GaiaLe problème des conservateurs ?

Ils sont trop honnêtes. Avec le protocole de Kyoto, les conservateurs auraient pu faire comme les libéraux: adhérer au protocole pour ensuite ne rien faire. Mais les conservateurs ont été trop honnêtes pour agir de la sorte, ils ont plutôt préféré la vérité, même si cette dernière n'est pas rentable d'un point de vue politique.

Résultat, les conservateurs ont été transparents et ils ont dit que les objectifs de Kyoto n'étaient pas réalistes, pas après 10 ans d'inaction libérale. Malgré ce constat d'échec, les conservateurs ont quand même mis en place toute une série de mesures pour limiter l'émission de gaz à effet de serre. Pour la première fois depuis la ratification du protocole de Kyoto, le Canada aura un cadre réglementaire qui obligera les industries, tous secteurs confondus, à réduire leurs émissions de GES. En un peu plus d'un an, les conservateurs ont fait plus pour Kyoto que les libéraux en 10 ans. Bref, on ne peut plus accuser les conservateurs de ne rien faire.

Et les objectifs fixés par les conservateurs sont pragmatiques et réalistes: un compromis entre les enjeux économiques et environnementaux. Un rapport du GIEC, déposé la semaine dernière, proposait d'étaler jusqu'en 2030 les objectifs de Kyoto pour éviter de trop grandes perturbations économiques. Les conservateurs ont prévu atteindre les objectifs de Kyoto en 2025. Bref, on ne peut pas accuser les conservateurs de laxisme dans les cibles qui ont été fixées.

Que demander de plus: un plan réaliste en équilibre avec l'économie et l'environnement et qui va au delà des suggestions du GIEC.