Antagoniste


7 février 2007

Pélerinage En Images Moyen-Orient Palestine

La Mecque

King Abdullah of Saudi Arabia, second from left, met with Mahmoud Abbas, president of the Palestinian Authority, left, the leader of Hamas, Khaled Meshaal, and Ismail Haniyeh, Palestinian prime minister, right, today in Mecca. Hamas and Fatah gunmen have feuded for months with many broken cease-fires, and fear of a civil war is growing.

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7 février 2007

Les culottes à Mario Québec

"Le débat est sans doute très rentable pour l’ADQ et M. Dumont à l’approche d’une campagne électorale, mais il s’agit de la forme la plus détestable de populisme : parler d’un sujet qui suscite les passions, accuser les autres de mollesse, mais sans proposer quoi que ce soit de concret."

MC Auger
Les culottes à Mario

Aux élections de 2003, quand il s’est cru pour un instant proche d’occuper le siège du Premier ministre, Mario Dumont s’est donné un programme aussi précis que controversé, qu’il a passé la campagne électorale à devoir le défendre et qui est vite devenu un boulet. Cette fois, il semble vouloir tomber dans l’excès inverse.

L’ADQ est, disent certains sondages, en nette remontée ces jours-ci, essentiellement à cause de la position de son chef sur les accommodements raisonnables. Sauf que vous aurez le plus grand mal à trouver une véritable position de l’ADQ sur la question, à part quelques formules choc et un grand cri du cœur.

Le tout a commencé le mois dernier par la publication d’une lettre ouverte aux Québécois sur la question des accommodements raisonnables, où M. Dumont multipliait les gros mots : dans ce dossier, les Québécois «courbaient l’échine quand ils devraient avoir le menton bien droit» et leurs leaders politiques – à part lui, bien évidemment – faisant preuve d’«aplaventrisme».

Évidemment, quand un problème est aussi grave, il est évident que les dirigeants politiques doivent offrir des solutions. Celle de M. Dumont était de préparer une constitution québécoise, l’exercice le plus long, le plus compliqué et le plus détaillé auquel peut se livrer une société. Il n’y a rien de concret ou de précis pour un avenir prévisible dans une telle suggestion. Une constitution, ça ne règle rien si on ne sait pas ce qu’on va mettre dedans.

Quand on va plus loin avec M. Dumont, on a, encore le même refus de s’engager. Ainsi, je l’ai interrogé à Télé-Québec, trois jours après avoir publié sa lettre ouverte. J’ai voulu savoir ce qu’il proposait concrètement.

Changerait-il la Charte québécoise des droits et libertés, pour y ajouter ou soustraire des éléments? Non.

Aurait-il utilisé la clause «nonobstant» de la Constitution pour se soustraire à la décision de la Cour suprême autorisant le kirpan à l’école? Non, même si la décision a été «le début d’une dérive», estime-t-il.

Interdirait-il le foulard islamique dans les écoles? Encore non. «Si on interdit le foulard, il faudra interdire d’autres symboles», disait-il.

Serait-il pour une loi sur la laïcité de l’espace public, comme le proposent certains? Non, dans sa lettre ouverte, il affirmait que les valeurs des Québécois «s’inspirent en premier lieu de notre tradition religieuse».

Même confusion quand est arrivé le code de vie d’Hérouxville. M. Dumont comprend le cri du cœur des élus de cette petite ville, il n’est pas choqué par le code de vie proposé, mais pense que ce n’est pas dans cette voie qu’il faut aller.

Bref, à part d’inviter les autres dirigeants politiques à «mettre leurs culottes», on se rend compte que l’ADQ et son chef n’ont rien de précis à proposer sur les accommodements raisonnables. En fait, M. Dumont fait du surf sur une grosse vague d’émotions et de mécontentement, mais il n’a pratiquement rien de très précis à proposer.

Le débat est sans doute très rentable pour l’ADQ et M. Dumont à l’approche d’une campagne électorale, mais il s’agit de la forme la plus détestable de populisme : parler d’un sujet qui suscite les passions, accuser les autres de mollesse, mais sans proposer quoi que ce soit de concret.

On pourrait penser que l’affaire des accommodements raisonnables n’est qu’une sorte de dérapage, mais M. Dumont a aussi montré le même genre d’opportunisme dans un autre dossier, celui des conseils d’agglomération qui ont suivi les défusions municipales.

M. Dumont a un parcours bigarré sur la question des fusions municipales : il était contre les fusions sur l’ensemble du territoire, mais pour à Montréal. Il a eu Pierre Bourque, le père du concept, comme candidat-vedette lors de la dernière campagne et, aujourd’hui, il se range du côté des villes défusionnées pour abolir les Conseils d’agglomération.

Or, ces conseils d’agglomération sont un élément essentiel des lois qui ont permis les défusions : ils constituent le mécanisme par lequel il est possible de maintenir une certaine équité fiscale entre les villes-centre et les villes défusionnées. À moins de renoncer complètement à l’objectif d’équité fiscale, on ne peut pas les abolir sans les remplacer par un autre mécanisme visant à maintenir un minimum de redistribution des revenus. Mais à l’ADQ on va abolir d’abord et posera des questions ensuite.

Encore une fois, l’ADQ dénonce ce qui est vu comme un irritant pour bien des citoyens, mais n’a aucune solution à apporter au problème. «L’ADQ entend abolir les conseils d’agglomération et redonner l’autonomie aux villes à travers des solutions politiques et fiscales qui permettront à toutes les villes de se développer de manière harmonieuse», disait le communiqué de l’ADQ publié le mois dernier.

Et dire que M. Dumont aime à dénoncer la langue de bois de ses adversaires!

(H/T: Gérald Gobeil)

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7 février 2007

Malaise… Québec

Bernard DrainvilleLe chef de bureau et correspondant politique de Radio-Canada à Québec, Bernard Drainville, démissionne pour se joindre au Parti Québécois.

Malaise…

Comprenez-moi bien, je ne nie pas aux personnalités journalistiques le droit d'avoir des idées et des opinions politiques… Du moment qu'ils sont transparents.

Prenez André Pratte, on sait tous qu'il est fédéraliste, ce n'est pas un mystère pour personne. Idem pour Claude Charron, un souverainiste qui s'assume pleinement.

Mais Bernard Drainville… A-t-il déjà utilisé le manteau de l'objectivité pour aider un parti au détriment d'un autre ?

Qu'on se rappelle l'histoire de financement illégal touchant le bureau du ministre Couillard. Une histoire qui avait fait grand bruit à l'époque. Mais après enquête, le DGE a décidé qu'il n'y avait pas matière à poursuite…

Lors de l'exercice de ses fonctions, monsieur Drainville a-t-il déjà reçu des informations compromettantes pour le PQ qu'il a décidé de taire en raison ses sympathies souverainistes ?

Malaise…

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7 février 2007

The pursuit of happiness En Chiffres États-Unis

Immigration

“America has always been the promised land for Muslims and non-Muslims,” said Behzad Yaghmaian, an Iranian exile and author of “Embracing the Infidel: Stories of Muslim Migrants on the Journey West.” “Despite Muslims’ opposition to America’s foreign policy, they still come here because the United States offers what they’re missing at home.”

Over the next three decades, the story of Muslim migration to the United States was marked by growth and prosperity. A larger percentage of immigrants from Muslim countries have graduate degrees than other American residents, and their average salary is about 20 percent higher, according to census data.

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7 février 2007

Hérouxville: le backlash ! Québec

Assisterait-on à un retour du balancier dans l'affaire Hérouxville ?

La Presse
Huntingdon réagit à Hérouxville

Voulant lancer un message bien différent de celui d'Hérouxville, en Mauricie, la municipalité d'Huntingdon, en Montérégie, a adopté mardi soir une résolution faisant la promotion de l'immigration et du multiculturalisme.

Le maire Stéphane Gendron et son conseil ont ainsi promis d'accepter les nouveaux arrivants peu importe d'où ils viennent, de répondre à leurs résidents dans les deux langues officielles du Canada, de maintenir la religion hors des affaires municipales, et d'accorder le même traitement à tous, et ce, en respectant la Charte québécoise des droits et libertés.

La Presse
De Hérouxville à une école de Montréal

Le code de vie de Hérouxville vient de faire de nouvelles victimes collatérales, à Montréal, où des élèves d'une classe multiethnique de troisième année seront privés d'une visite à Sainte-Thècle..

L'enseignante estime que, vu la proximité de ces deux municipalités de la Mauricie, il serait déplacé de demander aux parents, en majorité des immigrés, de laisser partir leurs rejetons pour cette région.

«Si je peux comprendre que le débat sur les accommodements raisonnables soulève des passions, je m'explique mal la grossièreté du code de vie de Hérouxville. Cela fait peur», écrit écrit Pierrette Trudel.

«Je crains qu'il me soit impossible de convaincre mes parents dans de telles conditions», explique ainsi l'enseignante à l'école Laurentide, dans une lettre envoyée à Odette Crête, de l'école Masson, à Sainte-Thècle, et que La Presse a obtenue.

Les élèves de troisième année des deux écoles correspondent depuis la rentrée scolaire. Mme Trudel nourrissait le projet d'amener d'ici la fin de l'année ses 26 petits écoliers d'origine étrangère visiter le village de son enfance, qui est encore celui de sa famille. «Ce ne sont pas les gens qui m'inquiètent, je suis de la place, raconte Mme Trudel, en entrevue à La Presse. Mais là, on sent que le débat a pris le dessus sur l'humain. C'est trop chaud en ce moment. Je ne veux pas confronter les parents à un mandat de confiance envers moi et ma région.»

La visite nécessiterait la présence d'accompagnatrices, soutient-elle, qui pourraient s'avérer être des femmes portant le hidjab. «Je ne veux pas avoir à me poser la question, je ne veux pas avoir cette barrière-là», explique-t-elle. Dans sa lettre, elle écrit : «Je n'enseigne pas à des fondamentalistes, je n'enseigne pas à des élèves revêtus de burqa, j'enseigne à des élèves qui ont des parents qui ont conquis mon coeur par leur gentillesse et leur respect. Ce sont des parents impliqués dans l'éducation de leurs enfants. Qu'ils vivent un certain nombre de problèmes, comme parents immigrés, ne fait aucun doute, les aborder comme le fait le code de vie de Hérouxville, c'est leur faire grande offense et grand tort.»

À l'école Laurentide, dans l'arrondissement de Saint-Laurent, 94 % des élèves sont issus d'une autre culture : ni l'un ni l'autre de leurs parents ne sont nés au Canada. Près de la moitié des écoliers répartis en 15 classes, de la maternelle à la sixième année, sont d'origine arabe, du Liban mais aussi de Syrie, d'Égypte, du Maroc et de l'Algérie. Ils sont musulmans à 60 % et ils viennent pour la plupart de milieux défavorisés.

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