Voici ce qui ne tourne plus rond dans le mouvement écologiste:

La Presse
Vivement une dictature!

Ça me désole, mais c'est par la contrainte qu'on viendrait à bout de la très grande majorité d'humains indisciplinés: le garrot, le gourdin, le holà à la consommation, le porte-feuille, appelez ça comme vous voulez! Capitalisme, quand tu nous tiens?

C'est par le pollueur payeur à tous les échelons de la société et non pas par l'incitation que nous arriverions à relever les défis de la pollution humaine. Il faut malheureusement des politiques qui fassent mal, qui dérangent, qui font chier les gens.

Taxer, taxer et encore taxer! Taxer les véhicules lourds, les deuxièmes voitures, les compagnies, réduire les tarifs de transport en commun. Il faut que recycler soit payant. Il faut que ça soit global pis que ça fasse mal. Parce que n'en doutez point, les changements climatiques, ça va faire mal en tabar!

Et c'est en regardant mes deux neveux, insouciants et heureux, qu'il m'arrive à penser que la seule solution viable pour que l'humanité subsiste à ses propres actions serait une dictature environnementale mondiale. Mais cette dictature n'est pas pour demain la veille puisque le mot seul, tous autant que nous sommes, nous fait grincer des dents. Alors dites-moi: est-ce que l'humain est voué à disparaître ou encore, est-ce qu'on se la fait cette dictature mondiale pour qu'ils puissent encore jouer sous les chênes.

À ce sujet voici ce qu'écrit Guillaume Lamy dans son blogue:

La théorie de la décroissance, une théorie suicidaire

voilà pourquoi la décroissance s’avère suicidaire… Pour que nous puissions nous adapter, et éviter les catastrophes écologiques dues au réchauffement, il faudra innover. Et, logiquement, il s’avère que l’innovation suit une courbe parallèle à la croissance économique. Plus il y a de croissance : plus il y aura d’innovation. À contrario, la relation inverse est aussi vraie : moins de croissance signifie moins d’innovations.

Pourquoi? Parce que l’innovation découle de l’investissement et que l’investissement ne peut provenir que d’un capital accumulé généré par une économie de croissance.

C’est en effet contradictoire… On peut admettre aujourd’hui, et les faits le prouvent, que c’est la croissance qui a mené à la crise environnementale, mais, et cela en est pour le moins ironique; ce sera croissance, elle aussi, qui nous permettra de nous éviter le pire…

Aujourd'hui l'écologie a été détournée de sa vocation primaire, soit la défense de l'environnement. Aujourd'hui ce n'est plus la défense de l'environnement qui prime mais la volonté de calomnier le capitalisme…

Voici ce que disait Jean-François Revel (encore lui…) à ce sujet:

Jean-François Revel
L'obsession anti-américaine : Son fonctionnement – Ses causes – Ses inconséquences

Quels que soient les reproches que mérite ou ne mérite pas la politique américaine de l'environnement, il faut en effet bien voir que le cœur du débat ne se situe pas du tout là. L'objectif des écologistes occidentaux est de faire des États-Unis, c'est-à-dire du capitalisme, le coupable suprême, voire le coupable seul et unique, de la pollution de la planète et du réchauffement de l'atmosphère. Car nos écologistes ne sont nullement des écologistes : ce sont des gauchistes. Ils ne s'intéressent à l'environnement que dans la mesure où, en feignant de le défendre, ils s'en servent pour attaquer la société libérale. Durant les années soixante-dix et quatre-vingt, ils ne dénoncèrent jamais la pollution dans les pays communistes, mille fois plus atroce qu'à l'Ouest. Ce n'était pas une pollution capitaliste. Ils furent silencieux au moment de Tchernobyl, comme ils le sont maintenant au sujet des centrales nucléaires délabrées qui parsèment aujourd'hui encore les territoires anciennement communistes. Ils restent muets à propos des centaines de sous-marins ex­soviétiques gorgés d'armes atomiques que les Russes ont coulés tels quels dans la mer de Barents. Exiger qu'on débarrasse l'humanité de ce péril mortel qui va planer sur elle pendant des millénaires serait, de leur point de vue socialiste, sans utilité. Car cette entreprise fatigante ne renforcerait en rien leur croisade contre le fléau à leurs yeux bien plus redoutable qu'est la mondialisation libérale. Il y a eu jadis un écologisme sincère, apparu durant les années soixante, aux États-Unis, précisément! Mais il a été depuis longtemps récupéré et retourné par un écologisme mensonger, devenu le masque de vieilleries marxistes coloriées en vert. Cet écologisme idéologique ne voit la nature menacée que dans les nations où règne peu ou prou la liberté économique et avant tout, bien sûr, dans la plus prospère d'entre elles.

C'est probablement pour cette raison que si l'exploitation des sables bitumineux canadiens fait frémir les écologistes, les sables bitumineux vénézuéliens sont exploités dans l'indifférence.  Le pétrole socialiste doit être moins polluant que le pétrole capitaliste

Maintenant vous pouvez me tirer des tomates, du moment qu'elles sont bios…