Hollywood

En occident, les États-Unis font partie de ceux qui subventionnent le moins leur culture…

Vous savez ce qui est fascinant ? C'est que parallèlement, la culture américaine est l'une des plus populaire de la planète.

C'est peut-être ça la clé de leur succès…

Jean-François Revel
L'obsession anti-américaine : Son fonctionnement – Ses causes – Ses inconséquences

En pratique, exception ou diversité culturelles sont en Europe et surtout en France des noms de code désignant les aides et les quotas. Sériner que "les biens culturels ne sont pas de simples marchandises", c’est se vautrer dans la platitude. Qui a jamais prétendu qu’ils le fussent ? Mais ils ne sont pas non plus de simples produits du financement de l’Etat ou alors la peinture soviétique aurait été la plus belle du monde. Les avocats du protectionnisme et du subventionnisme se contredisent. Ils font tout ce tintamarre, disent-ils, contre l’argent. Et, en même temps, ils plaident que la création est conditionnée par l’argent à condition qu’il s’agisse d’argent public. Or, si le talent a parfois besoin d’aide, l’aide ne fait pas le talent. "Regardez le cinéma italien, nous explique-t-on. Faute d’aides, il a quasiment disparu. Mais dans les années d’après-guerre, la cause de son éclat ne s’appelait pas subvention : elle s’appelait Rossellini et De Sica, Blasetti et Castellani, Visconti et Fellini". C’est également à l’imagination des créateurs et non aux chèques des ministres que le cinéma espagnol doit son essor des années 1980. Et si le cinéma français a reconquis en 2001 la première part du marché dans ses frontières et des succès au dehors, ce n’est pas pour avoir été plus subventionné que naguère, c’est pour avoir produit une poignée de films dont la qualité est perceptible par le public, et pas seulement par les auteurs.