Il semble bien que la "lettre de Dumont" se démarque comme étant l'événement marquant du débat.

La comparaison avec le débat de 2003 est tentante. À l'époque, Jean Charest avait déculotté Bernard Landry avec une déclaration de Parizeau sortie de nulle part. Dans les jours qui ont suivi, le PQ c'est offert en cible en s'engluant dans les expressions latines.

La "lettre de Dumont" ne semble pas avoir cet effet. Les péquistes, au lieu de joindre leurs voix au concert d'indignation de l'ADQ, ont plutôt décidé de remettre en cause l'intégrité du leader adéquiste.

Réaction d'André Boisclair immédiatement après le débat:

Réaction de Jean-François Lisée:

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En 2003, si l'ADQ c'était indirectement rangé au côté de Landry pour dénoncer la tactique de Jean Charest, le résultat de l'élection aurait pu être différent…

Si les organisateurs adéquistes comptaient sur la collaboration du PQ pour foudroyer Charest, c'est raté ! L'histoire finira-t-elle par se retourner contre son créateur ? Il faudra attendre quelques jours pour voir…

 Vincent Marissal
Dumont en terrain miné

Les campagnes ont déjà repris la route et nous sommes dans l’après-débat, une période cruciale dans une campagne. Il s’agit pour les chefs de consolider les gains qu’ils ont pu faire au débat et de donner l’impression qu’ils ont le vent dans les voiles. Mario Dumont a donc repris ce matin là où il a laissé la veille au débat et en a rajouté pour réclamer la démission du ministre des Transports Michel Després.

Le chef de l’ADQ a poussé encore un peu le bouchon en accusant le gouvernement de négligence et de camouflage de faits, deux accusations graves. Il en a remis en accusant, sans jamais le dire clairement, le président de la commission d’enquête sur l’effondrement du viaduc de la Concore, Pierre-Marc Johnson, d’ingérence politique dans la campagne électorale.

Mario Dumont est en feu, mais il va devoir faire attention de ne pas se brûler les doigts. Posez des questions, c’est une chose, mais se lancer dans une campagne d’insinuation tous azimuts, c’est aussi irresponsable que risqué.

Le chef de l’ADQ touche sans doute des électeurs avec ses charges contre le gouvernement, mais ce qu’il fait, en ce moment,c’est de discréditer la commission qui doit, justement, faire la lumière sur l’effondrement du viaduc de la Concorde.