Jean CharestQu'elle est la faiblesse du gouvernement Charest ?

Elle est assez grande pour qu'il se mette à défendre des séparatistes

Depuis l'élection du 26 mars, Jean Charest multiplie les mesures pour conquérir le coeur des francophones: minimum historique de ministre anglophone (1), attaque contre la monarchie, dénonciation de la carte électorale proposée par Harper… à ce rythme, le PLQ devrait tenir un référendum avant le PQ !

Mais la triste réalité pour le PLQ c'est que peut importe ce que Charest fera, jamais il ne pourra séduire l'électorat francophone. Demain matin Charest trouverait un moyen de stopper les changements climatiques et les gens chialeraient parce que les hivers deviendraient trop froids. Charest est complètement brûlé chez l'électorat francophone.

Et la tentative de racolage du Premier Ministre auprès des francophones n'est pas sans conséquence. Jugeant être laissé pour compte par le PLQ, des anglophones ont décidé créer leur propre formation politique. Il est trop tôt pour parler du "Egality Party part II" mais le malaise est réel.

Les mathématiques sont faciles à faire: si le PLQ perd sa base anglophone en multipliant les vaines tentatives pour séduire les francophones, le parti court à sa perte.

La solution ?

Charest doit quitter, son temps est fait. Il doit céder sa place, surtout que les prétendants de qualité sont légions aux PLQ: Monique Jérôme-Forger, Jean-Marc Fournier, Philippe Couillard… Tous ces gens pourraient redresser le PLQ alors Charest ne peut que précipiter sa chute.

Bonus non-négligeable: une course au leadership du côté libéral permettrait à la formation de monopoliser les médias brisant ainsi le momentum du PQ qui a plutôt préféré un couronnement. Mais le temps presse, surtout avec un gouvernement minoritaire…