Alors que le PLQ et le PQ décident d'organiser une rencontre au sommet pour sauver le budget et éviter une élection, Mario Dumont a préféré se sauver dans une soirée de financement.
Un comportement franchement inacceptable pour un chef de l'opposition.
Sa stratégie est simple, en refusant de prendre part aux discussions, Dumont veut pouvoir blâmer les "vieux partis" en cas d'échec.
De la petite politique pour une personne avec d'aussi grandes responsabilités. Dumont, qui aurait pu tenir un rôle de conciliateur lors de cette rencontre, a plutôt décidé de se cacher pour regarder le train passer.
Quel est le leadership de Mario Dumont ? Celui d'un "Ponce Pilate" qui préfère se cacher quand les situations se corsent ?
MISE-À-JOUR
Le PQ ne renversera pas le gouvernement, le chef intérimaire du Parti québécois, François Gendron, affirme que le caucus du PQ a choisi de voter contre le budget demain, mais seulement trois députés voteront contre afin d'éviter de faire tomber le gouvernement Charest.
Le PLQ a donc tout l'été pour se débarasser de Charest !




















Peu importe le résultat, le chef de l’opposition officielle va axer son discours sur la vieille collaboration PQ-PLQ qui les auraient toujours liés, en dénoncer le résultat et dire qu’ils n’ont jamais rien changés, qu’ils ont fait tourner en rond le Québec en ne parlant que du chapitre fédéralisme vs. indépendance.
Une manière de consolider le vote des « on veut du changement ».
Le PQ ne renversera pas le gouvernement
Le chef intérimaire du Parti québécois, François Gendron, affirme que le caucus du PQ a choisi de voter contre le budget demain, mais seulement trois députés voteront contre afin d'éviter de faire tomber le gouvernement Charest.
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Le PLQ a donc tout l'été pour se débarasser de Charest.
La game de poker est finie, Charest a bien fait de callé le bluff du PQ. Pour une fois, il n’a pas reculé.
Dommage. Je voulais des élections parce que je n’adore pas pantoute Charest.
Eh bien, ce n’est pas fini pour lui… On attendra les grèves d’étudiant au début de l’automne quand le gouvernement haussera les droits scolaires. Moi, je n’hésiterai jamais à me rejoindre à eux !
Ensuite, Charest aurait souhaité que son gouvernement avait tombé pour éviter les maux violents à la tête.
Dumont fait le calcul suivant.
Si le budget passe, il a tout le beau jeu pour traité les deux autres partis de vieux partis et gna gna gna.
Si le Budget passe pas, soit il deviens PM parce que le lieutnant gouverneur lui offre, soit il deviens PM aux élections estivales. Que les gens veulent ou non d’une élection, c’est pas ça qui le dérange, l’important, c’est de savoir pour qui les gens vont voter. Les sondages lui étant favorable, normalement, il passe.
Avec les 3 partis à l’Ass. Nat. qui sont pour le dégel, ça risque de pas faire long feux cette grève…
Vous oubliez que le PQ est contre le dégel.
Marois c’est déjà prononcé en faveur.
D’ailleurs dans les négos PLQ/PQ sur le budget, le PQ n’a jamais demander le retrait du 50$ par session.
Par son attitude, Dumont nous prouve qu’il est loin d’être un grand politicien, alors que toutes les conditions gagnagntes sont réunies en sa faveur. Très dommage.
J’ai 4 sur 5.
Mario Dumont en conférence de presse (Aujourd’hui, 11h30):
J’ai comme l’impression que la stratégie de Dumont va se retourner contre lui.
Que la population va apprécier de voir le PLQ et le PQ négocier pour régler l’impasse.
J’ai l’impression que les gens pourraient reproché à Dumont de s’être caché durant cette crise.
J’anticipe déjà les pancartes électorales (l’année prochaine?): « inAction Démocratique du Québec »
Wow… “inAction Démocratique du Québec” génial !
Voici la chronique de Dubuc aujourd'hui:
Mais où était donc Mario?
Alain Dubuc, La Presse
Depuis une semaine, les projecteurs étaient braqués sur l'opposition péquiste et le gouvernement libéral. Ce sont eux qui auraient été pointés du doigt si leur mésentente avait provoqué des élections dont les Québécois ne voulaient pas.
Et pourtant, le grand artisan de cette crise politique, c'était Mario Dumont. C'est le chef de l'ADQ qui, en refusant de voter pour le budget libéral, avant même de l'avoir vu, a créé les conditions de cette impasse, dont la seule issue était une alliance contre nature entre deux partis qui n'ont aucun atome crochu. Avec l'habileté politique qu'on lui connaît, Mario Dumont a réussi à se tenir à l'écart de ce psychodrame dont il est pourtant largement responsable.
Mais cet épisode, avec la menace d'élections précipitées, nous aura forcé à regarder avec plus d'attention le chef adéquiste, pour voir comment il se comportait en période de crise, pour en connaître un peu plus sur ses projets et ses idées. La conclusion? Mario Dumont est plus près du pouvoir qu'en mars dernier, mais il n'est pas plus prêt.
Dans cette crise, le chef adéquiste n'a pas fait preuve d'un grand sens de l'État. En partant, son idée voulant que l'opposition doive s'opposer au budget, logique dans un contexte majoritaire, manquait de sagesse lorsque le gouvernement est minoritaire. Et quand il est devenu clair que le PQ, contrairement à toute attente, n'appuierait pas le budget, il était encore moins sage de s'en laver les mains, comme si la bonne marche de l'Assemblée nationale n'était pas aussi sa responsabilité.
D'autant plus que les raisons invoquées par M. Dumont pour refuser son appui au budget, derrière leur apparence de logique et de noblesse, révèlent bien des confusions, préoccupantes pour la suite des choses. En principe, l'ADQ s'oppose au budget parce que les baisses d'impôts mèneraient à de l'endettement et pénaliseraient. Mais il y a trois grands trous dans son discours.
Premièrement, l'opposition de Mario Dumont fait oublier que, sur le fond, le budget Jérôme-Forget est très proche de la logique adéquiste. Le programme électoral de l' ADQ précisait: «Toute marge de manoeuvre sera utilisée pour diminuer les impôts, rénover les infrastructures publiques et diminuer la dette publique.» Ce sont très exactement les trois pôles du budget libéral.
Il est vrai que Mme Jérôme Forget met le paquet sur les baisses d'impôts et s'attaque à la dette dans les années suivantes. Aux yeux des adéquistes, c'est une trop grande générosité fiscale, et une lutte contre la dette trop timide et trop tardive. Mais le désaccord entre l'ADQ et le PLQ ne porte pas sur la doctrine, les priorités ou les principes, mais sur le timing et le dosage. Ça ne justifie certainement pas que l'on contribue à renverser un gouvernement.
Deuxièmement, la façon dont l'ADQ aborde la question de la dette est simpliste. «On impose une taxe différée de 7 milliards aux générations futures», a affirmé le critique financier du parti, Gilles Taillon. C'est un raccourci. La dette augmentera de 5 milliards en deux ans et elle continuera d'augmenter par la suite. Mais le gros de la hausse s'explique par des placements et des immobilisations. Et cela va continuer parce que le Québec a un énorme rattrapage à faire dans ses infrastructures. Il faut tenir compte de la nature de la dette, et distinguer celle qui fera payer aux générations futures des dépenses pour satisfaire des besoins d'aujourd'hui, de celle qui permet de bâtir et de léguer des actifs dont nos enfants profiteront.
Troisièmement, M. Dumont affirme également que les baisses d'impôts ne donneront rien à 85% des Québécois parce que le gouvernement reprendra l'argent en augmentant les tarifs. L'argument est démagogique. Il est totalement incorrect de définir les hausses de tarifs comme des hausses de taxes. Quand l'État offre des services qui, ailleurs, sont dispensés par le privé, comme l'électricité, les garderies, l'assurance automobile, les citoyens ne paient pas des taxes, ils achètent un service. L'approche de M. Dumont est sans doute populaire, mais elle ne résiste pas à l'analyse.
Ces confusions nous disent une chose. Ce qui définit l'ADQ, ce n'est pas le conservatisme fiscal, ni la logique économique, mais bien davantage le populisme, avec ses accents moralistes et son désir de plaire.
Le dernier paragraphe de l’article d’Alain Dubuc résume très bien ce que représente l’ADQ : le populisme.
Jean Charest avait bien raison de se demander « L’ADQ représente quoi au juste? ». Aucune vision cohérente, si ce n’est que d’être du bord des sondages. Moi aussi je pense qu’il va se faire reprocher de ne pas avoir tenté de négocier quoi que ce soit et d’avoir dit « je vote contre peu importe le contenu ». Au moins le PQ peut dire qu’il a été chercher 111 M$. L’ADQ quant à elle n’a rien été chercher. Si les gens ont élus un gouvernement minoritaire, c’est parce qu’ils voulaient que les partis travaillent ensemble. Or, l’ADQ n’était pas là. Politique de la chaise vide.
Mais bon, peut-être qu’ils étaient satisfaits du budget dans le fond. Claudette Carbonneau a quand même qualifié le budget de « presque adéquiste ».
Quant à moi, je pense que Mario Dumont est pire que les vieux politiciens. Opportunisme crasse et absence de vison sont les meilleurs qualificatifs que je peux trouver pour l’instant. Il va avoir de la difficulté à expliquer au « vrai monde » qu’il était contre des baisses d’impôts. Le fait qu’il n’y aura pas d’élection cet été va donner le temps aux québécois de connaitre la soit-disant « équipe » de l’ADQ. Après avoir vu Gilles Taillon renier ses convictions, on peut penser que le temps ne va pas aider.
Quant à Charest je ne pense pas qu’il va se faire mettre dehors. Le PLQ, ça ne marche pas comme le PQ. Et Charest a gagné sa partie de poker.
En effet, si l’ADQ avait pris parti aux négos, ils auraient pu arracher ce 111 M$ au PQ en demandant que cet argent servent à payer la dette.
Notons que le PLQ n’a pas touché aux 950 million. Les 111 millions proviennent d’autres sources, « déterrées » par la doulce Monique (sic).
Le PQ et l’ADQ, en faisant front commun, auraient pu aller chercher 150 millions pour l’éducation et 300 millions pour la dette, soit environ la moitié des 950 millions en baisses d’impôts.
L’ADQ aura été aussi inflexible que le PLQ dans ce navrant épisode de la politique québécoise.
L’ADQ s’insurge de l’endroit où a été pris l’argent pour payer les mesure péquiste…
J’ai pour mon dire que s’il sont pas content, il avait juste a participé au négo pour trouver une autre source de revenue.
Oh maintenant elle l’est?
Bon, comme d’habitude, les trois partis contre le souhait de la majorité de la population qui est contre le dégel. C’est triste.
Et il ne faut qu’un vote du cabinet pour approuver le dégel, pas de l’Assemblé nationale.
En fait la majorité de la population est pour.
Il y a eu un sondage la dessus lors de la dernière campagne.
Un dégel contrôlé avec des hausses graduelles (indexées sur une combinaison d’indicateurs économiques), est mieux qu’un dégel catastrophique qui ne manquera pas de se produire lorsque la pression accumulée dans le système nous éclatera au visage.
Ah oui, maintenant je m’en souviens quand tu l’as posté peu après les élections.
http://sondazeff.monblogue.branchez-vous.com/2007/04/13
Ce sondage?
Je sais pas…je dirais pas que « peu d’accord » voudrait dire « pour ».
Non
Sondage de Radio-Canada
Merci, tu m’a convaincu. J’étais pas au courant donc.
David, j’aimerais bien savoir ce que tu penses de Dumont le populiste qui veut forcer les cies de cinéma à doubler les films au Qc.
Protectionnisme nationaliste digne du PQ…
C’est absolument désolant… J’avais l’intention d’écrire un billet la dessus.
Si Mario Dumont n’aime pas l’argot français de Shreck, il a juste a ne pas aller voir le film…