Michel C. Auger et Christian Dufour au sujet du nouveau paysage politique québécois:
J'ai hâte de voir comment l'option du "oui" va évoluer dans les sondages suite aux résultats de l'élection. Va-t-on voir un résultat sous les 40% ?
À ce propos, un sondage Décima publié hier, montre que pour la première fois depuis 5 mois, les conservateurs sont devant les libéraux au Québec (25% vs. 20%). Le Bloc poursuit sa décente pour se situer à 34%.























C’est drole, mais moi, contrairement au médias, je ne vois pas de rejets du projet référendaire(enfin peut-être a court terme, mais pas a moyen et à long terme), ni de montée de la droite dans cette élection.
Moi je vois deux choses, le rejet des libéraux qui ont eut un règne désastreux, et le rejet de Boisclair. Mario s’est ainsi démarqué par défaut, pourquoi?
Boisclair, contrairement à Charest en 2003, n’a pas su se montrer comme une alternative meilleure que le gouvernement précédent.
Ensuite, je ne vois pas de monté de la droite vraiment, je vois, dans les choix des québécois, plutot des choix constitutionnels. Quand Harper est-il devenu populaire au Québec? Quand il a proposer un fédéralisme d’ouverture, preuve que la flamme pour le débat constitutionnel est encore là au Québec.
Charest, a ce niveau, semble à la botte du fédéral, les québécois, ont décidé de reprendre le beau risque en somme, avec Harper, mais ne veulent pas laisser ce dernier mener la barque tout seul. La position autonnomiste est ainsi toute désignée, car peu importe le discours que Charest tient, pour le grand public, il ne semble pas mener une politique fédéraliste revendicatrice. Dumont, semble mieux équiper pour ça dans la perception générale des québécois(ont-ils raisons, l’avenir nous le dira peut-être)
Bref, ce que l’on voit au Québec, ce n’est pas vraiment le rejet de la cause souverainiste, ou l’ennui devant les éternelles disputes constitutionnels, au contraire, c’est un rejet de la position fédéralite pure et dure, le fédéralisme de suiveux, un fédéralisme arrogant incarné par les libéraux autant fédéraux que provinciaux qui sont les véritables perdants des dernières élection provinciales et fédérales.
Moi je ne m’inquiète pas trop de comment le PQ va se rebâtir, mais plutot de comment le PLQ va le faire. Car le parti Libéral, c’est devenu le parti de l’establishment anglophone, le parti des minorités ethniques, plutot que le parti des francophones fédéralistes(les libéraux sont troisième dans le vote francophone).
Drôle, moi je vois l'inverse, le rejet massif des québécois de toute les chicanes constitutionnelles.
Les gens se fichent du fédéralisme comme de leur dernière chemise. Ce qui compte c'est de faire rouler les hôpitaux, de réparer les routes, d'avoir un allégement de la fiscalité.
Les gens sont à 1000 lieux des abstractions constitutionnelles qui ne changeront jamais rien à leur vie.
Et désolé de te le dire, mais le PQ est bien plus proche de la disparition que le PLQ qui a des base beaucoup plus solide. Les gens ne veulent plus rien savoir des référendum et de la séparation, ces gens vont aller vers le PLQ ou l'ADQ.
Et soyons franc, avec un autre chef que Charest, le PLQ peut facilement aller reprendre sa part du vote francophone.
La majorité des gens ne se définissent plus comme fédéraliste, souverainiste ou autonomiste. Les gens se définissent comme "bouclez là avec vos conneries de constitution".
L’avenir du PQ : la tentation du déni
La tentation va être forte pour le Parti québécois de rejeter la responsabilité de sa dégelée de lundi dernier sur son chef qui, visiblement, «ne passait pas». Ce qui fait qu’il est probable qu’à terme, André Boisclair ne pourra se maintenir en poste pour plus de quelques mois.
Mais changer de chef pour régler les problèmes du PQ est aussi utile que remplacer le capitaine du Titanic après avoir heurté l’iceberg. Le PQ doit se poser des questions fondamentales dès maintenant, et les premières sur la liste ne touchent pas son leadership. Le PQ est en perte de vitesse depuis l’élection de 1994 – de 45 pour cent des voix à 28 pour cent, lundi – et ni Parizeau, ni Bouchard, ni Landry, ni Boisclair n’ont réussi à freiner cette chute.
Le principal problème, cela est devenu criant lundi soir dernier, c’est que le PQ ne peut plus continuer à jouer les prolongations du référendum de 1995. Douze ans plus tard, le PQ proposait toujours la même démarche qu’en 1995. Une «stratégie du Grand Soir» : un Oui au référendum qui ouvre toutes les portes, les négociations avec le Canada qui durent une petite année avant que le nouveau Président de la république se présente à l’ONU.
Ni la Loi sur la clarté, ni l’état de l’opinion publique québécoise n’ont fait dévier le PQ de sa démarche, au point où, devant l’évidence – même devant Jacques Parizeau qui disait le contraire! – M. Boisclair a passé la dernière fin de semaine de la campagne électorale à soutenir que, minoritaire, il pourrait tout de même tenir un référendum.
On pourrait dire que le PQ n’est plus souverainiste, qu’il est devenu «référendiste». Que le moyen d’accéder à la souveraineté est devenu plus important que l’objectif lui-même.
Sauf que, lorsque les deux tiers des Québécois ne veulent pas de référendum et que de vieux alliés, comme le président de la FTQ, disent qu’il fait fausse route, le PQ a l’air complètement déconnecté quand il insiste sur le référendum au point d’en parler plus souvent que de tout le reste de sa plateforme électorale.
D’autre part, les souverainistes doivent admettre que, depuis 1980, leur option n’a progressé de façon significative dans l’opinion publique que lorsque leurs adversaires se sont chargés de raviver la flamme : que ce soit par le rejet de l’Accord du Lac Meech ou le scandale des commandites.
C’est au point où, pendant la campagne, M. Boisclair a évoqué la possibilité que le rapport du juge Grenier sur les dépenses d’Option Canada lors du référendum de 1995 (encore!) puisse servir de justification à un nouveau référendum.
S’il avait voulu prouver que les souverainistes ne sont plus capables de faire avancer leur option eux-mêmes et qu’ils ne peuvent plus se fier que sur les gaffes des fédéralistes, il n’aurait pas agi autrement.
Enfin, le PQ doit se poser des questions sur son idéologie sociale-démocrate. Pas pour déménager à droite, puisque ce coin de l’échiquier politique est déjà assez encombré avec l’ADQ et le PLQ, mais pour rejoindre ceux qui paient les impôts et ont besoin de sentir que leurs problèmes concrets et quotidiens préoccupent leurs dirigeants. Il fut un temps où le PQ parlait de recours collectifs, de zonage agricole et d’assurance-auto, pas juste de l’avenir de la nation.
Aujourd’hui, le PQ pratique une social-démocratie figée qui considère que les questions qui ont été examinées une fois sont réglées pour toujours. L’exemple le plus criant dans cette campagne a été la question des frais de scolarité universitaires, où le PQ a érigé en dogme un passéisme devenu indéfendable, si on songe à l’avenir des universités elles-mêmes.
Ce serait succomber à la tentation du déni que de ne pas poser ces questions. Cela peut se faire avec ou sans course au leadership, mais en sachant que lorsqu’on change de chef, la course elle-même et d’autres considérations perdront toujours le dessus.
Alors comment tu expliques que les conservateurs sont devenus populaire tout juste après avoir abordé un fédéralisme d’ouverture? Parce que c’est surement pas les positions de Harper sur Kyoto qui les a convaincu de voter pour lui, on s’entend…
L’appui à l’indépendance, est cyclique, y’a présentement encore 40% de souverainistes, et y’a même 20% de la population qui veut un référendum, si c’est pas une base solide, je me demande ce que c’est pour le PQ. Le boulet du PQ, comme celui du PLQ, c’est son chef. Admettons qu’on change les deux chefs(et le PQ est plus près de le faire que le PLQ), voyons leurs commande respectives.
Le PQ doit récupérer le vote des souverainistes et reprendre le leadership du nationalisme, tout en passant un peu plus a gauche qu’avec Boisclair, et mettre la souveraineté sur la classe le temps que la vague a ce sujet remonte. Soudain le PQ serait en forme. Pour tout cela, comme adversaire, il a les verts et QS principalement et de façon plus modéré l’ADQ.
Le PLQ doit revenir a une position plus « bourrassite », c’est à dire un fédéralisme plus revendicateur, un fédéralisme nationaliste, pour parvenir à séduire a nouveau l’électorat francophone. Et là dessus, il est en compétition directe avec l’ADQ.
Moi j’ose, contre toute la vague de commentateurs(qui de toute façon se trompent souvent, a preuve, y’a 6 mois, ils donnait l’ADQ pour morte, pas moi, a oui, et ils étaient tous d’accord que Harper allait déclancher une élection dans les semaines a venir, ce que Harper a réfuté, comme je l’avais écris ici dans un autre billet), affirmer que le Québec est fin pret pour des discutions constitutionnelles que le PLC lui a toujours refusé.
Il m’apparait clair que les québécois en général sont pas chaud pour un référendum, je crois qu’ils reprennent en quelques sorte, le beau risque.
Ce n’est pas très sage de prétendre « Moi je sais pourquoi 500,000 de personnes ont voté différemment aux élections : C’est pour cette raison! ». La réalité est toujours plus compliquée, plus subtile que ça. Comme l’explique Michel Auger, c’est une accumulation de facteurs plutôt qu’un facteur.
Les gens sont toujours très attachés aux questions constitutionnels mais avec des chefs aussi peu inspirants que Boisclair et Charest, la passion n’était pas très forte. Elle était faible au point que les plusieurs personnes ont décidé de voter en fonction de questions réellement politiques plutôt que strictement constitutionnelles. Tout ça sur on fond de ras-le-bol de la vieille politique et de la langue de bois.
Au total, je dirais que le nouvel électorat de l’ADQ est constitué de :
(1) Souverainistes qui ne croient pas en Boisclair
(2) Fédéralistes qui ne croient pas en Charest
(3) Nationalistes qui veulent un autre beau risque
(4) Gauchistes qui veulent punir les vieux partis
Additionné à la droite pure et simple, je crois que ça fait 31% de la population…
Pour l'environnement, la campagne présente a su démontré que ce n'est pas un enjeu au Québec.
Et c'est pas tant le fédéralisme d'ouverture qui a charmé les Québécois que ces politique de droite qui plaise a beaucoup de québécois.
C'est plus profond que ça. Aujourd'hui même le PLQ reconnait qu'il a fait erreur dans la campagne de parler de référendum. Que le temps n'était plus a parler de constitution mais de "realpolitik".
le vote souverainiste est en voie de disparition, même chez les nationalistes.
Les gens veulent des soins de santé, des routes pas un référendum.
Nul besoin de spéculer, on le connait déjà l'électorat de l'ADQ:
Plus les péquistes vont s’afférer à nier que la politique québécoise ne se définie plus selon l’axe fédéraliste/souverainiste, plus leur chute sera rapide et brutale.
Harper, a toujours été de droite, mais n’a jamais eut d’influence au Québec, jusqu’à ce beau jour où il lui ai venu l’idée de génie de proposer de régler le problème du déséquilibre fiscal. Puis, il a parlé de donner une voie au Québec à l’Unesco. Il a pavé la voie a ce que les libéraux de Chrétien et de Martin n’avait jamais osé faire et que le Québec attendait depuis 1995, un fédéralisme d’ouverture. Mais toi, tu persistes à croire que c’est parcequ’il est à droite, ne prend pas tes souhaits pour des réalités.
Pour l’environnement, il n’a pas été un grand enjeu électoral, parce que tout les partis étaient pas mal d’accord sur le fait que la question était importante, bref y’a peu de chicane a y avoir là dessus.
Je te prirais de ne pas donner le mouvement séparatiste pour mort a cause d’une simple élection, d’autres ont affirmé la même chose que toi en 1980 et en 1985. Ne vend pas la peau de l’Ours avant de l’avoir tué. Une bonne partie des souverainistes ne veulent pas de référendum, il n’en sont pas moins souverainistes pour autant. Ils observe qu’au vu du leadership et de la conjoncture actuelle, il est très peu probable qu’ils gagnent un référendum, et ne sont pas masochiste au point de désirer ardament de se faire battre une troisième fois. Ils sont plus sage que ça, et ils savent être patient.
Les péquistes comprennent que la souveraineté n,est plus la question du jour, qu’ils doivent la mettre en veilleuse, et c’est, pour peu qu’il se trouve un leader moindrement habile, ils feront.
Pour l’électorat de l’ADQ 56% de leur électorat ont une position constitutionelle claire. C’est moins que les autres partis, mais ça reste la majorité de leur électorat. Quand on ajoute l’électorat du PLQ et du PQ qui ont une position constitutionelle, ont peu conclure que la question constitutionelle interesse encore environ le tiers de l’Électorat.
L’axe fédéraliste/souverainiste ne prime plus pour le moment, et ce fut une erreur de la part du PQ et du PLQ de le comprendre que trop tard. Mais ça ne veut pas dire que la question est pour autant entérrée. Plusieurs analistes semblent commetre l’erreur de juger sans recul, et de faire des conclusions hâtives.
Prenons les élections fédérales que tout les analystes disait qu’ils allait être déclanché d’une semaine à l’autre. Harper a tenu a dire à Duceppe en premier lieu, au journalistes ensuite, que tel ne serait pas le cas. Pourquoi d’après vous?
Harper serait-il devenu stupide? Non, je crois qu’il voit plus loin que les analystes. Le Bloc est en difficulté présentement, mais reste la plus grande puissance de la poliqtique fédérale québécoise. Il sait que les gens qui n’aiment pas Boisclair, aiment généralement mieux Duceppe. Il sait que les libéraux avec Dion passe pas vraiment au Québec, sauf à Montréal. D’après moi Harper ouvre le Chemin a Duceppe pour qu’il aille au PQ, forcer le Bloc a se trouver un nouveau leader, qu’il calcule qui sera moins respecté que Duceppe, pour qu’aux prochaines élection, le bloc, sans la notoriété de Duceppe, s’écrase, et qu’un rat de marée conservateur prenne la province de Québec. Bref, il prend soin de tasser un obstacle avant de se lancer dans la foulée.
Vous en pensez quoi?
C’est toute un révisionnisme historique que tu nous fais là ! Harper n’a pas fait élire élire des députés au Québec avec le déséquilibre fiscal. Il a fait élire des députés à cause des commandite et parce que les gens avait enfin un leader de droite dans lequel il pouvait se reconnaitre. Et c’Est pour cette raison qu’Harper grimpe dans les sondage au Québec, pour cette raison que l’ADQ monte. Parce qu’il y a beaucoup de conservateurs au Québec qui ont longtemps attendu un chef digne de ce nom. Ils ont maintenant Harper au fédéral et Dumont au provincial.
C’est un peu pathétique de voir les péquioste qui ne réalise pas ce qui c’est passé lundi au Québec. Que c’est fini la définition du paysage politique québécois sur l’axe fédéraliste-souverainiste. Que la game se joue maintenant sur l’axe gauche-droite. Le PLQ semble l’avoir compris, mais le PQ va couler avec son refus de voir la réalité en face.
L’ours est mort et sa peau, plus personne ne veut l’acheter.
C’est le contraire, ce sondage révèle qu’une majorité de Québécois ne se définissent plus par leur position constitutionnelle.
Les analystes ont raison, c’est juste que les souverainistes ne peuvent admettre que leur option est sur le point de mourrir.
Pourquoi ? Pas pour le Québec, la situation est merveilleuse pour Harper au Québec. Ce qui préoccupe Harper ce sont les résultats en Ontario. Harper attend encore quelques sondages dans cette province mais il sait déjà qu’il peut compter sur le Québec.
le Bloc a chuté à 34%, et la démission de Gauthier n’indique pas que la tendance va se renverser.
HAHAHAHAHAHA! Alors pourquoi Harper a pas fait élire de députés à l’élection précédente? Les scandales des commandites étaient encore plus présents, et Harper était déjà le leader le plus a droite que je sache. Cesse de prendre tes souhaits pour des réalités.
Bon maintenant, tu crois que le souverainisme est mort, comme t’es aveuglé je te convaincrais pas moi même, je vais laisser le temps te donner un cours de sociologie québécoise. D,ailleurs, j’ai l’impression que ça en prendra pas beaucoup, quelques mois environ.
Ce n’est pas ce que ça montre. Ça montre que les électeurs commettent des infidèlités avec les partis sensé représenter leur position constitutionelle. Pas qu’ils n’en ont pas. Environ les deux tiers en ont une, c’est bien qu’ils doivent considérer ça important.
Personellement, je suis souverainiste, mais j’ai jamais voté PQ de ma vie, pourtant je vote depuis 1995. Je suis loin d’être seul. Plusieurs fédéralistes étaient exédés par le peu d’ouverture de Chrétien, l’élection qu’on viens de voir, c’est, entre autre la renaissance(il était pas mort, juste mis sous une cloche de verre) du fédéralisme nationaliste.
Et est encore premier. Le Bloc est encore la principale force politique au Québec en politique québécoise. Le fait qu’ils sont en baisse, ne veut pas dire qu’ils sont plus là.
Des fois, je me demande même si Harper trouve ça amusant d’avoir le Bloc a ses coté pour taper dessus et voir le bloc obligé de sourire en mangeant sa volée, comme quand Harper a reconnu la nation québécoise et ce genre de truc qu’il fait tout le temps pour obliger le Bloc a voter avec lui tout en discréditant la cause des souverainistes.
Pour la même raison qu’il n’a pas gagné l’élection ! Le scandale des commandites n’était encore l’embryonnaire et n’avait pas aatteint les proportion de l’élection suivante.
C’est certains souverainistes qui refusent d’admettre la mort de leur option. C’est pas pour rien qu’ils veulent se débarrasser de Boisclair qui a fait un pas dans cette direction cette semaine.
Non, c’est une interprétation que tu fais des chiffres. En aucun moment le sondage ne fait allusion à des « infidélités ». Mais bon, quand je parlais de vivre dans le déni de la réalité…
Premier a cause de la division du vote fédéraliste. Et je serais même prêt a parier qu’a la prochaine élection fédérale, le Bloc finira 2e. Surtout si c’est Landry qui mène leur bateau
P.S.: C’est pas pour rien que les conservateurs ont fait leur percé au Québec dans la région francophone la moins souverainiste…
L’option n’est pas morte!
Elle attend le prochain messie, qui répendra sa toute puissante fibre souverainiste aux confins de son peuple, qui obtiendra l’illumination lui permettant de se réveiller et de se sortir de l’esclavage fédéraliste.
Ouais…
La même rengaine depuis toujours, c’est ça le « cycle ». Que le prochain Jesus soit Curzi ou Duceppe, il semble que l’histoire va se répéter. Aussi bien ignorer tout ce qui ne concorde pas avec sa vision des choses, au diable les traitres!
Suis-je le seul à me demander pourquoi les péquistes qualifiant l’ADQ de racistes et xénophobes sont les mêmes qui ont supporté Parizeau dans son affirmation au sujet du vote ethnique?
Le prochain chef du PQ:
« Suis-je le seul à me demander pourquoi les péquistes qualifiant l’ADQ de racistes et xénophobes sont les mêmes qui ont supporté Parizeau dans son affirmation au sujet du vote ethnique? »
Parce que pour les souverainistes, les fédéralistes et tous les autres qui pensent pas comme eux sont des imbéciles qu’ils faut mépriser et démoniser. Même le message clair lancé après la présente élection n’est pas assez pour pour eux. Le déni continue… Sauf que cette fois, j’avoue qu’il faut être complètement fanatique pour ne pas voir la réalité telle qu’elle est.
Dire cela, c’est aussi du déni et une déformation de la réalité.
Je suis un de ceux qui a dit que l’ADQ avait fait le plein de xénophobes durant la campagne mais, je n’ai JAMAIS appuyé le discours de Parizeau.
De plus, les membres du Parti Québécois ont massivement voté pour des candidats à la chefferie défendant un nationalisme « civique » plutôt qu’ethnique lors de la course en novembre 2005.
La majorité de ceux qui sont restés et qui restent dans le parti en sont très conscients.
Nous ne sommes pas le parti qui défend les valeurs traditionnelles et historiques du Québec.
Les plus « traditionnalistes » et, dans certains cas, « xénophobes » sont principalement partis rejoindre l’ADQ ou fonder leur parti politique.
Nos plus vieux membres ont été des activistes politiques du RIN et ils ont été longtemps opposés aux institutions culturelles et politiques traditionnelles.
Les plus jeunes comme moi, sont pleinement conscients des enjeux mondiaux et technologiques. L’idée de l’indépendance est toujours défendable dans ce contexte mondial. On demeure des gens modernes malgré qu’on soit accusé de défendre des valeurs et des institutions qui viennent des années 60-70. Mais je ne prétend pas non plus que l’on a toujours la meilleure façon de les défendre dans tous les cas, tout comme dans les autres partis. Ça dépend des buts à long terme de chaque idéologie qui est derrière chaque parti politique.
Mais, la récente élection (et même avant son déclenchement) nous a montré que les gens veulent autre chose plus près d’eux.
Mon hypothèse, ils voulaient un bon ensemble pour améliorer leur vie.
Le PQ a défendu l’éducation en premier plan ainsi que le développement régional et l’indépendance en second lieu.
Le PLQ a promis d’investir en santé (sa première priorité) et de défendre le Québec contre le risque de division du territoire… canadien.
L’ADQ a promis, comme en 2003, bien des choses dans plusieurs domaines tout en approchant des déçus, frustrés des vieux partis (dont des traditionnalistes).
Ce que je déplore d’avance de la droite, si elle va de l’avant avec les hausses des frais de scolarité ou vers un système de santé mixte, c’est vraiment que le montant à payer risque encore de ne pas être proportionnel aux revenus de chacun et qu’il ne favorisera que les classes les plus riches au dépend des plus pauvres et de la classe moyenne et de leur accessibilité à certains services.
Il ne risque pas de devenir chef du PQ surtout si nous demandons à enlever sa place au-dessus du siège du président de l’Assemblée nationale.
Désolé.
Quelques mois plus tard … dans la presse
Ça confirme ce que je pensais…
Seulement 40% malgré le nouveau chef.
Ce qui est surtout a noter, c’est que contrairement a ce que les « spécialistes » ont criés après l’élection, le PQ ne s’effondre pas, il reste encore bien vivant et même, en tête!
Je renouvelle ma profonde inquiétude pour l’avenir du PLQ par contre.
Va tu dires ça si Pauline se fait battre dans Charlevoix
Le PLQ, pas de danger, ses racines dans la région de Montréal sont trop profondes.
Même qu'il est surprenant de voir le PLQ si populaire avec un type comme Jean Charest à sa tête.