Antagoniste


23 mars 2007

La passion Élection 2007 Québec

À quelques jours du scrutin, rien ne semble acquis, voici le résultat de 21 sondages réalisés dans 21 circonscriptions âprement disputées (résultat par rapport à l'élection de 2003).

*Circonscription baromètre

Montréal
Crémazie*
: PLQ Résultat PQ
Fabre*:
PLQ Résultat PLQ
Mercier: PQ Résultat PQ

Rive-Sud
Chambly*: PLQ Résultat ADQ
Saint-Jean*: PLQ Résultat ADQ
Vachon: PQ Résultat PQ
Marguerite-D’Youville: PLQ Résultat ADQ

Estrie
Sherbrooke: PLQ Résultat PLQ

Lanaudière
Berthier: PQ Résultat PQ

Outaouais
Chapleau: PLQ Résultat PLQ

Abitibi
Abitibi-Est: PLQ Résultat PQ

Québec
Chauveau*: PLQ Résultat ADQ
Lévis: PLQ Résultat ADQ
Taschereau: PQ Résultat PQ

Saguenay-Lac-Saint-Jean
Jonquière: PLQ Résultat PQ / PLQ (égalité)
Roberval: PLQ Résultat PLQ
Chicoutimi: PQ Résultat PQ
Lac-Saint-Jean: PQ Résultat PQ
Dubuc: PQ Résultat PQ

Mauricie
Trois-Rivières: PLQ Résultat PQ / ADQ (égalité)
Saint-Maurice: PLQ Résultat PQ

J'en profite pour vous faire ma prédiction: la division du vote de droite entre le PLQ et l'ADQ va nous donner un gouvernement péquiste minoritaire. Dans plusieurs circonscriptions, l'ADQ est en bonne posture, mais pas assez pour gagner. Ce faisant, l'ADQ aide le PQ.

Source:
La Presse
L'ascension de l'ADQ nuit d'abord au PLQ

23 mars 2007

Histoire économique: l’aide sociale Économie Élection 2007 En Chiffres Gauchistan Québec

Mario Dumont veut remettre au travail 25 000 assistés sociaux aptes au travail. Plusieurs ont questionné le réalisme de cet objectif. Avant de tirer une conclusion, faisons un peu d'histoire…

Assistés Sociaux

Assistés Sociaux

Vouloir sortir 25 000 personnes aptes au travail de l'aide social, ce n'est pas un objectif irréaliste. De 1997 à 2001 un nombre supérieur de prestataires ont quitté l'aide social chaque année (dont 42 304 en 1997 seulement !).

Et pour ceux qui ont encore des doutes:

Assistés Sociaux

Près de 50% des assistés sociaux aptes et travail reçoivent des prestations depuis plus de 3 ans…

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Recueil statistique sur la pauvreté et les inégalités socioéconomiques au Québec

22 mars 2007

Histoire électorale: le biais médiatique Élection 2007 En Chiffres Québec

Tous les militants politiques se plaignent de la couverture médiatique de leur parti. À les entendre, tous les médias sont ligués contre eux.

À ce sujet…

Des statistiques fascinantes de l'Observatory for Media and Public Policy (McGill) sur la couverture médiatique réservée aux différents partis:

OMPP

OMPP

OMPP

OMPP

Par souci de neutralité, je vous laisse maître de l’interprétation Wink.

Source:
OMPP
2007 Quebec Provincial Election Newspaper Analysis

22 mars 2007

Quatre dodos avant l’élection Élection 2007 En Vidéos Québec

À quatre jours du scrutin, il est temps de dresser un bilan d'un mois de campagne:

22 mars 2007

La stratégie Harper Canada Élection 2007 Québec

HarperLa principale lacune du dernier budget fédéral: rien sur le pouvoir de dépenser d'Ottawa.

Pourquoi Harper n'a rien annoncé ? Parce que la limitation du pouvoir de dépenser sera une promesse importante de son parti lors de la prochaine élection.

Harper c'est trahi en disant qu'il promettait de négocier avec Québec si un gouvernement fédéraliste est élu le 26 mars.

Il apparaît donc clair qu'Harper n'a pas fermé la porte sur cette question, il est prêt à changer le système en place. Quoi de mieux que d'en faire une promesse lors de la prochaine élection fédérale, le genre de promesse que tout le monde va applaudir ! Mais le genre de promesse qui n'est pas réaliste si le PQ prend le pouvoir: le ROC n'acceptera jamais qu'Harper négocie pour envoyer plus d'argent à un parti qui veut briser le pays.

Une élection ne se gagne pas uniquement en défendant un bilan (parlez-en a Charest), il faut aussi mettre sur la table de nouveaux engagements et je suis convaincu que la limitation du pouvoir de dépenser sera un engagement important de la prochaine campagne électorale conservatrice.

Si un gouvernement fédéraliste est élu le 26 mars, Harper devrait saisir la balle au vol et provoquer la chute du gouvernement en présentant un projet de loi qui est sûr d'être battu aux communes.

Une stratégie gagnante mais qui repose uniquement sur le résultat de l'élection au Québec…

Au fait, Harper considère-t-il l'ADQ comme fédéraliste ?

21 mars 2007
21 mars 2007

La vague Élection 2007 En Chiffres Québec

Un tout nouveau sondage Axiome Marketing sur le vote dans la Capitale-Nationale (plus précis que celui de CROP). Un sondage qui, à mon avis, reflète l'état d'esprit d'une majorité d'électeurs au Québec.

En théorie, tout va bien pour Jean Charest…

Chef perçu comme étant celui qui serait le meilleur Premier ministre:
Axiome Marketing

 

Chef perçu comme ayant la meilleure équipe:
Axiome Marketing

Jean Charest est vu comme un bon chef avec une bonne équipe, en théorie on devrait s'attendre à ce qu'il domine dans les sondages. La réalité est tout autre:

Intention de vote Capitale-Nationale:
Axiome Marketing

Selon le sondage, seul Philippe Couillard devrait résister à la vague (il détient une avance très confortable). Aucun péquiste n'est assuré de son élection alors que l'ADQ est en avance dans 6 comtés

Cette élection n'a rien à voir avec la qualité des chefs ou celle de leur équipe. Cette élection marque un de changement de paradigme dans la politique québécoise. Une rupture avec le passé et la tradition politique qui pourrait être tout aussi brutale que l'élection de Jean Lesage en 1960.

Et cette mentalité, qui est très présente dans la Capitale-Nationale est selon moi aussi présente dans le reste du Québec. Au diable les chefs et leur équipe, on veut faire table rase et repartir sur de nouvelles bases et seul l'ADQ permet de répondre à cette demande.

Ça, Jean Charest ne l'a sans doute pas prévu quand il a déclenché les élections…

N.B.: Marge d'erreur de 3.04% 19/20

Source:
Axiome Marketing
Sondage Hebdo Québec, TQS, 93.3

21 mars 2007

Histoire électorale: de l’argent et des votes Élection 2007 En Chiffres Québec

Quels sont les moyens financiers qui doivent être déployés par les différents partis pour arracher un vote ou pour faire élire un député ? Voici la réponse:

DGE Dépenses

DGE Dépenses

Le cas de l'ADQ est particulièrement intéressant:

  • En 1998, c'est le parti qui a le moins dépensé pour obtenir un vote, mais qui a le plus dépensé pour élire un député.
  • En 2003, les sommes dépensées pour obtenir un vote ont plus que quintuplé décuplé par rapport à 1998.

(H/T: Marc Snyder)

Source:
Directeur Général des Élections du Québec
Sommaire des dépenses électorales

21 mars 2007

Pas de chicane dans la cabane En Vidéos Québec

Marie-France Bazzo au sujet de cette histoire abracadabrante de musulmans à la cabane à sucre… Une bonne dose de gros bon sens:

P.S.: Elle parle du blogue de Richard Martineau.

21 mars 2007

Recadrage Économie Élection 2007 En Chiffres Québec

L'ADQ a enfin rendu public son cadre financier. Si on exclu leur position sur le "Fond des  générations", je dois dire que j'ai été agréablement surpris par quelques éléments:

  • Diminution des subventions aux entreprises à l'exception de la recherche & développement. Une bonne chose, notre économie est en période de mutation, nous passons d'une économie manufacturière à une économie du savoir. Il ne sert à rien de subventionner des entreprises qui sont appelées à disparaître. Ne pas sacrifier les entreprises du futur pour sauver les entreprises du passé.
  • Réduction de 1% des dépenses de l'état. Un chantier comparable à la réingénierie de l'état promise par Charest en 2003. Espérons que Dumont pourra réussir là ou le PLQ a échoué; l'argent doit servir à fournir des services, pas à engraisser la bureaucratie. C'est un objectif réalisable, Parizeau et Bouchard avaient été en mesure de réduire les dépenses du gouvernement de manière semblable. Mais l'exercice avait demandé des sacrifices parce que l'attrition de la fonction publique ne peut à elle seule permettre d'atteindre cet objectif.

Voici comment ont évolué les dépenses courantes* du gouvernement depuis 1994:

Budget Québec

Budget Québec

*Dépense courante: ce qu'on appelle familièrement "la liste d'épicerie", ce sont les dépenses qui permettent au gouvernement de faire fonctionner l'appareil étatique et les programmes sociaux.

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Les finances publiques

20 mars 2007

Coup de maître Élection 2007 En Vidéos Québec

Voici une sortie médiatique qui devrait être très payante pour l'ADQ. Un coup de maître qui devrait permettre à la formation de Mario Dumont de gagner de précieux points dans le dernier droit de la campagne !

Explications de Facal:

20 mars 2007

Les mensonges de la plèbe Élection 2007 Québec

Le messieQui ment le plus lors d'une élection ?

Bien voyons, ce sont les politiciens !

Faux, ce sont les électeurs…

En 2003, Charest affirmait haut et fort qu'il allait couper dans la fonction publique, laisser une plus grande place au privé et limiter l'influence des syndicats. Charest n'avait jamais caché son agenda néolibéral. Une fois porté au pouvoir, levée de bouclier dans la population qui manifeste à coup de "J'ai jamais voté pour ça". Le problème de l'élection de 2003, c'est le mensonge des électeurs le jour du scrutin: on ne voulait pas des politiques de Charest mais on l'a quand même élu.

Mario Dumont ne fera pas exception, si jamais il est porté au pouvoir, on va se retrouver avec des gens manifestant aux rythmes des mêmes slogans.

Pourquoi les électeurs mentent ? Parce que les électeurs ne votent pas pour un programme politique mais pour un messie incarnant ce qu'ils estiment être un changement. Les électeurs mentent parce qu'ils se font croire qu'on l'on peut baisser les impôts tout en augmentant l'interventionnisme étatique. Les électeurs mentent parce qu'ils refusent d'assumer leur choix. Les électeurs mentent parce qu'ils n'ont pas des opinions mais des émotions (dixit Laurier). Les électeurs mentent pour avoir le beurre et l'argent du beurre. Voter pour des baisses d'impôt sans vouloir des PPPs qui vont avec, c'est un mensonge.

Pas facile d'être politicien au Québec quand vous savez que vos électeurs ne sont pas honnêtes…

20 mars 2007

Top 5 Qc Élection 2007 Québec Top Actualité

Le Top 5 de l'actualité québécoise (13-19 mars) selon Influence Communication:

Top 5

Avec un poids médias de 13,49%, la campagne électorale a établi un record québécois au cours de la dernière semaine.

Depuis les dernières années, la seule nouvelle à surpasser cette marque est la tragédie du 11 septembre 2001, avec un poids de 21% sur sept jours. Le drame du Collège Dawson a retenu 11% de toute l'actualité pendant la semaine qui a suivi l'événement. Soulignons que le poids moyen d'une campagne électorale est de 5%. La dernière semaine de la plus récente campagne fédérale avait occupé 8,34% de toutes les nouvelles.

—————

Influence Communication

Source:
Influence Communication
Couverture électorale: un record québécois

20 mars 2007

Top 5 USA États-Unis Top Actualité

Le Top 5 de l'actualité américaine (11-16 mars) selon le Pew Research Center:

Top 5

Source:
journalism.org
Probe of Fired U.S. Attorneys Dominates News

19 mars 2007

L’économie des mots Canada Économie

Voici le discours du budget en 50 mots (selon le principe "nuage de mots clefs"):

Généré par TagCrowd.com

N.B.: Plus un mot revient souvent dans un programme, plus il est gros dans le nuage. Il se peut que sous Internet Explorer, l’affichage laisse quelque peu à désirer. Sous Firefox, l’affichage est parfait.

19 mars 2007

Ennemi à temps partiel Canada Économie Élection 2007 Québec

Gilles DuceppeEn fin de semaine, Gille Duceppe était de passage à Québec pour mettre en branle sa campagne de peur. Selon le leader bloquiste, une grand menace plane sur le Québec: Harper est "l'homme des sables bitumineux", Harper est même membre "d'un axe" (et pas celui du bien) ! Devant un aussi grand péril, on s'attend à ce que Duceppe revête sa blanche armure pour aller combattre la bête !

Le combat contre "l'homme des sables bitumineux" devra attendre parce que Gilles Duceppe a décidé de sauver le gouvernement en appuyant le budget (libéraux et NPD ont déjà dit qu'ils allaient voter contre).

Du son côté, Boisclair nous a sorti son habituelle cassette: le chef péquiste n'a pas jugé utile d'applaudir les millions promis par le fédéral, estimant que "cet argent appartient aux Québécois".

N'en déplaise à Boisclair, le 7.16 milliards $ que recevra le Québec en péréquation, c'est de l'argent qui appartient aux Albertains (merci aux sables bitumineux), aux Ontariens et aux Britanno-Colombiens.

19 mars 2007

Sornettes d’alarme Élection 2007 En Vidéos Environnement Québec

Scott McKay, chef du Parti Vert, de passage à Tout le Monde en Parle:

Le vidéo à été retiré à la demande de Radio-Canada

Politiciens, journalistes, artistes, résidents du plateau, nous disent tous la même chose: il faut agir tout de suite pour sauver la planète. Mais cette hystérie collective ne débouchera sur rien de concret: une réduction drastique de la croissance, voire l’abandon du capitalisme industriel, aura des conséquences plus néfastes sur nos sociétés que le réchauffement climatique.

L'alarmisme a toujours été un bien mauvais conseillé…

The Atlantic Monthly
Global Warming: The Convenient Truth

Something about the global-warming debate encourages overheated rhetoric. To listen to Blair, former Vice President Gore, and many other political figures and environmental activists, you would conclude that global warming is an onrushing cataclysm and that prevention requires all of us to take radical steps right away.

A fairer assessment would be many degrees cooler. It would hold that climate change is real and deserves action, but that the problem is nowhere near as overwhelming as the rhetoric commonly suggests, and the solutions nowhere near as difficult. As problems go, in fact, climate change appears to be one of the most convenient that humankind has ever faced. [...]

The Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) says that the world would continue to warm for decades even if all human greenhouse-gas emissions were to magically stop tomorrow, which of course they won't. In testimony last month before a House of Representatives panel, Kevin Trenberth of the National Center for Atmospheric Research, said, "The 2007 IPCC report makes clear that even aggressive mitigation would yield benefits many decades in the future, and that no amount of mitigation can avoid significant climate change."

Carbon dioxide both accumulates and dissipates in the atmosphere very slowly. Because the stock of greenhouse gases already present in the atmosphere dwarfs any one year's emissions, and because any one year's emissions can be changed only slightly, stabilizing greenhouse gases is like turning an aircraft carrier, only much slower. Annual emissions might be stabilized toward midcentury, and atmospheric concentrations at some point after that; but sharp turns are impossible and short-term effects minuscule.

That would be cause for alarm in an emergency. And many people talk as if there were one. "We need to act soon, before we reach a tipping point," Sen. Barbara Boxer, D-Calif., said at a hearing in January. Echoing Blair (as is his wont), David Cameron, the leader of Britain's Conservative Party, recently told reporters that the "big question" is, "Are we going to act before it's too late?"

Actually, there is no "too late," because there is no particular CO2 target and no particular date by which it must be met. And there is no emergency. An emergency is a "now or never" situation, but climate change is a "now versus later" situation. Immediacy trades off against efficiency.

"What we do now makes a difference for the future," says Gerald Meehl, a senior scientist at the National Center for Atmospheric Research. "The longer we wait, the worse the problem gets." On the other hand, the more precipitously we act, the more we disrupt the economy. A coal-fired electric plant lasts 40 to 60 years; gradually replacing dirty old plants with clean new ones is much more efficient than abruptly decommissioning old plants and replacing them with—well, with nothing, because electric plants take years to build. Besides, the best carbon-cutting technologies are still in development. "We know from experience the length of time it takes to develop and implement new technologies in the electricity sector," says Revis James of the Electric Power Research Institute. "That's about 20 to 25 years."

This argues not for passivity, and not for delay, but for gradualism: setting up policies that will tighten the screws on greenhouse-gas emissions over the next few decades. The convenient truth about global warming, then, is that radicalism is as pointless as it is impractical. Slow-but-steady is not only the easiest approach; it is also the most effective. [...]

Because significant warming is already baked into the cake (excuse the expression), climate change for at least the next 50 to 100 years will be a problem to be managed, not solved. Managing it will require mitigating whatever harms it causes: adaptation, in the standard parlance. This, too, turns out to be remarkably convenient. Few, if any, of the problems that climate change seems likely to exacerbate—flooding, storms, drought, tropical disease, habitat loss, extinction—are new or exotic. To the contrary, they are already front and center on the developmental and environmental agendas. [...]

Climate change, then, is a reason to do more of what makes sense anyway: reduce coastal vulnerability and strengthen homes to minimize hurricane damage, improve public health and develop drugs to fight malaria, and so on. There is nothing radical about any of this. No rethinking of capitalism is required.

Given how neatly adaptation dovetails with the sustainability agenda, and given its immense potential to relieve whatever human suffering that global warming causes, one might think environmentalists would tout it to the skies. Some do, but many seem to believe that reducing harm distracts from the real job, which is to reduce emissions.

In a blog post last year (at gristmill.org), an environmentalist named David Roberts made the point with startling candor. "In an ideal, abstract policy debate, sure, I'd say we should boost our attention to adaptation," he wrote. "But in the current political situation, I don't want to provide any ammunition for the moral cretins who are squirming frantically to avoid policies that might impact their corporate donors."

This is like denigrating HIV treatment and blocking condom distribution in order to discourage promiscuity. And it is every bit as callous and irresponsible. Where climate change is concerned, the truth—and this truth really is inconvenient, or at least sad—is that too many activists and politicians mistake panic for virtue.

19 mars 2007

Histoire électorale: le déséquilibre Élection 2007 En Chiffres Québec

Je me suis amusé à déterminer le nombre de vote qui a été nécessaire aux différents partis pour faire élire un député au fil des différentes élections. Le résultat est assez intéressant:

Vote Québec

Pour votre information:
1981: Gouvernement péquiste (Lévesque)
1985: Gouvernement libéral (Bourassa)
1989: Gouvernement libéral (Bourassa)
1994: Gouvernement péquiste (Parizeau)
1998: Gouvernement péquiste (Bouchard)
2003: Gouvernement libéral (Charest)

Source:
Directeur Général des Élections du Québec
Données et résultats électoraux

18 mars 2007

La bête Élection 2007 Québec

ph_inv_jean_charest.jpg

Après André Boisclair et Mario Dumont, c'était au tour de Jean Charest de se plier au rituel dominical de Tout le Monde en Parle.

Jean Charest a laissé toute la place à la bête qui sommeillait en lui: la bête politique.

Décontracté et souriant, des 3 politiciens c'est lui qui a été le plus à son aise. Contrairement à Boisclair et Dumont, qui adoptaient une position crispée et résolument défensive quand les questions se corsaient, Charest répondait avec bonhomie. En l'espace de 5 minutes, il a même été capable d'établir une certaine complicité dans un environnement qui lui était pourtant hostile. Contrairement aux 2 autres chefs, pour Charest ce fut un exercice de communication réussit sur toute la ligne.

À savoir s'il y aura une "prime à l'urne" suite à l'entrevue, c'est une autre histoire…

18 mars 2007

Le combat des Saints Économie Québec

Défilé de la St-Patrick:
Spectateurs: plus de 100 000 personnes
Subventions du Gouvernement: 25 000$

Défilé de la Saint-Jean-Baptiste:
Spectateurs: 25 000 personnes
Subventions du Gouvernement: 465 000$

Bonne Saint-Patrick !

18 mars 2007

Bilan électoral: semaine 4 Élection 2007 Québec

Bilan électoral pour la semaine 12-18 mars: la nouvelle campagne

Parti Libéral du Québec:
Le seul fait saillant du côté du PLQ fut le débat. Un débat où Jean Charest aura préféré jouer la carte de la modestie et de la sobriété. Résultat: une performance terne, tout à l'opposée de celle de 2003. Conséquence, le PLQ peut dire adieu à une éventuelle majorité parlementaire. En chute constante dans les sondages, Charest devra sortir un lapin de son chapeau pour inverser la tendance. Soyons réaliste, ce n'est pas en traitait Mario Dumont d'analphabète que Charest va gagner des appuis. Mais une bonne nouvelle attendait Charest ce dimanche: l'appui officiel du ministre conservateur Michael Fortier qui a même été jusqu'à affirmer: "Lundi, ça va bien se passer, M. Charest. Ça va très bien se passer". Au fait, pourquoi les conservateurs hésitent tant à donner leur appui à l'ADQ ?
Score: -1

Parti Québécois:
Un bon débat qui aura permis à Boisclair de rallier ses troupes. Le problème pour le PQ, c'est que le ralliement des troupes péquistes ne suffira pas à garantir la victoire. Hier, Duceppe qui a quitté ses terres pour aller prêter main forte à Boisclair, plaidant pour une unions des "progressistes de tout horizon" capable de faire face à l'axe "Harper-Dumont". Le problème: le PQ n'a pas réalisé que le paysage politique québécois est en train de se réaligner à droite. C'est pour cette raison que Boisclair est à toute fin pratique ignoré du leader libéral et adéquiste; ils savent que la gauche incarnée par Boisclair est délaissée des électeurs. Pour avoir une chance, il aurait fallut que Boisclair fasse prendre au PQ le même virage que Tony Blair a fait prendre au Parti Travailliste. Mais le clergé péquiste a refusé tout changement à l'orthodoxie du parti.
Score: 0

Action Démocratique du Québec:
Le débat a permis à Dumont de récupérer son passage catastrophique à "Tout le Monde en Parle". En fait, les gens se fichent du fameux cadre financier de Dumont. L'ADQ pourrait décider de ne dévoiler aucun chiffre jusqu'à la fin de la campagne sans pour autant perdre de votes. Ce qui motive les gens à voter ADQ, c'est le changement et Mario incarne le changement. Le seul moyen de stopper la machine adéquiste serait de convaincre les électeurs que Dumont ne peut pas incarner un renouveau politique. Malheureusement pour le PQ et le PLQ, je ne vois pas comment cela pourrait être fait…
Score: +1

Après 4 semaines de campagne:
PLQ Jean Charest: -5
PQ André Boisclair: -4
ADQ Dumont: 1

18 mars 2007

Encore un sondage ! Élection 2007 En Chiffres Québec

Voilà de quoi amener de l'eau au moulin: résultat d'un sondage de SES Research tenu entre le 14 et 15 mars.

SES Research SES Research

SES Research SES Research

SES Research SES Research

Il est clair que le PLQ de Jean Charest est le parti qui se distingue le plus. En théorie, Charest devrait voguer vers une victoire facile sauf si… les gens décident de voter avec leur coeur et non pas avec leur tête.

Source:
SES Research
Quebec Election Poll – A Look at the Leaders and the Parties

17 mars 2007

300mg de clozaril… En Vidéos États-Unis Iran Israël

La paranoïa (du grec παρά « à côté » et νοῦς « esprit ») est au sens premier une maladie mentale chronique du groupe des psychoses, qui comprend un délire d'un type particulier dit délire paranoïaque.

La paranoïa peut s'expliquer comme étant un délire dans lequel le sujet à constamment l'impression d'être trahis, aggressé ou mis en danger voire manipulé. Le sujet se méfie donc, la plupart du temps inutilement, de tout le monde, il va jusqu'à se méfier de son entourage, il a l'impression que tous complote contre lui.

Exemple:

N'en déplaise au clergé iranien, j'ai bien l'intention d'aller voir 300 !

17 mars 2007

Les sondages se suivent et… Élection 2007 En Chiffres Québec

Strategic Council

Autres donnés intéressantes:

  • 72% des gens pensent que le prochain gouvernement sera libéral minoritaire.
  • 37% des gens voteraient "oui" dans un éventuel référendum.

La seule conclusion fiable qui se dégagent des différents sondages: la droite (PLQ+ADQ=56%) a une bonne avance sur la gauche (PQ+PVQ+QS=44%).

Source:
Strategic Council
Quebec voters appear to be of three minds

Mise-à-jour

Les nouvelles projections de HKDP et Democratic Space (utilisant le sondage de Strategic Council):

HKDP

—————

Democratic Space

17 mars 2007

Gras dur Élection 2007 Québec

syndicalleux

L'épisode a fait grand bruit, un travailleur de l'usine ABB de Varennes qui houspille live le premier ministre Jean Charest.

À sa longue litanie de récriminations, le sympathique col bleu se plaignait d'avoir perdu "du pouvoir d’achat".

Premièrement, il faut savoir que les employés d'ABB sont syndiqués par les Métallos de la FTQ depuis 2003. La même année, les employés d'ABB ont signé une convention collective de 3 ans. Cette convention garantissait aux travailleurs des augmentations de salaire annuelles de 5,9%. Pour la même période, l'inflation moyenne a été de 2,1%. Conclusion, ce travailleur n'a pas perdu de "pouvoir d'achat", il en a gagné !

En 2006, les employés ont signé une nouvelle convention collective contenant des augmentations de salaire annuelles de 3%, ce qui est largement au dessus de l'inflation. Encore une fois, on ne parle pas d'érosion du "pouvoir d'achat" mais d'une augmentation !

Le salaire horaire moyen chez ABB est de 24,70$ contre 18,87$ pour la moyenne québécoise.

En fait, si ce travailleur cherche à désigner un coupable pour une éventuelle baisse de son "pouvoir d'achat", qu'il regarde ailleurs que dans la classe politique. Qu'il regarde du côté de son syndicat qui a fait une grève de 9 semaines l'an passé.

Voilà ce que les médias n'ont pas dit au sujet de cet épisode de la campagne électorale.