Antagoniste


9 mars 2007

Appelez les pompiers ! Coup de gueule Élection 2007 En Vidéos Québec

Extrait de Mario Dumont à Tout Le Monde En Parle:

Le vidéo à été retiré à la demande de Radio-Canada

Déclaration Christian Raymond, candidat de l’ADQ dans Prévost:

Le Mirabel
Les immigrants doivent se conformer

"Il faut encourager la natalité, sinon les ethnies vont nous envahir […]

Les gens viennent ici et il faudrait qu'on les laisse porter le turban et embrasser l'asphalte. Ils crevaient de faim chez eux, ou ils étaient en guerre, on les laisse venir chez nous, alors il faut qu'ils respectent notre façon de vivre. S'ils ne veulent pas se conformer, qu'ils s'en retournent chez eux. […]

Moi, je leur dis : Tu n'es pas chez vous ici, tu es en visite. À long terme, mais quand même"

On dirait bien que Mario Dumont aura d'autres feux à éteindre et d'autres candidats à discipliner…


9 mars 2007

L’élève n’a pas dépassé le maître Élection 2007 Québec

Caricature André-Philippe Côté
Le Soleil

Depuis le tout début de la campagne, on a souvent parlé de l'efficacité de Mario Dumont qui a eu la bonne idée de reprendre "la formule Harper": tous les jours une annonce simple, facile à comprendre et qui se livre dans une clip de 30 secondes. En agissant de la sorte, on s'assure de contrôler le message, on force les autres partis à régir et à être sur la défensive.

Mais Mario Dumont a fait une erreur q'Harper n'a pas fait: chiffrer ses engagements. Quand Harper faisaient une annonce, il la chiffrait rigoureusement. Dumont lui n'a rien chiffré. Résultat, au lieu de mettre vos adversaires sur la défensive, vous leur donnez un angle d'attaque.

Un angle que le PLQ a décidé d'exploiter aujourd'hui en chiffrant les promesses de l'ADQ. Dans les prochains jours, au lieu de contrôler le message en multipliant les promesses, Dumont sera contraint d'adopter une posture défensive pour défendre son programme.

En début de campagne, Dumont a dit qu'il ne laisserait pas les autres le définir. En refusant de chiffrer ses promesses, il a justement permis à ses adversaires de le définir.


9 mars 2007

La honte Élection 2007 En Images Québec

Akayesu & Philpot

M. Philpot sur une photo tirée de son livre, où il sert la main du génocidaire rwandais Jean-Paul Akayesu après sa condamnation pour crime contre l'humanité. Philpot lui consacre un chapitre, dans lequel il affirme que la preuve contre lui a été fabriquée. De Jean-Paul Akayesu le Tribunal Pénal International dira:

  • Nombreux sont les cas de ces viols et violences sexuelles qui ont été commis à l'encontre de femmes tutsies à l'intérieur ou près du Bureau communal. Il est établi que des policiers communaux armés de fusils et l'Accusé lui-même ont assisté à certains de ces viols et violences sexuelles. De plus, il est avéré qu'à plusieurs occasions, Akayesu a, par sa présence, son attitude et ses déclarations, encouragé la commission de ces crimes. Une des victimes a rapporté à la Chambre qu'Akayesu, s'adressant à des Interahamwe qui commettaient des viols, leur aurait dit: "ne me demandez plus jamais quel est le goût d'une femme tutsie". Pour la Chambre, c'est là un acquiescement tacite aux viols qui se commettaient.
  • Akayesu a ordonné à la population de tuer les intellectuels et de chercher un professeur prénommé Samuel, qui a été amené au Bureau communal et a ensuite été tué par un coup de machette à la gorge. Des enseignants de la Commune de Taba ont ensuite été tués, sur instruction d'Akayesu. Parmi les enseignants tués se trouvaient les dénommés Tharcisse Twizeyumuremye, Théogène, Phoebe Uwineze et son fiancé, dont le nom est inconnu. Ils ont été tués par la population et des Interahamwe, à coups de machettes et d'outils agricoles, sur la route devant le Bureau communal. Akayesu a personnellement assisté au meurtre de Tharcisse.
  • Akayesu a pris au cachot du Bureau communal de Taba huit réfugiés qui provenaient de la commune de Runda, et les a remis à des miliciens Interahamwe en ordonnant qu'ils soient tués. Ils ont été exécutés par ces Interahamwe à l'aide de diverses armes traditionnelles, y compris des machettes et des hachettes, devant le Bureau communal, en présence d'Akayesu, qui a dit "faites vite". Ils ont été tués parce qu'ils étaient Tutsi.

Pour en savoir plus:
TPI Rwanda
Résumé du jugement rendu dans l'affaire Jean-Paul Akayesu


9 mars 2007

Histoire économique: la santé, une priorité ? Économie Élection 2007 En Chiffres Québec

De toutes les provinces, le Québec est celle qui consacre la plus faible part de son budget aux soins de santé: 31.2%, alors que la moyenne canadienne est de 38.7% (pour 2005).

Budget Santé

Le gouvernement québécois a toujours aimé multiplier les programmes sociaux: gel des frais de scolarité, assurance médicament, garderies à 5$, etc. Ce faisant, l'état se voit obliger de disperser ses ressources: au lieu d'investir massivement dans quelques programmes bien ciblés jugés prioritaires, on saupoudre de l'argent un peu partout.

Résultat, le Québec intervient partout mais n'excelle nulle part.

L'état québécois, devrait-il sacrifier certains programmes sociaux pour concentrer son action (et ses ressources) dans quelques programmes qui seront définis comme étant prioritaires ? Autrement dit, intervenir à peu d'endroit mais avec beaucoup de moyens.

Par exemple, devrions-nous mettre la hache dans le programme des garderies à 5$ 7$ pour investir cet argent dans le réseau de la santé ?

Voilà le genre de débat qui aurait été intéressant dans cette campagne électorale.

Voilà le genre de débat que nous n'aurons probablement pas…