Un extrait assez révélateur du défi qui attend Mario Dumont à la tête de l'ADQ (tiré de son point de presse):

Pas de doute, Mario sera un bon patineur à l'Assemblée Nationale !

Mais si Mario a refusé de répondre clairement, c'est parce qu'il sait que la question est délicate pour son parti. Si le chef de l'ADQ répond qu'il appuiera Charest, il va s'aliéner un électorat qui a déjà exprimé son désaccord avec un contrôle plus strict des armes à feu. Si Dumont répond qu'il n'a pas l'intention d'aider Charest, il aura l'air de défendre l'indéfendable. Une position particulièrement intenable pour un parti qui se doit de percer dans les grands centres urbains. Composer avec un caucus de 5 députés c'est une chose facile, avec 41 c'est un peu plus "rock & roll", il y a beaucoup plus de susceptibilité à ménager.

Voilà pourquoi un projet de loi sur les armes semi-automatiques risque d'être payant pour Charest, surtout s'il est défendu par un type comme Guy Ouellette.

Bref, voilà un art que Mario devra apprendre: celui du compromis. Parce que pour devenir un parti d'union nationale, l'ADQ devra obligatoirement faire des compromis.