
Dans quelques heures, le Québec choisira qui devra "mettre ses culottes" et devenir Premier Ministre du Québec.
Il n'y a pas qu'au Québec où le port du pantalon n'est pas très prisé de la classe politique. Voici un article du Economist, au sujet de Chirac, mais qui aurait très bien pu être écrit au sujet de Charest (ou de n'importe quel autre Premier Ministre québécois):
(traduction libre)
En arrivant à l’Élysée, M. Chirac héritait d’un pays agité, avec un chômage important, une dette croissante, un électorat déboussolé et un sentiment généralisé de stagnation politique.
Douze années plus tard, M. Chirac laisse à son successeur un pays agité, avec un chômage important, une dette croissance, un électorat déboussolé et un sentiment de stagnation politique encore plus intense
Chirac a fini par incarner la timidité, la peur du risque qui caractérise la classe politique française depuis un quart de siècle.
Cette façon de gouverner n’est ni clairement à droite, ni à gauche; elle évite le conflit et nie l’ampleur des problèmes latents.
Voici comment Tony Blair décrit son travail de Premier Ministre:
(traduction libre)
On apprend l’art de gouverner en prenant des décisions.
Parfois on a raison, parfois on se trompe. Mais quoi qu’il arrive, on fera des mécontents.
Quand j’ai commencé en politique, je voulais plaire à tout le monde.
Et puis, avec l’expérience, on apprend qu’on ne peut pas plaire à tout le monde.
On finit par comprendre que la meilleure chose, c’est de faire ce qui nous nous paraît juste et de laisser les autres penser ce qu’ils voudront.
En espérant que son message soit entendu au Québec !























En tout cas pour ignorer l’opinion publique, Charest est bien parti.
C’est bien le contraire.
Tout ce qu’il a fait dans son premier mandat c’est reculer pour faire plaisir aux manifestants professionnelles.
Moi je dis: que Charest mette ces culottes!
Très bonne comparaison.
En effet, c’est probablement l’un des plus grands défauts de notre classe politique. Nos institutions démocratiques ne sont plus respectées; les manifestants se considèrent donc maintenant les représentants de la « vraie » volonté populaire. Je crois que la timidité de notre classe politique a quelque chose à voir avec le fait que la population tend à s’identifier plus avec les manifestants qu’avec les députés…
Vivement un scrutin proportionnel pour que les membres du Parlement, et non les brandisseurs de pancartes, soient reconnus comme les vrais représentants de la population.
Si tel est le cas, les politiciens ont raison d’écouter les manifestants.
Il y a des limites à vouloir sacrifier l’environnement, des espaces verts publics, l’éducation ou la fonction publique. S’il a reculé dans plusieurs des dossiers liés à ces champs, c’est souvent parce que la majorité de la population, via les sondages, n’appuyait pas elle-même Charest.
La volonté de la majorité
Dans ta ligne de pensée, si la majorité veut quelquechose, elle devrait l’avoir.
Dans ce sens, n’est-il pas juste que, si elle désapprouve majoritairement un projet de Charest, celle-ci puisse avoir le droit de manifester et de demander aux élus de se rétracter ?
C’est aussi ceux qui manifestent qui font réveiller les autres qui ne voient pas ce qu’on veut leur passer sous le nez.
Gouverner selon les manifestant c'est encore pire que gouverner au sondage…
Ya des limites à gouverner pour faire plaisir à une minorité bruyante. C'est quand le gouverne,ent décide de céder au chantage des manifestants professionelles que les chose dérape. Si Charest avait eu le courage de mettre son poing sur la table, ses décisions auraient passées.
C'est Mulroney qui avait déclaré:
"Si vous voulez que l'on suive l'opinion publique c'est facile. On va lâcher l'accord du lac Meech, on lâche la TPS, on lâche les compressions budgétaires, on imprime de l'argent, on crée de l'inflation et le chaos ultimement s'installe dans le pays. Mais ce n'est pas du leadership, ce sont les suiveux qui préconisent cela."
Tu me rapelles c’est quand la fois qu’il a reculé devant les syndicats? C’est quand il a fait sa loi sous baillon pour faciliter les privatisation ou quand il a passé sa loi sous baillon pour leur imposer leurs conditions de travail?
Et le Suroît, c’était une erreur de reculer sur ce dossier tu crois? C’est ce recul qui lui a permis de se lancer dans ses politiques du développement durable.
Quand les manifestants manifestes, généralement c,est parce qu’ils ont quelque chose a dire, et non pas pour mettre le capitalisme à terre. Il faut les écouter, avec une certaine ouverture d’esprit, évaluer la valeur de leur propositions, puis décider ensuite, quitte a les envoyer paître.
Que les manifestations existent, soient écoutées et considérées, je suis bien pour. Que les décisions soient quasi-systématiquement conformes à la volonté des manifestants plutôt qu’à la volonté des députés, c’est mauvais signe pour les institutions démocratiques.
La fonction publiques n’a jamais été dégraissée.
Des demi-mesures par rapports aux engagements qu’il avait pris.
Et quand la population parle en élisant un gouvernement, il faut aussi l’écouter.
Mais ce n,est pas une sanction pour faire tout et n’importe quoi! Et Charest en 2003 avait dit qu’il allait dégraissé la fonction publique par attrition(en remplaçant qu’un retraité sur deux), et c’est exactement ce qu’il a fait, je vois pas les demi-mesures ni la nécessité de recourir a des loi spéciales, niant ainsi le droit des travailleurs a avoir un règlement négocié de bonne foi.
C’est sûrement une sanction plus importante qu’une centaine de manifestant.
Du tout, il avait promis de mettre la hâche.
Idem pour les PPP, il a du reculer à cause d’une bande de syndicalleux.
Ça c’était son programme de 1998. en 2003 il avait opté pour une voie plus douce, au moins en apparence. C’est Dumont qui avait promis de mettre la hache, se mettant tout les syndicats à dos(une des causes de sa chute d’alors). Charest l’avait même ridiculisé au débat des chefs en lui disant qu’il enfonçait des portes ouvertes, qu’ils suffisait de profiter des retraites nombreuses pour réduire sensiblement la fonction publique.
Tu as d’ailleurs une drole de définition de demi-mesure, faire une loi spéciale, supposé être réservés pour les cas d’Urgence alors qu’ils n’y en avait pas, la loi spéciale la plus sévère de l’histoire du Québec, niant pratiquement le droit fondamental des travailleurs à négocier leur conditions de travail, rendant obsolète leur appartenance a un syndicat.
Dommage d’ailleurs que les syndicats se soient pissé sur la jambe, c’est leur existance même qui est mis en péril, moi j’aurais pas hésité a défier la loi a leur place et à tout foutre en l’air. Ils ont préféré la longue et couteuse voie juridique.
Les lois spéciales passé était des version soft du programme du PLQ, malheureusement.
En passant, le PLQ a été élu dans Orford hier. J’espère que nos manifesteux professionnels vont comprendre le message…
À Orford, le PLQ a été élu, certes, mais par la peau des fesses, et pour se faire élire, Reid a dut promettre de sérieux aménagements à la loi sur le Mont Orford. Quand je te disait que l’élection d’un gouvernement ne permettait pas tout et n’importe quoi, ça veut entre autre dire aller a l’encontre de la loi sur la protection des zones protégés.
Mais j’aimerais aussi voir les extraits du programme libéral de 2003 qui parlait de la version « hard » des lois spéciales. Je cherche leur programme, mais je l’ai pas encore trouvé.
Une plainte a été déposé devant le tribunal de l'ALÉNA a ce sujet.
La plainte a été rejetée.
Et dans Orford, le PQ a fini 3e. le PQ c'était le seul parti qui voulait faire marche arrière.
Le PLQ n'a jamais eu les couille d'appliquer son programme de 2003. Tant pour dégraisser l'état que pour les PPP.