NinjaLe nouveau sport national des Québécois ? Grimper dans les rideaux quand il est question des musulmans ou des juifs.

Un autre épisode de ce sport fascinant a défrayé la manchette cette semaine. Des fillettes se présentent pour une compétition de taekwondo avec leur voile et voilà que le Québec déchire sa chemise. On déchire sa chemise en oubliant que ces fillettes ont pu porter le voile lors de compétitions précédantes et en ignorant que la Fédération Mondiale de Taekwondo tolère le port du voile dans ses compétions.

Les Québécois ont développé une vision malsaine de la laïcité. La laïcité ce n'est pas l'absence de religion, c'est la neutralité face aux religions. La laïcité n'a pas été inventée pour limiter l'expression des croyances religieuses. Au contraire, la laïcité a pour but de permettre à tous les citoyens de vivre leur religion sans avoir à subir l'ingérence de l'état. Interdire le port du voile, c'est contraire à la laïcité, ce n'est pas neutre. C'est un geste qui vise spécifiquement à réprimer une religion.

De tous les pays occidentaux, les États-Unis c'est le pays qui, en principe, a le plus de raison d'en vouloir aux musulmans. Mais comme par hasard, c'est aussi le pays occidental où les musulmans sont le plus respectés dans leur culture et leur religion. Jamais un politicien américain n'a eu l'idée saugrenue d'interdire le port du voile.

Pourquoi ?

Parce que les États-Unis c'est la seule société occidentale véritablement laïque. La présidence de Bush est le plus bel exemple de cette laïcité. Aux États-Unis, ce sont les institutions qui sont laïques, pas les individus. Bush est un fervent chrétien, c'est son droit le plus stricte. Mais la présidence est restée laïque, c'est-à-dire neutre vis-à-vis les religions. Jamais Bush n'a entravé la pratique d'une religion pour favoriser la sienne.

Ce n'est pas pour rien que les États-Unis, c'est le seul pays occidental où une tonne de croyances religieuses cohabitent dans l'harmonie.

Mais au Québec, on aime bien se faire dire comment vivre par les gouvernements. Réflexe qu'on ne retrouve pas chez les américains…