L'élection d'un gouvernement minoritaire aura un effet salutaire sur le Québec: celui de marginaliser les manifestants de touts acabits qui, trop souvent, ne représentaient qu'une minorité bruyante.
À un gouvernement majoritaire ayant été élu avec 40% des votes, on pourra toujours dire que ces décisions ne sont pas démocratiques. Que 60% de la population s'opposent à l'agenda défendu par le parti au pouvoir. Résultat, on se retrouve avec un gouvernement qui décide de ne rien faire pour ne pas ameuter quelques groupes de pressions. Ce fut le grand drame du dernier gouvernement Charest: PPP, réformes de la fiscalité et réingénierie de l'état ont été accueillis au rythme des slogans "j'ai jamais voté pour ça".
Dans le contexte d'un gouvernement minoritaire, le PLQ devra obligatoirement recevoir la bénédiction d'un autre parti pour faire approuver ces lois. Conséquence, les lois votées par l'Assemblée Nationale représenteront plus de 50% de la population.
Prenez les cas du dégel des frais de scolarité. Si le PLQ et l'ADQ se mettent d'accord, c'est plus de 60% de la population qui sera fédéré dans cette décision, les manifestants professionnels ne pourront plus crier au déni de démocratie. Voilà qui pourrait sortir le Québec du statu quo.




















Tout à fait d’accord. D’ailleurs, le timing est parfait pour agir: la fin de session arrive, les étudiants seront dispersés en vacances,…
Franchement !
Tu devrais avoir honte de parler comme cela.
Cela suppose qu’un électeur qui vote pour un parti est d’accord avec toutes les positions de ce parti là. Je doute que ce soit vraiment le cas.
De plus, cela suppose également que la volonté démocratique n’est tenu en compte que lors des élections.
L’élection de 2003 en est un bel exemple, parmis ceux qui ont voté pour le PLQ, je doute que tous était d’accord à l’époque de construire une centrale thermique ou d’imposer une convention collecte aux employés de l’État.
Aucun parti politique n’est non plus en mesure de prendre des positions sur des évènements imprévisibles, comment alors représenter la volonté de la population lorsqu’aucune position n’était affiché lors des élections?
Je crois que la démocratie c’est plus que seulement la volonté de la majorité. Il n’y aucune raison pour un groupe minoritaire de se résigner à la volonté de la majorité, la liberté d’expression et de manifestation sera toujours de mise pour faire entendre les voix qui ne sont pas représenté. Les adéquistes sont bien placé pour comprendre cela.
Merci David pour cette vision très superficielle de la politique!
Je me suis dit la même chose. Manifester quand ça ne permet pas de rater un cour ça n’intéresse pas vraiment les étudiants
Alors c’est leur problème.
Les électeurs vont peut-être arrêter de mentir un moment donné.
Wilco, la seule chose superficielle ici ce sont tes commentaires qui, sous des airs prétentieux, insultes les gens sans pour autant que tu ne sois capable de développer la moindre forme d’argumentation.
Alors tu es d’accord avec *chacune* des propositions du parti pour lequel tu as voté?
Surement, comme tous ceux qui ont voté pour l’ADQ en votant contre les libéraux…
Jamais je ne voterais pour un parti qui heurte une de mes valeurs fondamentales.
Quand je vote pour un parti qui ne reflète pas mon opinion sur un enjeux particulier, c’est que cet enjeu n’est pas d’une grande importance pour moi.
Si le gel des frais de scolarité était une priorité pour moi, j’aurais voté PQ.
Mais plus de 60% de la population a voté pour un parti ayant promis le dégel des frais.
Un moment donné fait être conséquent et respectueux du choix de la population.
Les parti ne sont pas là pour psychanalyser leur électeurs, mais pour mettre en application leur programme électorale.
Si ça fait des mécontent, tant pis, les gens avait juste a utiliser leur tête avant de voter.
C’est tellement ironique ce que tu dis, quand on considère que la majorité des électeurs qui ont voté en 1962 ne connaissaient pas l’opinion des différents candidats… sur la nationalisation de l’électricité.
Le problème c’est que le dégel des frais de scolarité a nullement été un enjeu de la campagne électoral.
C’est toi même, le 24 mars, qui as présenté un sondage qui montrait que 49% de la population était pour le dégel des frais de scolarité alors que 47% disait être contre. Tu vas me dire que l’on parle de consensus ici?
C’est bien beau les priorités, mais ce n’est si simple. Qu’aurais-je du faire si je suis pour les familles en santé dans un québec souverain et écologique
J’aurais dû écrire concensus, désolé.
Oubliez ce que j’ai dit, c’est bel et bien consensus
Si, dans un sondage CROP/La Presse/Radio-Canada, publié quelques jours avant les élections, 47% des répondants s’avèrent être contre le dégel des frais de scolarité (contre 49% en faveur, 4% d’abstention plus le pourcentage d’erreur), comment se fait-il que le PQ n’ait eu que 28,32% du vote ?
Les gens votent souvent pour d’autres enjeux que l’éducation, comme ils ont peut-être voulu voter pour autre chose qu’une position « pour ou contre le Canada ». Ça ne veut pas nécessairement dire qu’ils ne peuvent avoir une opinion nuancée.
Néanmoins, à 47%, on peut s’entendre sur le fait que c’est quand même une réponse forte pour le maintien du gel en comparaison avec les autres questions du même sondage.
Ce que je n’aime pas dans toute l’histoire du dégel, c’est que les principaux opposants sont ceux qui viennent de finir leur baccalauréat ou leur maîtrise ou ceux qui ne veulent pas faire d’études universitaires.
Parce qu’ils viennent de quitter le monde scolaire, les autres qui y sont toujours doivent, eux, avoir à payer.
J’encourage ceux qui se veulent, à la fois, les promoteurs de l’accessibilité aux études supérieures et les partisans d’une hausse des frais de scolarité, à faire deux dons par année, du même montant que le coût de chaque session à temps plein, en bourses aux fondations universitaires pour aider les élèves les plus en besoin et ceux qui excellent le mieux.
Ça serait là un moyen d’assurer le droit à tous, même aux plus pauvres, aux études supérieures tout en aidant l’État.
Source: http://www.antagoniste.net/?p=668
Dans l’article précédent, le graphique vient nous amener à se poser une question: Les gens qui ont voté, apparemment, pour les partis les plus couverts par les médias l’ont-ils toujours fait en bonne connaissance de cause ?
Les électeurs sont tellement bête qu’on se demande pourquoi ils sont encore le droit de vote…
(…sarcasme…)
En désaccord. Tous les parti avait exprimée une position très clair sur cette question. Aucune confusion possible.
On peut être contre le dégel sans que cela soit un enjeu majeur. C’est comme le Mont Orford. Les gens était contre sa privatisation mais dans l’échelle de leur priorité c’était assez bas. idem pour les frais de scolarité, ceux qui s’opposent à leur dégel n’ont font pas une priorité sans quoi ils aurait voté pour le PQ.
On peut renverser la question, les médias donnent priorité aux partis qui ont un message qui intéressent les gens. La job des médias c’est de vendre de la copie et on ne vend pas de copie quand on parle de trucs qui n’intéressent personne.
Parlant des manifestations populaires, pourquoi si les gens de Orford était si opposé à la privatisation du Mont Orford, pourquoi ont-ils réélu les libéraux?
Ça ne fait que prouver que les manifestations n’était qu’un prétexte pour les syndicalistes pour faire mal paraitre les libéraux.
Tu semble confondre enjeu et position. Tous les partis ont des positions en matière environnementale et on ne peut pas vraiment dire que l’on en a entendu parlé lors de la campagne électorale, même chose pour l’éducation et le dégel des frais de scolarité.
Bref, si je te comprends bien, on vote pour une seule priorité en fonction du parti qui se rapproche le plus de notre position sur le sujet? Ce n’est pas un peu contradictoire avec ce que tu disais tantôt. Ce que tu ne semble pas vouloir admettre c’est que les gens ont des priorités qui ne vont pas nécessairement dans le même sens d’un point de vue partisan. Je pourrais être sérieusement contre le dégel des frais de scolarité tout en étant fortement fédéraliste, tu me dis de voter PQ?
La démocratie c’est plus que de choisir un chef à tous les 4 ans en croyant qu’il va faire de son mieux pour nous représenter. Si c’était le cas, tu ne perdrais pas ton temps à discuter de politiques sur un blog
Je pense que la décision de privatiser un parc national ne concerne pas uniquement les citoyens de la circonscription où il est situé.
Si c’était le cas, une grande partie de la population n’aurait pas son mot à dire dans des histoires d’accommodement qui se passent à Montréal.
Les frais de scolarité ont été discuté dans le débat, de manière claire et simple, il était impossible de confondre.
Voilà, les gens qui sont contre le dégel n’en n’ont pas fait une priorité, c’est tout.
Absolument pas. Quand on vote, on y va avoir les enjeux qui nous tiennent le plus à coeur. Je n’étais pas à 100% d’accord avec le parti qui a reçu mon vote lundi. Mais les trucs avec lequel je n’était pas d’accord n’était pas vraiment important pour moi.
Et je souhaite très profondément que jamais un politicien n’utilisera mon blogue ou n’importe quel autre blogue pour décider des politiques à adopter.
On ne vit pas dans une ochlocratie !
Ça reste que ces gens là devrait encore plus concerné par la privatisation du mont. Ils ont quand même réélu les libéraux.
Ce que je veux dire par là c’est que la volonté de la population ne s’exprime par uniquement par l’élection de députés. Les blogs sont des agoras qui favorisent (dans certains cas) le débat et les échanges sur les politiques publiques.
La politique est devenue trop complexe pour laisser 125 individus décider de tout pendant 4 ans sans qu’on soit concerné.
Tu devrais plutôt te demander pourquoi ils n’ont pas plutôt décider d’élire un autre parti. C’est pas tout le monde qui vote par contestation.
Une circonscription fédéraliste avant tout et avec une bonne proportion de descendants loyalistes.
Peu importe qui est le député et comment il est, ça va voter Libéral.
Toujours dans la même campagne, je crois aussi que c’est ce qui est arrivé avec Simon-Pierre Diamond, le député de 22 ans. Il a profité de la vague adéquiste qui a pris plusieurs comtés dans des régions du sud du Québec.
À voir: Patrick Lagacé, de La Presse, et son point de vue pendant la campagne:
Clique ici.
Les manifestations à Orford étaient celles de citoyens et d’organismes environnementaux, derrière le groupe SOS Parc Orford.
C’étaient les Iroquois et les maudits Anglais pour le clergé catholique, les « communisses » et les « syndicalisses » sous Duplessis, les Amérindiens, les Juifs, les Francs-Maçons…
Qui, encore, a le dos assez large pour être les grands coupables de tout ce qui va mal dans la société ?
Non, la politique va devenir trop complexe quand cette dernière voudra se plier aux moindres caprices des différents groupes de pressions.
Les organismes environnementaux et SOS Parc Orford représentaient un courant minoritaire et/ou peu important pour les gens de ce comté.
À moins que ce soit le conseil du patronat. Là on parle vraiment de bien commun.
Se plier au caprice du Conseil du Patronat c’est tout aussi ridicule et délétaire que de se plier aux caprices du FRAPRU.
Si seulement quelqu’un se pliait au caprice du FRAPRU…
On ne le fait pas et c’est corect ainsi.
Pas plus qu’un gouvernement doit se mettre à genoux devant le patronat.
Si un gouvernement décide d’appliquer les politique du FRAPRU ou du patronat ça doit être par conviction et pas par clientélisme.
Tu as raison: une maison pour tout le monde et à un prix abordable, c’est un complot communiste! Une chance que Sarko est là!
Encore un autre commentaire superficiel et sans développement de Wilco. Au moins les clip de Dumont elles ont du contenus.
Pour le reste je répète sans gène ce que j’ai dit: se plier au caprice du Conseil du Patronat c’est tout aussi ridicule et délétaire que de se plier aux caprices du FRAPRU.
Oui, en effet, il y aura au moins de ça de bon avec ce gouvernement minoritaire. Arrêter de gouverner selon les petites manifestations qu’il y a dans la rue. Quand il y aura 1 millions de personnes (tout juste 13.3% de la pop totale) dehors, là on pourra dire que les gens commencent à ne pas être content. Mais en bas de ça…
Une réforme radicale du mode de scrutin ici. Très très mais vraiment très loin du de la réforme dont on parle actuellement. Qu’en pensez-vous?
C’est dernière années on a beaucoup parler des groupes de pression et leur supposé pouvoir de renverser l’ordre. Certains ont même mentionné que leur rôle trahissait l’essence de la démocratie. C’est bien beau, mais j’ai la grande impression que ce n’est que tu vent, encore une fois. Mais, c’est une impression et on sait tous qu’il faut se méfier de nos perceptions.
J’aimerais donc, que vous m’énumériez les groupes de pas content qui ont réussit à faire reculer le gouvernement et par ricochet la société. Si vous réussissez votre mission, j’aimerais bien comparer ce, ces recul(s) avec les promesses du partis au pouvoir.
Ensuite, une question simple, êtes vous pour ou contre toutes formes de contestations sociales ? Est-ce que vous considérez qu’elles sont pertinentes ?
Bon, je m’arrête ici, à vous maintenant.
-Orford
-Sûroit
-Prêts&Bourses
-Réingénieriez de l'état
-Kyoto
Nous vivons dans une démocratie, pas une ochlocratie.
Donc c’est avec ça
que vous déclarez que le Québec a été empoissonné par les contestataires, que la démocratie a été bafouée.
- SUROÎT:
1- Recul total sur ce dossier.
2- Manifestations, pétitions et sondages contre.
3- experts, citoyens, scientifiques contre
4- Projet aucunement mentionné dans les promesses libérales de l’élection de 2003.
-Prêts&Bourses:
1- Recul partiel
2- Grève général d’un mois, manifestations monstres, pétitions et sondages contre
3- Ministres libéraux, étudiants, professeurs, citoyens, population locale, intervenants de plusieurs milieux
4- Projet aucunement mentionné dans les promesses libérales de l’élection de 2003.
- Orford:
1- Recul très très minime
2- Manifestations, pétitions, sondages contres
3- Ministres libéraux, citoyens, population locale, experts, scientifiques
4- Projet aucunement mentionné dans les promesses libérales de l’élection de 2003.
- Kyoto:
1- Aucun recul au niveau provincial et national, chacun a campé sur ses positions
2- Manifestations, pétitions, sondages pour
3- L’ensemble de la population occidentales est pour kyoto. Plus de 100 pays signataires. Canada rabroué par la communauté internationale. Presque tous les partis canadiens et québécois sont pour. Citoyens, plusieurs experts de différents domaines, presque l’unanimité chez les scientifiques
4- Tous les gouvernements provinciaux et le national, mis à part monsieur Harper, ont décidé de s’engager a respecter les objectifs de Kyoto
- Réingénierie de l’état:
1- aucun contrat de PPP n’a été signé en quatre ans. Le gouvernement libéral a contribué à alourdir l’État en créant, un poste de commissaire à la santé, un autre à la déontologie, un chef forestier et un vérificateur spécialisé dans ce même secteur. Les libéraux ont aussi créé une Agence des PPP et un Bureau du déséquilibre fiscal.
2- Manifestations ??? , pétitions
3- Syndicats
4- Gouvernement Charest avait promis de s’attaquer la l’appareil étatique lors de l’élection de 2003.
Tu dévies le sujet. Tu as demandé (et je cite): « J’aimerais donc, que vous m’énumériez les groupes de pas content qui ont réussit à faire reculer le gouvernement ».
J’ai donné une série d’exemple.
Le Gouvernement du Qc à reculé sur le Sûroit, les Prêts&bourses, Orford, et la réingénierie de l’état.
Harper à reculé sur Kyoto.
D’ailleurs quand tu dis « Projet aucunement mentionné dans les promesses libérales de l’élection de 2003″, c’est un argument plutôt mauvais. Comme si un gouvernement pouvait prévoir, 4 ans à l’avance, chacune des actions qu’il devra poser en fonction de l’évolution de la société. Come’on, un programme électorale ce n’est pas un pacte de suicide.
Pour Kyoto et l’environnement, la présente campagne électorale a bien démonter que c’est un sujet dont on parle pour se donner bonne conscience mais sans plus.
Et quand c’est dans le programme, comme la réingénierie de l’état des manifestation monstre des syndicats ont obligé le gouvernement À reculer malgré leurs engagements.
Je vais me répéter:
Nous vivons dans une démocratie, pas une ochlocratie.
Le recul sur les prêts&bourses, Orford, Kyoto, la réingénierie de l’état c’était sans doute ochlocratique mais en rien démocratique.