J'ai déjà écrit là dessus: les électeurs ont une grande responsabilité pour le marasme politique actuel au Québec. On a eu une autre preuve aujourd'hui, voici ce qu'avait à dire un travailleur à Jean Charest:

La Presse
Charest apostrophé par des travailleurs

Furieux, Richard Lévesque a accusé M. Charest d’être dans l’erreur en affirmant que le Québec est en voie de s'enrichir avec l’hydroélectricité comme l’Alberta avec le pétrole. Voici l’échange entre les deux hommes.

"Si vous étiez comme moi un salarié qui se fait manger la moitié de sa paie, et qu’il arrive avec un compte d’Hydro qui à toutes les estick d’années augmente, je ne comparerais pas ça de la même manière. Je pense que je préférerais être en Alberta. Qui s’enrichit? Les compagnies ou nous autres les payeurs de taxes? […]

Mais on est loin de s’enrichir. Nous, les payeurs de taxe, on est loin de s’enrichir. On s’appauvrit. C’est vrai que les compagnies s’enrichissent. Regardez les maisons qui se bâtissent et les voitures qui se promènent. Il y a de l’argent sur la route. Des cabanes de 1 ou 2 millions, il y en a en masse."

Premièrement, il faut savoir que les tarifs d'électricité au Québec sont parmi les plus bas en Amérique du Nord:

Prix Électricité
Source: Hydro-Québec

Ce travailleur dit qu'il préférerait l'Alberta, c'est aussi mon cas. Parce que l'Alberta, contrairement au Québec, a eu l'intelligence de miser sur l'exportation de son énergie et surtout, parce que l'Alberta n'a pas fait la bêtise de geler les prix du pétrole pendant qu'au Québec on gelait les prix de l'électricité.

Voyez l'incohérence de cet électeur, il se plaint de la hausse des tarifs d'électricité tout affirmant qu'il préfère la manière albertaine de faire les choses.

Situation d'autant plus ironique que ce partisan de l'ADQ tient un discours qui correspond aux idées de Québec Solidaire…

Comment voulez-vous débattre quand les gens ne maîtrisent pas les faits sous-jacents aux enjeux dont il est question ? Ça explique peut-être le vide actuel dans la présente campagne. Les politicien savent que le terrain n'est pas fertile pour les débats.

C'est Churchill qui disait:

"The best argument against democracy is a five minute conversation with the average voter"