas de la façon dont s'expriment les inquiétudes sur la dette.

Dans le cas des programmes sociaux, la plupart des Québécois commencent à accepter l'idée que la meilleure façon d'être solidaires, c'est de créer la richesse qui permettra de la redistribution. La même logique devrait s'appliquer à nos obligations de solidarité intergénérationnelle. La meilleure façon de réduire le fardeau de nos enfants, c'est le progrès économique et la création de richesse. Mais ce pas n'a pas encore été franchi, et l'opposition dette-impôt, quand elle est formulée de façon simpliste, est foncièrement statique.

On aurait pu croire que les résultats des élections du 26 mars, avec un gouvernement libéral minoritaire et une opposition adéquiste, aurait permis une dynamique nouvelle et aidé le Québec à lutter contre la paralysie. Que le fait que les deux tiers des Québécois aient voté pour des partis à la droite du centre permettrait des déblocages qui jusqu'ici n'étaient pas possibles. Mais c'est le contraire qui s'est produit. Et l'ADQ, en choisissant de jouer de façon rigide son rôle d'opposition, en est largement responsable.

Et le résultat est là. Si le cirque de l'Assemblée nationale mène à un renversement du gouvernement Charest et force des élections, le Québec risque le recul. On enverra un message effroyable, ici et ailleurs, on encouragera les forces de résistance au changement et on compromettra la capacité du Québec, peu importe qui le dirigera, de retrouver le chemin de la véritable croissance.


28 mai 2007

La mondialisation de la liberté Économie En Chiffres International Mondialisation

Quelle est l'effet de la mondialisation sur la liberté de presse ?

En utilisant le "The Globalization Index" de la revue Foreign Policy, j'ai divisé les pays en 4 groupes: le "groupe 1" représentant les pays les plus mondialisés et le "groupe 4" les pays les moins mondialisés. Pour chaque groupe, j'ai déterminé la liberté de presse moyenne en utilisant le classement 2006 de Reporter Sans Frontières.

Le résultat:

Mondialisation

Plus un pays est mondialisé, plus il est ouvert sur le monde, plus ses commettants sont nombreux et plus l'obligation de transparance est présente. Conséquence: il est difficile pour un "gouvernement mondialisé" d'exercer un pouvoir coercitif sur la presse.

Sources:
FOREIGN POLICY
The Globalization Index

Reporters Sans Frontières
Classement mondial de la liberté de la presse 2006


27 mai 2007

Le nationalisme, la gauche et la droite En Citations International Philosophie

Friedrich Hayek

Friedrich Hayek, philosophe et économiste de l’École autrichienne, promoteur du libéralisme contre le collectivisme et l’étatisme (Prix Nobel d’économie en 1974):

"The advocates of individual freedom have generally sympathised with aspirations for national freedom — that is, with the desire of peoples to be free from foreign yoke and to determine their own fate — and this has led to the constant but uneasy alliance between the liberal and the national movements during the nineteenth century. But though the conception of national freedom is analogous to that of individual freedom, it is not the same; and the striving for the first has not always enhanced the second. It has sometimes led people to prefer a despot of their own race to the liberal government of the alien majority; and it has often provided the pretext for ruthless restrictions of the individual liberty of minorities.

Nationalistic bias frequently provides the bridge… to collectivism: to think in terms of ‘our’ industry or resource is only a short step away from demanding that these ‘national assets’ be directed in the ‘national interest’."


27 mai 2007

Sauvez les décrocheurs ? Chine Économie En Chiffres International Mondialisation Québec

Supposons que nous pourrions accorder le plein emploi à notre main-d'oeuvre non qualifiée en exterminant chaque homme, femme et enfant chinois. Vous seriez d'accord ?

Bien sûr que non. Votre réponse, je l'espère, sera à l'effet que tuer pour aider notre main-d'oeuvre non qualifiée est une entreprise moralement injustifiable.

Ok, maintenant supposons que nous pourrions protéger annuellement le travail de 2% de notre main-d'oeuvre non qualifiée en mettant en place des mesures protectionnistes. Vous seriez d'accord ?

Vous seriez prêt à condamner à la pauvreté les travailleurs chinois pour protéger le travail de 2% de gens non qualifiés du Québec ?

Chine Mondialisation

Les économistes ont l'habitude de soupirer quand les gens s'opposent à la libéralisation des économies dans le but de protéger des groupes d'intérêts particuliers. Mais quand certains s'opposent à la libéralisation des économies pour protéger de la main-d'oeuvre non qualifiés, c'est tout le monde qui devrait soupirer, pas juste les économistes…

Qu'est-ce qu'elle a de si spéciale notre main-d'oeuvre non qualifiée pour que certains veuille baser nos politiques économiques pour cette dernière ?

Source:
LABORSTA
LABORSTA Internet


27 mai 2007

Open for Business Canada Économie En Chiffres Mondialisation

Les rumeurs de vente de l'Alcan à l'américaine Alcoa a une fois de plus déchaînée les tenant du protectionnisme. Selon eux, vendre à des étrangers signifie la perte de sièges sociaux et des emplois qui s'y rattachent. Vraiment ?

Voici d'abord un portrait général de la situation entre 1999 et 2005:

Siège Social

Parmi les 164 sièges sociaux auparavant sous contrôle canadien qui sont passés sous contrôle étranger entre 1999 et 2005, seulement 21% (34) ont été fermés, ce qui a entraîné la perte de 1 709 emplois. Par contre, 38 sièges sociaux ont été ouverts suite à la prise de contrôle par des intérêts étrangers d’entreprises canadiennes, ce qui s’est traduit par la création de 2 346 emplois. Bref, la prise de contrôle par des intérêts étrangers d’entreprises canadiennes a entraîné la création de nouveaux sièges sociaux et de nouveaux emplois.

Globalement, entre 1999 et 2005, l’augmentation de l'emploi dans les sièges sociaux au Canada est associée aux sièges sociaux sous contrôle étranger.

Siège Social

Décidément, Fernand Raynaud avait vraiment raison quand il s'est moqué des protectionnistes en disant:

Citation J’aime pas les étrangers, ils viennent manger le pain des Français.
Un jour, l'étranger a quitté le village avec sa femme et ses enfants.
Et depuis ce jour, on ne mange plus de pain…
Il était boulanger !
Citation

Source:
Statistique Canada
L’emploi dans les sièges sociaux au Canada, de 1999 à 2005


26 mai 2007

Qui a besoin du privé ? Chavez ! Économie Gauchistan Venezuela

Pourquoi Chavez ne peut pas et ne pourra sans doute jamais nationaliser complètement l'industrie du pétrole:

Le vidéo à été retiré à la demande de Radio-Canada
Extrait de L'heure des comptes, radio de Radio-Canada (vendredi 25 mai)


25 mai 2007

Ça sent les élections… En Vidéos Québec

Jean Charest lors de la période de questions du vendredi 25 mai 2007: