Antagoniste


28 mai 2007

Politique en vrac En Chiffres Québec

Résultats du sondage Léger Marketing publié aujourd'hui:

Léger Marketing

Pas d'effet Marois
Voilà qui pourrait refroidir l'ardeur électorale du PQ. Avec une progression inférieur à 2 points par rapport à la dernière élection, pas de quoi faire chauffer les autobus de campagne. Autre élément troublant pour les péquistes, la souveraineté atteint sont plus bas niveau depuis 5 ans (oui: 37%; non: 59%). Même chez les francophones, la souveraineté n'a plus la cote (oui: 42%; non: 54%).

Pas de baisse d'impôt mais…
Plusieurs résultats contradictoires sur les baisses d'impôts. 70% des gens sont contres, mais 56% ne veulent pas voir le gouvernement tombé pour une question budgétaire. J'en suis venu à me demander si les Québécois ne s'opposent pas aux baisses d'impôt avec pour seul prétexte qu'elles ont été proposées par Charest… Tout ce que Charest touche fini par se transformer en sujet de contestation. Les québécois ne sont pas contre les baisses d'impôt, mais ils sont contre des baisses d'impôt faites par Charest.

Arrogance
Pas celle de Jean Charest mais celle des 2 partis d'oppositions qui se comportent comme s'ils étaient au pouvoir. Lors de la dernière élection fédérale, Harper avait promis de baisser la TPS. Tous les partis d'opposition étaient contre mais par respect et "bon sens", ils n'ont pas empêché Harper de tenir sa promesse. Dommage que le PQ et l'ADQ n'aient pas cette sagesse.

Opposition junior
L'ADQ, en fermant complètement la porte à toute forme de négociation avec le PLQ à fait preuve d'un rare amateurisme. Une alliance ADQ-PLQ allait pourtant de soit, les 2 partis étant à droite sur l'échiquier politique. Mais l'ADQ a préféré donner toute la glace au PQ. Résultat, lors de la prochaine élection, les péquistes pourront se vanter d'avoir fait des gains alors que l'ADQ pourra se vanter de… pas grand chose… Bref, ceux qui ont voté pour l'ADQ dans l'espoir d'avoir du changement, c'est raté.

Les québécois sont riches et/ou ne savent pas compter
J'ai entendu des gens dire "les baisses d'impôt, ça vaut pas la peine, ca ne donne juste 60¢ par jour". 60¢ par jour c’est pas assez pour un billet de 6/49, mais ça donne un beau chèque de 219$ à la fin de l'année. Quand on peut se permettre de lever le nez sur un chèque de 219$, c'est signe qu'on est assis sur une petite fortune et/où qu'on ne sait pas compter.

Je me souviens

Gilles Taillon

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Gilles Taillon (La Presse, 15 avril 2003 p. A16):

"En plus des baisses d’impôt et de la réduction des dépenses publiques, le fait qu’il n’y aura plus de souveraineté dans l’air va améliorer le climat pour l’investissement au Québec. […] Du côté des impôts, il faut aussi redresser la barre, surtout pour la classe moyenne, qui est littéralement égorgée."

Gilles Taillon

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Gilles Taillon (Radio-Canada, 15 avril 2004):

"Le budget a été décevant, il a y eu peu de réalisations pratiques. Il faut que le gouvernement revienne à son plan de match. […] Il faut baisser les impôts et réorganiser l’État."


28 mai 2007

Au pays des « impophiles » Économie Gauchistan Québec

"Cette opposition aux baisses d'impôt épouse les mêmes contours et la même dynamique que les mouvements qui, depuis vingt ans, ont bloqué le Québec et perpétué l'immobilisme."

La Presse
Au pays des «impophiles»
Alain Dubuc

Résumons. Nous assistons à une mobilisation pour renverser le gouvernement Charest et l'empêcher de réduire les impôts des Québécois. C'est, en soi, une situation parfaitement surréaliste. Les Québécois sont-ils vraiment tombés sur la tête?

Si le psychodrame qui se déroule à l'Assemblée nationale ne trouve pas de solution, si les trois partis ne retrouvent pas le chemin de la raison, et qu'on se retrouve en élections sur le rejet du budget de Monique Jérome-Forget, on pourra dire que les Québécois ne forment pas une nation, mais qu'ils constitueront plutôt une nouvelle race sur la planète.

Une race qui se bat pour maintenir son fardeau fiscal et qui donne un sens tout à fait nouveau au concept de paradis fiscal. Les Québécois seraient donc des "impophiles", une forme de déviance économique, qui mène à aimer les impôts élevés!

Mais les Québécois sont-ils impophiles? Le PQ et l'ADQ, en s'opposant au budget libéral, reflètent-ils en cela la volonté de la population? Il est difficile de décoder le message précis qu'ont envoyé les électeurs le 26 mars dernier. Mais un sondage montrerait sans doute que l'appui aux baisses d'impôt du gouvernement Charest n'est pas très élevé.

Il y a de l'impophilie au Québec. Et il faut regarder d'où elle vient. Elle s'explique tout d'abord par le fait que 42% des contribuables québécois ne paient pas d'impôt sur le revenu. En partant, 42% des électeurs n'ont aucune raison d'appuyer une mesure qui ne leur profite pas et préféreraient certainement que cet argent soit affecté à des programmes dont ils peuvent profiter. Ils voteront donc pour que les autres continuent à payer!

Ajoutez ceux qui profiteraient du fait que cet argent serve plutôt à développer les services publics, à commencer par les employés de l'État. Sans oublier toute la famille de gauche, groupes populaires et syndicaux, sociaux du PQ, solidaires qui, pour des raisons idéologiques, s'opposent aux baisses d'impôt. Ça fait du monde. L'ADQ, en se joignant au mouvement pour une autre raison, l'importance de réduire la dette, fournit à ses improbables alliés un argument de plus à leur croisade.

Cette opposition aux baisses d'impôt épouse les mêmes contours et la même dynamique que les mouvements qui, depuis vingt ans, ont bloqué le Québec et perpétué l'immobilisme. C'est essentiellement une nouvelle manifestation de la puissance des forces du statu quo qui ont combattu le changement avec succès et contribué à notre relative stagnation. On le voit d'ailleurs à la nature des arguments indignés que l'on invoque depuis jeudi pour dénoncer le projet libéral.

C'est le cas de l'espèce de moralisme gauchisant, que Mario Dumont reprend sur le mode du populisme de droite, et qui consiste à s'indigner du fait que les baisses d'impôt promises dans le budget profiteront aux riches. On oublie commodément que les pauvres ne paient déjà plus d'impôt, que les classes moyennes, ce n'est pas seulement les familles qui gagnent entre 25000$ et 50000$, et surtout, qu'il est un peu normal que les baisses d'impôt profitent aussi à ceux qui en paient beaucoup.

C'est également le cas de la façon dont s'expriment les inquiétudes sur la dette.

Dans le cas des programmes sociaux, la plupart des Québécois commencent à accepter l'idée que la meilleure façon d'être solidaires, c'est de créer la richesse qui permettra de la redistribution. La même logique devrait s'appliquer à nos obligations de solidarité intergénérationnelle. La meilleure façon de réduire le fardeau de nos enfants, c'est le progrès économique et la création de richesse. Mais ce pas n'a pas encore été franchi, et l'opposition dette-impôt, quand elle est formulée de façon simpliste, est foncièrement statique.

On aurait pu croire que les résultats des élections du 26 mars, avec un gouvernement libéral minoritaire et une opposition adéquiste, aurait permis une dynamique nouvelle et aidé le Québec à lutter contre la paralysie. Que le fait que les deux tiers des Québécois aient voté pour des partis à la droite du centre permettrait des déblocages qui jusqu'ici n'étaient pas possibles. Mais c'est le contraire qui s'est produit. Et l'ADQ, en choisissant de jouer de façon rigide son rôle d'opposition, en est largement responsable.

Et le résultat est là. Si le cirque de l'Assemblée nationale mène à un renversement du gouvernement Charest et force des élections, le Québec risque le recul. On enverra un message effroyable, ici et ailleurs, on encouragera les forces de résistance au changement et on compromettra la capacité du Québec, peu importe qui le dirigera, de retrouver le chemin de la véritable croissance.


28 mai 2007

La mondialisation de la liberté Économie En Chiffres International Mondialisation

Quelle est l'effet de la mondialisation sur la liberté de presse ?

En utilisant le "The Globalization Index" de la revue Foreign Policy, j'ai divisé les pays en 4 groupes: le "groupe 1" représentant les pays les plus mondialisés et le "groupe 4" les pays les moins mondialisés. Pour chaque groupe, j'ai déterminé la liberté de presse moyenne en utilisant le classement 2006 de Reporter Sans Frontières.

Le résultat:

Mondialisation

Plus un pays est mondialisé, plus il est ouvert sur le monde, plus ses commettants sont nombreux et plus l'obligation de transparance est présente. Conséquence: il est difficile pour un "gouvernement mondialisé" d'exercer un pouvoir coercitif sur la presse.

Sources:
FOREIGN POLICY
The Globalization Index

Reporters Sans Frontières
Classement mondial de la liberté de la presse 2006