Les États-Unis n'ont jamais été aussi critiqués, leur président n'a jamais été aussi détesté pourtant…
Pourtant on peut voir en ce moment l'élection de très nombreux leaders qui n'ont pas peur d'afficher leurs sentiments pro-américains:
France: Nicolas Sarkozy
Canada: Stephen Harper
Australie: John Howard
Allemagne: Angela Merkel
Suède: Fredrik Reinfeldt
Danemark: Anders Fogh Rasmussen
Pays-Bas: Jan Peter Balkenende
Colombie: Álvaro Uribe
Et je ne parle pas des petites républiques de l'Europe de l'est qui sont elles aussi dirigées par de nombreux leaders pro-américains.
Paradoxe intéressant s'il en est un… Si les gens n'aiment pas les États-Unis, ile ne semble pas qu'être pro-américain est un handicap pour les politiciens.




















Il y a eu un certain temps Berlusconi en Italie, Aznar en Espagne et Koizumi au Japon.
C’est peut-être juste une impression mais, avant d’être pro-américain, c’est souvent leur discours autour de « vouloir remettre de l’ordre » qui peuvent les porter au pouvoir.
De l’ordre en matière économique (ex.: fin des déficits, meilleure économie), au niveau criminel (ex.: peines plus sévères aux criminels et aux jeunes délinquants) ou au niveau militaire (ex.: une armée plus forte, plus puissante).
Contrairement à leurs opposants communistes, socialistes, nationalistes ou de centre, la droite intéresse une partie de la population (la « majorité silencieuse » ?) qui veut des dirigeants avec une image forte, parfois allant même jusqu’à cibler des groupes de la société dans les discours pour renforcer son prestige, l’aura de « dureté ».
Notez que même si les québécois sont anti-américains, pacifistes et pro-kyoto, Harper est en forte hausse dans les intentions de vote au Québec (28% à égalité avec le Bloc).
Nos Patriotes, surtout Papineau et Nelson, étaient très influencés par le républicanisme américain. Bien que ce républicanisme ait été occulté pendant une bonne partie de l’Histoire du Canada, je crois qu’il a toujours été présent chez certains esprits libres canadiens.
Plus récemment, en lisant « Les nouvelles cordes sensibles des Québécois » (2006) de Jacques Bouchard, je constatais que 7 de nos valeurs les plus importantes sont de nature résolument « nord-américaines ». De ces valeurs, l’une d’elles représente l’attirance et le respect d’une bonne majorité des Québécois envers les États-Unis: la « Solidarité Continentale ».
Quand ils perçoivent que l’enjeu est vraiment important, qu’il concerne nos valeurs communes (car il y en a!), les Québécois penchent en faveur des États-Unis.
Le discours critique envers les États-Unis peut prendre plusieurs formes. Par exemple, ce n’est pas parce que je considère avec intérêt les arguments de Eisenhower sur le complexe militaro-industriel que je suis anti-américain; plutôt, mon inquiétude est de voir les Américains perdre certaines de leurs valeurs fondamentales, de voir des lois comme le PATRIOT Act ronger les libertés défendues par leur Constitution (qui est l’un des documents les plus importants de l’Histoire de l’Humanité, rien de moins). Étant inquiet pour eux, je le suis aussi pour moi. Après tout, le tout premier satellite américain n’est pas « Explorer 1″ mais bien… le Canada!
Les États-Unis, dans ce qu’ils représentent d’idéologique et de moral, sont un modèle incontournable. Un bel équilibre de l’équilibre entre républicanisme et démocratie participative.
Dans les faits, la situation actuelle peut être perçue comme très négative, voire critique. Je me souviens avoir été complètement renversé par certaines décisions incroyablement stupides de Bill Clinton, de la même manière que Bush me hérisse le poil.
Mais on peut se rassurer, peut-être, en consultant la longue liste des présidents américains exceptionnels, et en se disant que ce peuple à la couenne solide ne manquera pas de rectifier le tir si leur gouvernement s’éloigne trop de leurs idéaux.
Je dirais plutôt que c’est le gouvernement fédéral américain qui n’a jamais été aussi critiqué. Pas le peuple.
Rares sont les citoyens qui se battent pour des idéaux, tel que « no taxation whithout representation » (contre leurs propres semblables). La plupart du temps, les gens se révoltent parce qu’ils crèvent de faim, comme ce fut le cas de la révolution française ou les patriotes.
Les Québécois en ont bien à apprendre….
Les gens aiment bien faire de la sémantique la dessus mais ça reste de la "masturbation intellectuelle"…
Les gens aiment bien ça rire des américains obèses, obsédés de sécurité, de religion et de grosses voitures.
Ah bon! Et quel est donc l’idéologie et la morale qui fait de ce pays un modèle…disons comparer au Canada.
On peut commencer par ceci.
Sans oublier ceci.
Les États-Unis ont déclaré ceci en 1776:
http://en.wikisource.org/wiki/United_States_Declaration_of_Independence
Nous avons tenté de déclarer ceci en 1837:
http://www.republiquelibre.org/cousture/NELSON.HTM
Nous avons échoué. Finalement, on nous a offert cela (dont il n’existe pas, à ce jour, de traduction officielle et à valeur juridique en Français):
http://lois.justice.gc.ca/fr/const/c1867_f.html
Un merveilleux document rédigé en notre nom, et qui contient entre autres ce passage amusant:
«À la Reine continueront d’être et sont par la présente attribués le gouvernement et le pouvoir exécutifs du Canada.»
Extrait que l’on peut comparer, pour établir un contraste, à cet extrait du texte américain nommé plus haut:
«The History of the Present King of Great-Britain is a History of repeated Injuries and Usurpations, all having in direct Object the Establishment of an absolute Tyranny over these States.»
Merci de me ramener à des textes de 1776 et 1787. Cela répond totalement à la question.
clopp,
J’apprécie le sarcasme. Vraiment.
hdufort,
je suis content de savoir que cela ne t’a pas offusqué et qu’en quelque part tu en apprécie le mordant.
au plaisir