Antagoniste


28 février 2007

Moi mes souliers… Coup de gueule Élection 2007 Québec

Charest a dit non

Boisclair a dit oui

Legendre a dit non

Je vais vous faire une confidence. Depuis plusieurs années, je suis membre d'une religion qui exige que l'on porte des espadrilles. Été comme hiver, la loi divine m'oblige à porter des espadrilles pour témoigner ma ferveur religieuse.

Mais soyez rassuré, je suis un modéré. Ma religion ne fait pas exception aux autres et elle comporte son lot d'intégristes. Pour eux, on doit absolument porter des espadrilles avec des crampons.

Ceci étant dit, comme les espadrilles doivent maintenant être considérées comme un symbole religieux, je me demande si ces dernières seront bannies des terrains de soccer…

Il ne faudrait surtout pas faire une exception à la sacro-sainte laïcité.

P.S.: Le sondage électoral dans la colonne de droite a été mis-à-jour.


28 février 2007

Encore le politburo… Économie En Vidéos Gauchistan International

Un autre artiste (Alain Lefèvre) qui s'improvise économiste et qui ne manque pas de souligner à quel point la méchante mondialisation est responsable de créer du chômage ici, tout en exploitant ailleurs (femmes et enfants de préférence).

Vive la tyrannie de la pénitence…

Je deviens de plus en plus allergique à ce discours démagogique et manichéen d'une certaine nomenklatura. Voici ce qu'ils ne disent jamais sur la mondialisation et le capitalisme:

The Financial Times
Private schools for the poor and the new frontier for investors

What the research teams found points to an educational revolution that is taking place. In the poor urban and peri-urban areas surveyed, the vast majority of children were found to be in ‘budget’ private schools. For instance, in the poor urban and peri-urban areas of Lagos State, Nigeria, 75 percent of schoolchildren were in private schools. In the peri-urban district of Ga, Ghana, the figure was 64 percent, while in the slums of Hyderabad, India, 65 percent of schoolchildren were in private unaided schools. […]

Private schools for the poor are burgeoning across the developing world. In urban and peri-urban areas they are serving the majority of poor schoolchildren. Their quality is higher than government schools provided for the poor – perhaps not surprisingly given that they are predominantly businesses dependent on fee income to survive, and hence accountable to parental needs. Those worried about how to extend access to education for the poor, could usefully look to the private education sector as a way forward. […]

Crucially, because the private schools serving the poor are businesses, making a reasonable profit, they provide a pioneering way forward for investors to get involved too. […]

Providing investment for innovation in curriculum and learning, which, if successful, could be rolled out on a commercial basis, provides a second possibility. And investing in a chain of schools – either through a dedicated education investment fund or through joint ventures with educational entrepreneurs – could help solve the information problem for poor parents and improve the educational opportunities on offer. The Searchers who have created private schools serving the poor are hungry for investment; investors can assist them in pursuing their central role in providing quality ‘education for all’.

Non, le capitalisme n'est pas la solution à tous les problèmes, pas plus que le capitalisme est la cause de tous les maux. Ce que je dis c'est que capitalisme et mondialisation peuvent faire partie de la solution.


28 février 2007

L’insoutenable légèreté… Élection 2007 Québec

Élection Québec 2007

La campagne n'est vieille que d'une semaine que déjà je commence à m'interroger…

Pour le moment, aucun enjeu majeur ne semble pointer à l'horizon, le débat est vague et éparse. Les candidats échangent bien quelques jabs mais rien pour écrire à sa mère. En santé aucun parti ne fait de propositions révolutionnaires, idem pour la fiscalité et les régions. Il n'y a qu'en éducation où les positions semblent plus tranchées, mais vous conviendrez avec moi qu'une élection s'articulant autours d'un 50$ ne risque pas de passer à l'histoire… Et je vous fais grâce des débats de sémantique que se livrent Charest et Boisclair autours des termes "référendum" et "consultation".

Bref, le jello ne prend pas ! On est à milles lieux de la dernière campagne fédérale qui s'était rapidement articulée autours d'enjeux majeurs: baisse de la TPS, aide aux familles, l'imputabilité. Bien loin aussi de la dernière campagne provinciale qui mettait de l'avant la réingénierie de l'état, les baisses d'impôts et une refonte du système de santé.

Paradoxalement, cette élection est peut-être l'une des plus importantes de l'histoire récente du Québec. Une élection qui pourrait mettre un terme au "bipartisme" de l'Assemblée Nationale par l'élection d'un gouvernement minoritaire, une première en près de 130 ans ! Une élection qui pourrait aussi repolariser le paysage politique entre la gauche et la droite plutôt qu'autour de la question nationale.

D'ici là je ne peux que constater l'insoutenable légèreté de cette campagne électorale…