Mettre ses culottes

Dans quelques heures, le Québec choisira qui devra "mettre ses culottes" et devenir Premier Ministre du Québec.

Il n'y a pas qu'au Québec où le port du pantalon n'est pas très prisé de la classe politique. Voici un article du Economist, au sujet de Chirac, mais qui aurait très bien pu être écrit au sujet de Charest (ou de n'importe quel autre Premier Ministre québécois):

The Economist
Tout a mal tourné

(traduction libre)

En arrivant à l’Élysée, M. Chirac héritait d’un pays agité, avec un chômage important, une dette croissante, un électorat déboussolé et un sentiment généralisé de stagnation politique.

Douze années plus tard, M. Chirac laisse à son successeur un pays agité, avec un chômage important, une dette croissance, un électorat déboussolé et un sentiment de stagnation politique encore plus intense

Chirac a fini par incarner la timidité, la peur du risque qui caractérise la classe politique française depuis un quart de siècle.

Cette façon de gouverner n’est ni clairement à droite, ni à gauche; elle évite le conflit et nie l’ampleur des problèmes latents.

Voici comment Tony Blair décrit son travail de Premier Ministre:

BBC
Journal de voyage

(traduction libre)

On apprend l’art de gouverner en prenant des décisions.

Parfois on a raison, parfois on se trompe. Mais quoi qu’il arrive, on fera des mécontents.

Quand j’ai commencé en politique, je voulais plaire à tout le monde.

Et puis, avec l’expérience, on apprend qu’on ne peut pas plaire à tout le monde.

On finit par comprendre que la meilleure chose, c’est de faire ce qui nous nous paraît juste et de laisser les autres penser ce qu’ils voudront.

En espérant que son message soit entendu au Québec !