Michel C. Auger au sujet de Stéphane Dion et du protocole de Kyoto:

Lors de la dernière campagne électorale au Québec, on a fait beaucoup de bruit, et avec raison, autour du fait que l'ADQ tardait à rendre public son cadre financier. Il était irresponsable de faire des promesses sans chiffrer ces dernières de manières concrètes.

En refusant de chiffrer son programme pro-Kyoto, Stéphane Dion fait preuve de la même irresponsabilité, de la même fuite en avant.

Le PLC a déposé un projet de loi privé sur le point d'être adopté par le parlement. Un projet de loi qui stipule que dès 2008 (dans 8 mois), le Canada devra entamer la marche pour qu'en 2012, le canada soit conforme aux engagements du protocole de Kyoto.

Cette semaine, les conservateurs ont enfin ramené le débat sur le plancher des vaches: au delà des bonnes intentions et des beau discours, ils ont chiffré ce que cette loi implique pour le Canada.

L'heure n'est plus aux formules creuses du type "Kyoto est l'incitation à faire la bonne chose" (dixit Stéphane Dion, 20 avril 2007). Dion veut que le Canada respecte Kyoto d'ici 2012 ? Parfait, alors que Dion dévoile son cadre financier. Qu'il détaille toutes les mesures qu'il entend mettre en place et qu'il chiffre chacune d'elles.

Le débat sur Kyoto doit sortir de sa mièvrerie rêveuse pour s'inscrire dans la réalité. Dire que Kyoto c'est bon pour l'humanité ne suffit plus, ce qu'on veut savoir c'est comment on va y arriver et combien ça va coûter.

Pour Stéphane Dion, il ne suffit pas de dire que les prévisions des conservateurs sont ridicules. Ce que Stéphane Dion doit faire c'est dévoiler ses propres prévisions, ensuite on jugera les propositions libérales et conservatrices.

J'en aie marre des enviro-cultistes qui ne font que discourir de la vertu de Kyoto. On veut du concret, dites nous ce que vous voulez faire et combien ça va coûter, dévoilez votre cadre financier ! Mais faites vite, il ne reste que 8 mois !