Antagoniste


31 mai 2007

Le péril jaune Chine Économie En Chiffres États-Unis International Mondialisation

Avez-vous peur des chinois et de leur économie ?

C'est la question qui a été posée dans 15 pays. Des réponses très intéressantes…

Chine Mondialisation

Autre éléments intéressant, voici ce que les pays émergeants pensent du libre-échange (i.e. néo-libéralisme):

Libre-Échange Mondialisation

Mes sympathies aux antimondialistes altermondialistes, mais on dirait bien que les pauvres que vous êtes censés "libérer" ne sont pas très intéressés par votre "combat"…

Source:
World Public Opinion
World Publics Think China Will Catch Up With the US—and That’s Okay


31 mai 2007

Mario Dumont alias Ponce Pilate Québec

Mario DumontAlors que le PLQ et le PQ décident d'organiser une rencontre au sommet pour sauver le budget et éviter une élection, Mario Dumont a préféré se sauver dans une soirée de financement.

Un comportement franchement inacceptable pour un chef de l'opposition.

Sa stratégie est simple, en refusant de prendre part aux discussions, Dumont veut pouvoir blâmer les "vieux partis" en cas d'échec.

De la petite politique pour une personne avec d'aussi grandes responsabilités. Dumont, qui aurait pu tenir un rôle de conciliateur lors de cette rencontre, a plutôt décidé de se cacher pour regarder le train passer.

Quel est le leadership de Mario Dumont ? Celui d'un "Ponce Pilate" qui préfère se cacher quand les situations se corsent ?

MISE-À-JOUR

Le PQ ne renversera pas le gouvernement, le chef intérimaire du Parti québécois, François Gendron, affirme que le caucus du PQ a choisi de voter contre le budget demain, mais seulement trois députés voteront contre afin d'éviter de faire tomber le gouvernement Charest.

Le PLQ a donc tout l'été pour se débarasser de Charest !


31 mai 2007

Les vrais problèmes Québec

FonctionnaireÇa va tellement bien au Québec, que les fonctionnaires n'ont plus de problèmes à régler pour occuper leur temps. Ça fait quoi un fonctionnaire quand il ne trouve pas de problèmes à régler ? Il en invente !

La dernière trouvaille du gouvernement, bannir les piscines gonflables ! Trois cas de mortalités et le gouvernement monte aux barricades pour sévir contre ce "fléau des temps moderne"…

C'est quoi la suite, on va interdire aux gens de traverser la rue parce que 82 piétons sont morts en 2006 ?

Sans blague, ya des coup de pied qui se perdent…


30 mai 2007

Marchands d’armes Chine Économie En Chiffres États-Unis Europe International Iran

L'omniprésent et fantomatique complexe militaro-industriel américain oeuvrant en coulisse pour entretenir les conflits et par conséquent la vente d'arme…

Une étude du Small Arms Survey permet de nuancer quelques peu cette affirmation.

Avant toute chose il faut savoir que ce sont les armes légères, et non pas les tanks ou les jets, qui sont à l'origine de la majorité des morts directes survenues dans le cadre d'affrontements (de 60 à 90 pour cent en fonction de la nature des combats).

Small Arms Survey publie tous les ans, un baromètre de transparence du commerce des armes légères. Voici ce classement (sur 25 points):

Small Arms Survey

De manière complémentaire, voici les pays qui exportent des armes dans les points chauds de la planète:

Small Arms Survey Small Arms Survey

Small Arms Survey Small Arms Survey

Source:
PSIS
Small Arms Survey 2006

NISAT
NISAT database


30 mai 2007

E Pluribus Unum États-Unis International

États-UnisLes États-Unis n'ont jamais été aussi critiqués, leur président n'a jamais été aussi détesté pourtant…

Pourtant on peut voir en ce moment l'élection de très nombreux leaders qui n'ont pas peur d'afficher leurs sentiments pro-américains:

France: Nicolas Sarkozy
Canada: Stephen Harper
Australie: John Howard
Allemagne: Angela Merkel
Suède: Fredrik Reinfeldt
Danemark: Anders Fogh Rasmussen
Pays-Bas: Jan Peter Balkenende
Colombie: Álvaro Uribe

Et je ne parle pas des petites républiques de l'Europe de l'est qui sont elles aussi dirigées par de nombreux leaders pro-américains.

Paradoxe intéressant s'il en est un… Si les gens n'aiment pas les États-Unis, ile ne semble pas qu'être pro-américain est un handicap pour les politiciens.


30 mai 2007

Top 5 USA États-Unis Top Actualité

Le Top 5 de l'actualité américaine (20-25 mai) selon le Pew Research Center:

Actualité USA

Media Give President A Win in War Funding Debate 

Last week, that Iraq policy debate was again the biggest story in the news, accounting for 10% of all coverage from May 20-25, according to PEJ’s Index. The key event was a May 24 Congressional vote that funded the war but did not include troop withdrawal timelines.

For much of those five months, coverage has frequently depicted a beleaguered President battling against Democrats, public opinion and even some members of his own party. But last week the coverage generally portrayed him as a clear winner in the tug of war. Many accounts stressed that it could be a temporary victory in a battle to be rejoined when General David Petraeus issues his September status report on Iraq.

Three other top-10 stories had some, but less direct, connection with the Middle East and terrorism. That includes immigration (second biggest at 10%) where problems with border enforcement have raised the specter of terrorist threats. Last week’s coverage of the 2008 presidential race (fifth at 6%) included reports on how various candidates voted on the Iraq funding bill. And rising gas prices (sixth at 4%) are related to our need for Middle East oil.

The ninth biggest story (2%)—a Pew Research Center for the People and the Press survey of Muslim Americans—found that a majority were assimilated and satisfied with their lives. But it also made news by registering Muslims’ significant level of concern about how the U.S. is conducting the war on terror.

Only one top-10 story —the investigation into the fired U.S. attorneys (seventh at 4%) marked by the Congressional testimony of former Justice Department official Monica Goodling —was strictly a domestic issue that was not tied in the coverage to events in the Mideast.

Source:
journalism.org
Media Give President A Win in War Funding Debate


29 mai 2007

Accoucher d’une souris Canada Québec

Accoucher d'une sourisJe m'attendais à un autre scandale des commandites…

Je pensais qu'on aurait un "Watergate" québécois…

J'anticipais un tremblement de terre politique…

J'imaginais des millions de dollar disparut de la circulation…

Je croyais qu'on allait avoir des raisons de faire un coup d'état…

Puis finalement on doit se contenter de ça:

Directeur Général des Élections du Québec
RAPPORT D’ENQUÊTE AU SUJET DES ACTIVITÉS D’OPTION CANADA À L’OCCASION DU RÉFÉRENDUM TENU AU QUÉBEC EN OCTOBRE 1995

Le total des sommes dépensées par le CUC et Option Canada est de 11 069 087 $. De ce montant, environ 539 460 $ constituaient des dépenses réglementées. Par conséquent, le solde de 10 529 627 $ n’est pas entaché d’irrégularités par rapport aux exigences de la loi. Le Comité du NON avait, en vertu de la loi, le droit de dépenser 5 087 000 $ pendant la période référendaire. En bout de ligne, il n'a pas utilisé ce montant au complet. Il est resté une somme de 375 963 $ qu'il n'a pas dépensée.

Il aurait été possible pour le Comité du NON d'acquitter légalement l'équivalent de 375 963 $ des 539 460 $ de dépenses réglementées qui n'ont pas été autorisées ni déclarées. Il reste toutefois un solde de dépenses réglementées de 163 497 $ que le Comité du NON aurait été légalement empêché d’encourir.

Pour reprendre un argument comptable à la mode, 539 460 $ (même si c'est vraiment 163 497 $) ça correspond à une dépense de 11¢ par électeur inscrit sur les listes électorales en 1995.

Vous pensez qu'on peut acheter le vote de quelqu'un avec 11¢ ?

Et que dire de Mario Dumont qui exige que le PLQ rembouse 539 460 $ alors que ces sommes n'ont pas été dépensées par le PLQ… Monsieur Dumont de grâce, essayez de vous montrer digne de vos nouvelles fonctions, vous êtes chef de l'opposition, pas animateurs à TQS.


29 mai 2007

T’as-tu 5 piastres ? Économie Québec

Budget QuébecQuand j'étais ti-cul, mon père me répétait souvent que je ne connaissais pas la valeur de l'argent. Le scénario typique: moi achalant mon père pour avoir un 5$ pour louer un jeu nintendo…

-Come'on, juste c'est juste 5$, c'est rien.

-Tu dis ça parce que tu ne connais pas la valeur de l'argent mon gars.

J'ai compris la valeur de l'argent quand j'ai quitté le nid familial pour aller vivre en appartement. Quand tu fais un budget, tu réalises que 5$ ce n'est pas rien.

Ce qui m'amène au dernier budget de Jean Charest et des commentaires suscités par ce dernier.

300$ de plus dans mes poches au bout de l’année ça ne fait pas une différence.
Je m'imagine disant à mon père: "Allez, c'est juste 300$, c'est rien sur une année"… J'ai l'impression que les gens ne sont plus conscients de la valeur de l'argent. Pour moi, 300$ c'est l'équivalent de 10 mois de téléphone, ce n'est pas rien. Mais dans une société qui vit de plus en plus à crédit, les gens sont rendus à considérer 300$ comme si c'était de la petite monnaie. Je comprends maintenant pourquoi le Québec est l'une des provinces avec le plus de faillites personnelles. Et pour ceux qui croient toujours que 300$ c'est négligeable, rien ne vous empêche de soulager votre porte-feuille en faisant un don à Revenu Québec.

Governement know best.
Les gens sont contres les baisses d'impôt parce que l'argent dépensé par le gouvernement serait plus efficace pour stimuler l'économie que l'argent dépensé par un citoyen ordinaire. Si seulement c'était vrai… Le Québec est l'une des provinces les plus taxées et par conséquent l'une des provinces où le gouvernement dépense le plus. Si effectivement l'argent gouvernementale était la plus susceptible de stimuler l'économie, alors le Québec serait un véritable eldorado économique. J'ai besoin de préciser que ce n'est pas le cas ? En fait c'est le contraire qu'on remarque, ce sont les provinces les moins taxées, donc les plus pingres, qui ont des économies fortes. M'enfin, ceux qui pensent que le gouvernement est plus apte à dépenser leur salaire, rien ne les empêcher de verser leur paye à Revenu Québec.


29 mai 2007

Top 5 Qc Québec Top Actualité

Le Top 5 de l'actualité québécoise (22-28 mai) selon Influence Communication:

Actualités Québec

Troubles à Québec

La controverse entourant le dépôt du budget du gouvernement Charest est nettement la nouvelle la plus citée cette semaine avec un poids de 6,53%. Elle surpasse même l’attention médiatique accordée à la démission d’André Boisclair qui avait obtenu 6,12%.

La suite et fin du conflit de travail à la STM a gagné 1% sur la semaine passée pour terminer avec 3,27%. Bien que ce soit une nouvelle montréalaise, elle a connu un rayonnement relativement important à travers la province.

Sans doute en raison de la présence d’une équipe canadienne, le début attendu des séries finales de la Coupe Stanley de la Ligue nationale de hockey a occupé 2,74% de l’ensemble de l’actualité.

En 4e place, le dossier Alcan-Alcoa a généré un volume de 1,39%.

Les nombreuses révélations au sujet des dépenses personnelles de Vincent Lacroix, ancien pdg de Norbourg, lui ont valu encore une fois une place au palmarès, avec un poids médias de 1,12%.

Source:
Influence Communication
Influence Communication


29 mai 2007

Chavez, le fossoyeur de la liberté En Images Venezuela

Ne vous en faites plus pour la démocratie au Venezuela, elle est déjà morte…

Venezuela Chavez Venezuela Chavez

Venezuela Chavez Venezuela Chavez

University students march in protest against Venezuela's President Hugo Chavez's decision to shut down opposition-aligned television station Radio Caracas Television, RCTV, in Caracas.

People take part in a protest after the channel RCTV was forced off the air in Caracas May 28, 2007. Venezuela's President Hugo Chavez took Radio Caracas Television, or RCTV, off the air at midnight on Sunday and replaced it with a state-run channel to promote his socialist programs. The move sparked international condemnation.


28 mai 2007

Politique en vrac En Chiffres Québec

Résultats du sondage Léger Marketing publié aujourd'hui:

Léger Marketing

Pas d'effet Marois
Voilà qui pourrait refroidir l'ardeur électorale du PQ. Avec une progression inférieur à 2 points par rapport à la dernière élection, pas de quoi faire chauffer les autobus de campagne. Autre élément troublant pour les péquistes, la souveraineté atteint sont plus bas niveau depuis 5 ans (oui: 37%; non: 59%). Même chez les francophones, la souveraineté n'a plus la cote (oui: 42%; non: 54%).

Pas de baisse d'impôt mais…
Plusieurs résultats contradictoires sur les baisses d'impôts. 70% des gens sont contres, mais 56% ne veulent pas voir le gouvernement tombé pour une question budgétaire. J'en suis venu à me demander si les Québécois ne s'opposent pas aux baisses d'impôt avec pour seul prétexte qu'elles ont été proposées par Charest… Tout ce que Charest touche fini par se transformer en sujet de contestation. Les québécois ne sont pas contre les baisses d'impôt, mais ils sont contre des baisses d'impôt faites par Charest.

Arrogance
Pas celle de Jean Charest mais celle des 2 partis d'oppositions qui se comportent comme s'ils étaient au pouvoir. Lors de la dernière élection fédérale, Harper avait promis de baisser la TPS. Tous les partis d'opposition étaient contre mais par respect et "bon sens", ils n'ont pas empêché Harper de tenir sa promesse. Dommage que le PQ et l'ADQ n'aient pas cette sagesse.

Opposition junior
L'ADQ, en fermant complètement la porte à toute forme de négociation avec le PLQ à fait preuve d'un rare amateurisme. Une alliance ADQ-PLQ allait pourtant de soit, les 2 partis étant à droite sur l'échiquier politique. Mais l'ADQ a préféré donner toute la glace au PQ. Résultat, lors de la prochaine élection, les péquistes pourront se vanter d'avoir fait des gains alors que l'ADQ pourra se vanter de… pas grand chose… Bref, ceux qui ont voté pour l'ADQ dans l'espoir d'avoir du changement, c'est raté.

Les québécois sont riches et/ou ne savent pas compter
J'ai entendu des gens dire "les baisses d'impôt, ça vaut pas la peine, ca ne donne juste 60¢ par jour". 60¢ par jour c’est pas assez pour un billet de 6/49, mais ça donne un beau chèque de 219$ à la fin de l'année. Quand on peut se permettre de lever le nez sur un chèque de 219$, c'est signe qu'on est assis sur une petite fortune et/où qu'on ne sait pas compter.

Je me souviens

Gilles Taillon

——

Gilles Taillon (La Presse, 15 avril 2003 p. A16):

"En plus des baisses d’impôt et de la réduction des dépenses publiques, le fait qu’il n’y aura plus de souveraineté dans l’air va améliorer le climat pour l’investissement au Québec. [...] Du côté des impôts, il faut aussi redresser la barre, surtout pour la classe moyenne, qui est littéralement égorgée."

Gilles Taillon

——

Gilles Taillon (Radio-Canada, 15 avril 2004):

"Le budget a été décevant, il a y eu peu de réalisations pratiques. Il faut que le gouvernement revienne à son plan de match. [...] Il faut baisser les impôts et réorganiser l’État."


28 mai 2007

Au pays des « impophiles » Économie Gauchistan Québec

"Cette opposition aux baisses d'impôt épouse les mêmes contours et la même dynamique que les mouvements qui, depuis vingt ans, ont bloqué le Québec et perpétué l'immobilisme."

La Presse
Au pays des «impophiles»
Alain Dubuc

Résumons. Nous assistons à une mobilisation pour renverser le gouvernement Charest et l'empêcher de réduire les impôts des Québécois. C'est, en soi, une situation parfaitement surréaliste. Les Québécois sont-ils vraiment tombés sur la tête?

Si le psychodrame qui se déroule à l'Assemblée nationale ne trouve pas de solution, si les trois partis ne retrouvent pas le chemin de la raison, et qu'on se retrouve en élections sur le rejet du budget de Monique Jérome-Forget, on pourra dire que les Québécois ne forment pas une nation, mais qu'ils constitueront plutôt une nouvelle race sur la planète.

Une race qui se bat pour maintenir son fardeau fiscal et qui donne un sens tout à fait nouveau au concept de paradis fiscal. Les Québécois seraient donc des "impophiles", une forme de déviance économique, qui mène à aimer les impôts élevés!

Mais les Québécois sont-ils impophiles? Le PQ et l'ADQ, en s'opposant au budget libéral, reflètent-ils en cela la volonté de la population? Il est difficile de décoder le message précis qu'ont envoyé les électeurs le 26 mars dernier. Mais un sondage montrerait sans doute que l'appui aux baisses d'impôt du gouvernement Charest n'est pas très élevé.

Il y a de l'impophilie au Québec. Et il faut regarder d'où elle vient. Elle s'explique tout d'abord par le fait que 42% des contribuables québécois ne paient pas d'impôt sur le revenu. En partant, 42% des électeurs n'ont aucune raison d'appuyer une mesure qui ne leur profite pas et préféreraient certainement que cet argent soit affecté à des programmes dont ils peuvent profiter. Ils voteront donc pour que les autres continuent à payer!

Ajoutez ceux qui profiteraient du fait que cet argent serve plutôt à développer les services publics, à commencer par les employés de l'État. Sans oublier toute la famille de gauche, groupes populaires et syndicaux, sociaux du PQ, solidaires qui, pour des raisons idéologiques, s'opposent aux baisses d'impôt. Ça fait du monde. L'ADQ, en se joignant au mouvement pour une autre raison, l'importance de réduire la dette, fournit à ses improbables alliés un argument de plus à leur croisade.

Cette opposition aux baisses d'impôt épouse les mêmes contours et la même dynamique que les mouvements qui, depuis vingt ans, ont bloqué le Québec et perpétué l'immobilisme. C'est essentiellement une nouvelle manifestation de la puissance des forces du statu quo qui ont combattu le changement avec succès et contribué à notre relative stagnation. On le voit d'ailleurs à la nature des arguments indignés que l'on invoque depuis jeudi pour dénoncer le projet libéral.

C'est le cas de l'espèce de moralisme gauchisant, que Mario Dumont reprend sur le mode du populisme de droite, et qui consiste à s'indigner du fait que les baisses d'impôt promises dans le budget profiteront aux riches. On oublie commodément que les pauvres ne paient déjà plus d'impôt, que les classes moyennes, ce n'est pas seulement les familles qui gagnent entre 25000$ et 50000$, et surtout, qu'il est un peu normal que les baisses d'impôt profitent aussi à ceux qui en paient beaucoup.

C'est également le cas de la façon dont s'expriment les inquiétudes sur la dette.

Dans le cas des programmes sociaux, la plupart des Québécois commencent à accepter l'idée que la meilleure façon d'être solidaires, c'est de créer la richesse qui permettra de la redistribution. La même logique devrait s'appliquer à nos obligations de solidarité intergénérationnelle. La meilleure façon de réduire le fardeau de nos enfants, c'est le progrès économique et la création de richesse. Mais ce pas n'a pas encore été franchi, et l'opposition dette-impôt, quand elle est formulée de façon simpliste, est foncièrement statique.

On aurait pu croire que les résultats des élections du 26 mars, avec un gouvernement libéral minoritaire et une opposition adéquiste, aurait permis une dynamique nouvelle et aidé le Québec à lutter contre la paralysie. Que le fait que les deux tiers des Québécois aient voté pour des partis à la droite du centre permettrait des déblocages qui jusqu'ici n'étaient pas possibles. Mais c'est le contraire qui s'est produit. Et l'ADQ, en choisissant de jouer de façon rigide son rôle d'opposition, en est largement responsable.

Et le résultat est là. Si le cirque de l'Assemblée nationale mène à un renversement du gouvernement Charest et force des élections, le Québec risque le recul. On enverra un message effroyable, ici et ailleurs, on encouragera les forces de résistance au changement et on compromettra la capacité du Québec, peu importe qui le dirigera, de retrouver le chemin de la véritable croissance.


28 mai 2007

La mondialisation de la liberté Économie En Chiffres International Mondialisation

Quelle est l'effet de la mondialisation sur la liberté de presse ?

En utilisant le "The Globalization Index" de la revue Foreign Policy, j'ai divisé les pays en 4 groupes: le "groupe 1" représentant les pays les plus mondialisés et le "groupe 4" les pays les moins mondialisés. Pour chaque groupe, j'ai déterminé la liberté de presse moyenne en utilisant le classement 2006 de Reporter Sans Frontières.

Le résultat:

Mondialisation

Plus un pays est mondialisé, plus il est ouvert sur le monde, plus ses commettants sont nombreux et plus l'obligation de transparance est présente. Conséquence: il est difficile pour un "gouvernement mondialisé" d'exercer un pouvoir coercitif sur la presse.

Sources:
FOREIGN POLICY
The Globalization Index

Reporters Sans Frontières
Classement mondial de la liberté de la presse 2006


27 mai 2007

Le nationalisme, la gauche et la droite En Citations International Philosophie

Friedrich Hayek

Friedrich Hayek, philosophe et économiste de l’École autrichienne, promoteur du libéralisme contre le collectivisme et l’étatisme (Prix Nobel d’économie en 1974):

"The advocates of individual freedom have generally sympathised with aspirations for national freedom — that is, with the desire of peoples to be free from foreign yoke and to determine their own fate — and this has led to the constant but uneasy alliance between the liberal and the national movements during the nineteenth century. But though the conception of national freedom is analogous to that of individual freedom, it is not the same; and the striving for the first has not always enhanced the second. It has sometimes led people to prefer a despot of their own race to the liberal government of the alien majority; and it has often provided the pretext for ruthless restrictions of the individual liberty of minorities.

Nationalistic bias frequently provides the bridge… to collectivism: to think in terms of ‘our’ industry or resource is only a short step away from demanding that these ‘national assets’ be directed in the ‘national interest’."


27 mai 2007

Sauvez les décrocheurs ? Chine Économie En Chiffres International Mondialisation Québec

Supposons que nous pourrions accorder le plein emploi à notre main-d'oeuvre non qualifiée en exterminant chaque homme, femme et enfant chinois. Vous seriez d'accord ?

Bien sûr que non. Votre réponse, je l'espère, sera à l'effet que tuer pour aider notre main-d'oeuvre non qualifiée est une entreprise moralement injustifiable.

Ok, maintenant supposons que nous pourrions protéger annuellement le travail de 2% de notre main-d'oeuvre non qualifiée en mettant en place des mesures protectionnistes. Vous seriez d'accord ?

Vous seriez prêt à condamner à la pauvreté les travailleurs chinois pour protéger le travail de 2% de gens non qualifiés du Québec ?

Chine Mondialisation

Les économistes ont l'habitude de soupirer quand les gens s'opposent à la libéralisation des économies dans le but de protéger des groupes d'intérêts particuliers. Mais quand certains s'opposent à la libéralisation des économies pour protéger de la main-d'oeuvre non qualifiés, c'est tout le monde qui devrait soupirer, pas juste les économistes…

Qu'est-ce qu'elle a de si spéciale notre main-d'oeuvre non qualifiée pour que certains veuille baser nos politiques économiques pour cette dernière ?

Source:
LABORSTA
LABORSTA Internet