Antagoniste


22 janvier 2007

Sables bitumineux: quelques faits Canada Économie Environnement Venezuela

Sable bitumineux

Quelques faits à propos des sables bitumineux:

  • Les sables bitumineux représentent 66% des réserves mondiales de pétrole.
  • Seulement 2 pays ont des réserves de sables bitumineux commercialement exploitables: le Canada et le Venezuela.
  • Le Canada détient 32% des réserves mondiales de pétrole sous forme de sable bitumineux.
  • Le Venezuela détient 34% des réserves mondiales de pétrole sous forme de sable bitumineux.
  • Entre 2001 et 2006 le Venezuela a presque quintuplé sa production de pétrole des sables bitumineux.

Malgré le fait que le Venezuela et les États-Unis soient à couteau tiré, le Venezuela n'a jamais ralenti sa production de pétrole pour les américains pour des motifs environnementaux. Le pétrole produit par des socialistes serait-il moins polluant que le pétrole produit par des capitalistes ?

Source:
Wikipedia
Tar Sands

22 janvier 2007

La monarchie française France Québec

Boisclair c'est payé un voyage en France pour faire la promotion de la souveraineté. Suis-je le seul à penser que Boisclair utiliserait mieux son temps à convaincre les québécois plutôt que Ségolène Royal ?

Faut dire que ce n'est pas avec ce genre de discours passéiste que Boisclair risque de faire des gains au Québec:

Le Monde
Le chef du Parti québécois à Paris pour consolider les liens de coopération

Faire l'indépendance du Québec, via un nouveau référendum, demeure sa priorité : "Nous allons revenir sur cette question nationale, parce que nous croyons que le Québec doit avoir la capacité de façonner son propre destin, de développer sa propre identité. Le désir de liberté et d'égalité des Québécois est un argument éternel et la jeune génération est fatiguée des sempiternelles discussions avec le gouvernement fédéral et des promesses brisées des fédéralistes." [...]

Au plan économique, le Québec est, selon lui, un "excellent réservoir de richesses et de compétences", avec un bas taux de chômage mais une croissance "anémique" qui a besoin, pour "sortir de la léthargie", d'améliorer sa productivité, avec un Etat qui joue son rôle et "une jeune génération qui est résolument libre-échangiste" mais aussi très attachée à des "valeurs humanistes".

Les formules creuses, c'est peut-être bon pour les français, mais ici ce n'est pas très vendeur. Pas surprenant de voir que Boisclair représente une source d'inquiétude pour le PQ.

Petit message à Ségolène Royal: les québécois ne disent pas au français comment voter, alors ça serait bien que la réciproque soit vraie aussi. Ce n'est pas Raymond Barre qui disait "Non ingérence, mais non indifférence" ?

22 janvier 2007

Le socialisme du 21e siècle ? Venezuela

Chavez le rouge

Lors de la dernière élection, Chavez avait promis de donner aux vénézuéliens le "socialisme du 21e siècle". Plus on voit aller Chavez, plus on dirait que son "socialisme du 21e siècle" ressemble au bon vieux communisme totalitaire…

FOREIGN POLICY
Why Chávez Wins

Venezuelans of all stripes may have no choice but to accept Chávez’s continued rule. He has used his time in office, and his country’s ample resources, to consolidate a formidable political machinery whose power is based not only on its ability to hand out rewards to supporters, but also to punish its opponents by systematically denying them access to employment and public services. Every arm of the state, from the tax collection agency to the judicial system, is being used to ensure that Chávez’s opponents pay a high cost for their political opinions.

The centerpiece of this system is the elaborate Maisanta database, an electronic registry of the political allegiances of 12.4 million Venezuelans. In what Venezuelan economist Ana Julia Jatar has termed a “21st century apartheid,” the list is routinely used by government offices to screen job applicants and those seeking social assistance. The Inter-American Commission on Human Rights is currently processing 780 cases of political discrimination against signers of the petition to hold the 2004 recall referendum. Only time will tell whether Chávez’s elaborate system for the suppression of dissent will be sufficient to counteract the effect of an economic downturn. In the meantime, another oil boom will have been squandered and another chance for Venezuela’s development will have been thrown into the dustbin.

De plus, au Venezuela, le vote se fait avec des machines électroniques. Pour voter la machine doit d'abord scanner vos empreintes digitales qui sont envoyées, pour fin de comparaison, dans une base de donnés nationale. Bref, si vous votez contre Chavez, Chavez a les moyens de le savoir et il peut ensuite vous bloquer tout accès à la fonction publique et aux programmes d'assistance sociale. Vive le socialisme du 21e siècle !

Mais là, comme c'est dit au nom du socialisme, personne n'en parle…

22 janvier 2007

Hitlermania En Vidéos Philosophie

À tous les ceux qui voient des nazis partout, un excellent numéro de Jon Stewart du DailyShow:

21 janvier 2007

De la nuance En Vidéos Israël Moyen-Orient Palestine Terrorisme

De passage à Tout le monde en parle, le journaliste Guy Gendron réplique à Jean-René Dufort et Stéphane Gendron:

N.B.: Jean-René Dufort a fait un reportage sympathique à l'égard du Hezbollah dans sa revue de fin d'année et Stéphane Gendron a traité Israël de nazis.

Le vidéo à été retiré à la demande de Radio-Canada

Contrairement à ce qu'affirmer Stéphane Gendron, la pauvreté n'a rien à voir avec le terrorisme (je vais revenir la dessus cette semaine).

21 janvier 2007

Si la vie vous intéresse En Vidéos Irak Québec Terrorisme

Campagne de prévention du suicide en Irak:

———

Campagne de prévention du suicide au Québec:

21 janvier 2007

Et si le système fonctionnait ? Économie Environnement

Et si le système fonctionnait ? Et si l'économie de marché n'était pas imcompatible avec l'environnement ? Et si c'était la solution ?

Voici une nouvelle qui, malgré son importance historique, est passée innapercue:

The Wall Street Journal
High prices prod developed world to curb oil use

Fresh data from the International Energy Agency show oil consumption in the 30 member countries of the Organization for Economic Cooperation and Development fell 0.6 percent in 2006. Though the decline appears small, it marks the first annual drop in more than 20 years among the OECD countries, which drain close to 60 percent of the 84.4 million barrels of oil used globally each day. [...]

The fall in oil use by the industrialized world is a sign that the reactions to higher oil prices by businesses and consumers from the U.S. to Germany to Japan may be adding up to a cycle-turning downdraft in demand. The resulting shift in global cash flows could mean a big boost for oil consumers' economies at the expense of producers and exporters.

Other signals, both economic and psychological, have been popping up for some time: Demand for gas-guzzling sport-utility vehicles has been falling, while investment in and sales of alternative fuels such as ethanol are booming. Even the Bush administration is vowing to reduce America's dependence on crude. [...]

The signs of waning demand for oil began bubbling up early last year. Saudi Arabia began to quietly cut back its output in April because it couldn't find buyers for all its crude. Iran, OPEC's second-largest producer after Saudi Arabia, was forced to store unsold oil in tankers last summer.

Et aujourd'hui c'est le "big business" américain qui demande un virage vert !

The Independent
Big business joins greens to pressure Bush on climate

An unprecedented coalition of blue-chip US companies and environmental lobby groups will urge President Bush next week to get serious about global warming, calling for caps on carbon dioxide emissions that would cut greenhouse gases by 10-30 per cent over 15 years.

The group, called the US Climate Action Partnership, will unveil the details of its plan on the eve of President Bush's State of the Union speech on Tuesday. The companies involved include some of the old-fashioned pollution-generating industries normally associated with anti-environmental policies and politicians – the chemical giant DuPont, the bulldozer company Caterpillar, the aluminium producer Alcoa and the US subsidiary of BP. [...]

The age of global warming denial, meanwhile, also appears to be drawing to a close. Exxon Mobil, the world's largest oil company, has cut its funding to groups who argue global warming is a hoax, and is now working to develop strategies it can accept for emissions reduction.

Ce bon vieux système capitalisme semble encore une fois être capable de faire preuve de la flexibilité nécessaire pour s'adapter à la situation !

21 janvier 2007

Solidarité lucide Économie Québec

"On doit admettre que le principe même de l'universalité, qui consiste à aider tous les citoyens de la même façon, contribue moins à la justice sociale que des politiques qui donnent plus aux pauvres et moins aux riches."

La Presse
Mais où est donc la gauche ?
Alain Dubuc

Il y a une idée de ce film [L'illusion tranquille] que je partage sans réserves, et sur laquelle j'ai beaucoup écrit, et ce sont les effets pervers de l'universalité des programmes sociaux. C'est cette idée qui a provoqué les plus vives réactions des gardiens de l'orthodoxie et des élites médiatiques, notamment radio-canadiennes Et c'est la plus belle illustration de l'ossification de la pensée dite de gauche et son glissement vers la droite.

Les concepts de droite et de gauche sont flous. Mais en gros, on ne se trompera pas trop en disant que la gauche incarne le progrès social, la réduction des injustices et des inégalités, le désir de lutter contre la pauvreté. En général, ces grands principes mènent à valoriser la redistribution des revenus, prendre à ceux qui ont des moyens pour redonner à ceux qui ont des besoins.

Si on accepte ce cadre, on doit admettre que le principe même de l'universalité, qui consiste à aider tous les citoyens de la même façon, contribue moins à la justice sociale que des politiques qui donnent plus aux pauvres et moins aux riches. C'est, me semble-t-il, une évidence.

Mais pourquoi a-t-on privilégié l'universalité ? Parce qu'elle rend les programmes sociaux acceptables, puisque tous les citoyens, et donc tous les électeurs, en sont bénéficiaires. Et par la suite, probablement parce qu'on l'a vue comme un garde-fou pour préserver l'intégrité des programmes. Mais l'universalité est un principe de réalisme politique, non pas un objectif éthique ou une nécessité morale.

Ce n'est pas de la théorie. On peut démontrer que le gel des frais de scolarité profite plus aux riches qu'aux pauvres, parce que la clientèle universitaire se recrute majoritairement dans les classes moyennes et aisées et qu'il y a sous-représentation des jeunes de milieux défavorisés. On peut démontrer que les garderies à 7 $ profitent aux classes moyennes, surtout aux couples à deux salaires, et que les milieux défavorisés, pour lesquels cet outil serait salutaire, y sont encore une fois sous-représentés. On peut démontrer que le gel des tarifs d'électricité profite davantage à ceux qui consomment le plus, les riches avec leurs grosses maisons.

On peut donc conclure que le Québec serait plus juste s'il augmentait les frais de scolarité et prenait une partie de l'argent pour accroître substantiellement l'aide aux étudiants qui en ont vraiment besoin ; si les garderies étaient plus chères pour les familles aisées pour déployer plus de ressources vers les milieux vulnérables ; si on faisait payer le juste prix de l'électricité en aidant ceux pour qui cela serait un fardeau.

Pourquoi la gauche se braque-t-elle contre ces idées ? Parce qu'elle est maintenant la droite, qui incarne l'immobilisme et la résistance au changement. Elle s'attache aux symboles, elle défend des acquis, elle s'accroche au statu quo, elle valorise le passé, elle résiste aux débats qui mèneraient au changement, elle refuse des chemins qui nous permettraient d'aller plus loin sur le chemin du progrès social. C'est la définition même du conservatisme.

20 janvier 2007

Avec Marx, Lenine et Jésus-Christ Coup de gueule En Citations Gauchistan Venezuela

Parce qu'il n'y a pas que Bush qui utilise la religion à des fins politiques:

The Economist
With Marx, Lenin and Jesus Christ

Hugo Chavez: "Christ was an authentic communist, anti-imperialist and enemy of the oligarchy."

Mais là, comme c'est dit au nom du socialisme, personne n'en parle…

20 janvier 2007

Girls Power Afghanistan En Images

Girls Power

Afghan women exercise at a the Salar Afghan Gym in Herat, 11 January 2006. After years of being cloistered in their homes during Taliban times, Afghan women are beginning to use private gyms and sports clubs.

19 janvier 2007

Le général Tao (redux) Chine Économie En Images Mondialisation

GénéralTao

McDonald's opened 101 outlets in the market last year and is on course to boost its count to 1,000 by 2008 from 730 at present, Guy Russo told Reuters on the sidelines of an event marking the opening of its first Shanghai drive-through outlet.

19 janvier 2007

La fin pour Ahmadinejad ? Iran

La pression se fait de plus en plus intense sur Ahmadinejad, pression non pas américaine mais iranienne !

Aux anciens griefs s'ajoutent:

New York Times
Rebuke in Iran to Its President on Nuclear Role

Iran’s outspoken president, Mahmoud Ahmadinejad, appears to be under pressure from the highest authorities in Iran to end his involvement in its nuclear program, a sign that his political capital is declining as his country comes under increasing international pressure.

Just one month after the United Nations Security Council imposed sanctions on Iran to curb its nuclear program, two hard-line newspapers, including one owned by the supreme leader, Ayatollah Ali Khamenei, called on the president to stay out of all matters nuclear.

In the hazy world of Iranian politics, such a public rebuke was seen as a sign that the supreme leader — who has final say on all matters of state — might no longer support the president as the public face of defiance to the West.

It is the first sign that Mr. Ahmadinejad has lost any degree of Ayatollah Khamenei’s confidence, a potentially damaging development for a president who has rallied his nation and defined his administration by declaring nuclear power Iran’s “inalienable right.”

Associated Press
Iran's discontent with Ahmadinejad grows

Prices for vegetables have tripled in the past month, housing prices have doubled since last summer — and as costs have gone up, so has Iranians' discontent with hard-line President Mahmoud Ahmadinejad and his focus on confrontation with the West.

Ahmadinejad was elected last year on a populist agenda promising to bring oil revenues to every family, eradicate poverty and tackle unemployment. Now he is facing increasingly fierce criticism for his failure to meet those promises.

He is being challenged not only by reformers but by the conservatives who paved the way for his stunning victory in 2005 presidential elections. Even conservatives say Ahmadinejad has concentrated too much on fiery, anti-U.S. speeches and not enough on the economy — and they have become more aggressive in calling him to account.

"The government has painted idealistic goals like tackling housing problems and unemployment … but no solution has been offered," said Mohammad Khoshchehreh, a prominent conservative lawmaker, told The Associated Press.

Ahmadinejad's government "has been strong on populist slogans but weak on achievement," said Khoshchehreh, who campaigned for Ahmadinejad during the election. [...]

Tehran housewife Maryam Hatamkhani, 28, said her family has given up buying potatoes and tomatoes because prices have tripled or quadrupled in the past month. Tomatoes have gone from around 33 cents a pound to $1.50.

"People are really under pressure. We are unhappy. Instead of bringing welfare, this government has given us hardship," she said.

Vahid Yousefi, a factory worker, moonlights as an informal cab driver at night to get by, picking up passengers in his car. He had hoped to buy a modest apartment in downtown Tehran last year but couldn't afford it. In the six months since, home prices have doubled.

"I really can't make ends meet," said Yousefi, the father of two. "I will never be able to live in my own house." [...]

Even the president's globe-trotting has come under fire. He has made several trips to Asia and Africa, burnishing his reputation as a world leader who can stand up to the United States. This week, he was in Latin America, meeting presidents Hugo Chavez of Venezuela and Daniel Ortega of Nicaragua and other anti-U.S. figures.

"Do you really assume people like Chavez (and) Ortega … can be Iran's strategic allies?" the reformist daily Etemad-e-Melli said in an editorial Tuesday addressing Ahmadinejad. "We should not build a house on water."

Les États-Unis n'auront pas besoin d'envahir l'Iran pour se débarrasser d'Ahmadinejad, les iraniens vont s'en charger !

19 janvier 2007

La vérité est ailleurs Coup de gueule Irak

Tiré du blogue de Mark Lynch (spécialiste du Moyen-Orient) au sujet de la pendaison de Saddam:

Reflections on Egypt

One of the main bookstores in central Cairo is prominently featuring posters for an instant book declaring that "Saddam was not executed" – it was all an American hoax. The guy who hanged was actually one of Saddam's doubles – the author compares a bunch of pictures of Saddam in power with pictures from the trial and execution, and declares that they are obviously not the same man. It's a nutty book in every sense of the word… I don't know how many people (besides me) have bought it, but I saw the poster in a few places.

Nos amis conspirationnistes, fidèles à leurs habitudes, ont été rapide sur la gâchette pour crier au complot. Mieux vaut en rire !

19 janvier 2007

Colbert -vs- O’Reilly En Vidéos

Steven Colbert rencontre papa ours !

18 janvier 2007

L’axe du mal États-Unis Terrorisme

Daniel Dayan, chercheur au CNRS (France), qui tient des propos très intéressants sur le terrorisme, Bush et l'axe du mal:

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Enfin de la nuance, voilà qui change des clichés qu'on nous sert habituellement sur Bush et le terrorisme.

Source:
Radio-France
Mécanique Terroriste

18 janvier 2007

Irak -vs- Darfour États-Unis International Irak

D'un point de vue statistique, l'Irak et le Darfour sont comparables: même nombre de victimes, même nombre de déplacés.  Pourtant, dans l'opinion publique, ces 2 crises humanitaires sont perçues très différemment.

Un excellent texte du LA Times qui aborde ce double-standard.

Los Angeles Times
Suffering binds Iraq and Darfur

Most people don't support the war because it's not seen as the grave humanitarian crisis that it is.

Polls tell us that Americans want to be less involved in Iraq and more involved in Darfur. It's not hard to understand why. For the American public, and many of its leaders, Iraq is a tainted war without good guys. Darfur, by contrast, is a chance to save the helpless. In our minds, Iraq and Darfur seem to fit into neat categories: One is a botched war, the other is a humanitarian crisis.  [...]

Still, persuading Americans to see Iraq as a humanitarian crisis in which we still have a moral obligation is a struggle. We now know the Iraqis almost too well. It was easy to see the Kurds and the Shiites as the brave opponents of a brutal dictator when our warplanes were protecting them from 30,000 feet. It's much harder when U.S. troops have to grapple with their unsavory leaders and their thirst for revenge. Remember the solidarity we felt when Iraqis voted? Those feelings of kinship have given way to a sense of betrayal.

The victims in Darfur, by contrast, remain comfortable abstractions. [...]

It's no wonder that Darfur's advocates have chosen to present that conflict as starkly as possible. Recent humanitarian interventions have had identifiable and sympathetic victim groups (think of the besieged Bosnian Muslims and the oppressed Kosovars). For all its suffering, Iraq lacks an identifiable victim group. Neither the Sunnis nor the Shiites have much claim on the American conscience at this point. The Sunnis are erstwhile oppressors, while the Shiites appear to be extremist fellow travelers with Iran. The Kurds have been victimized many times before but, mercifully, they have largely skirted the current bloodshed.

Distaste for the major Iraqi factions is only one reason we don't often think of that conflict in humanitarian terms. Another is the more than 3,000 U.S. troops killed in Iraq and the tens of thousands wounded, many grievously. In the context of that loss, we have little compassion left for the Iraqis. It's a phenomenon we've seen before. [...]

It's natural that Americans would yearn for a simpler and clearer conflict than Iraq to showcase their humanitarian impulses. But our concern for Darfur must not become a moral salve that allows us to abandon Iraq to its spasm of violence. There may be no blameless factions in Iraq, but there are thousands of ordinary victims. Unless it is clear that we are doing no good, we owe them more.

18 janvier 2007

Pensons à nos enfants ! Venezuela

Voici comment le gouvernement Chavez justifie sa décision de fermer, un réseau de télévision trop critique à l'égard du pouvoir en place:

Washington Post
Pulling the Plug on Anti-Chavez TV

"Here they practice yellow journalism, treacherous journalism that goes against the people's rights.

The children are the ones affected for many years by the sex, by the violence of these programs that go against the morality of children, that go against the morality of the Venezuelan people."

Un puritanisme encore plus zélé qu'aux États-Unis qui sert à faire taire l'opposition politique.

Je n'ose pas imaginer la réaction si Bush avait fait la même chose. Mais là, comme c'est fait au nom du socialisme, personne n'en parle…

17 janvier 2007

Seigneur de guerre Économie International

Pour faire suite au message précédant, voici le top 20 des pays avec les plus gros budgets militaires (en proportion de leur PIB):

  1. Érythrée: 17.70%
  2. Jordanie: 11.40%
  3. Oman: 11.40%
  4. Qatar: 10.00%
  5. Arabie Saoudite: 10.00%
  6. Angola: 8.80%
  7. Israël: 7.70%
  8. Libéria: 7.50%
  9. Madagascar:7.20%
  10. Arménie: 6.50%
  11. Yémen: 6.40%
  12. Macédonie: 6.00%
  13. Syrie: 5.90%
  14. Burundi: 5.60%
  15. Maldives: 5.50%
  16. Turquie: 5.30%
  17. Brunei: 5.10%
  18. Maroc: 5.00%
  19. Bahreïn: 4.90%
  20. Singapour: 4.90%

États-Unis: 4.06% (26e position sur 167)
Canada: 1.01% (128e position sur 167)

Voilà qui change quelques idées reçues.

CIA Factbook
Rank Order – Military expenditures – percent of GDP

17 janvier 2007

$1.2 Trillions Économie En Chiffres États-Unis Irak

1.2 trillions: le coût de la guerre en Irak.

Ce qu'on peut faire avec 1.2 trillions de dollar:

1.2 trillions

Source:
New York Times
What $1.2 Trillion Can Buy

17 janvier 2007

Indignation à 2 vitesses Irak

Vous savez qui sont Barzan Ibrahim et Awad Hamed ?

Barzan Ibrahim et Awad Hamed ont été condamnés à mort dans le même procès que Saddam Hussein.

Barzan Ibrahim et Awad Hamed ont été pendus lundi dernier.

Si l'exécution de Saddam a provoqué un tollé de protestation, personne ne c'est indigné du sort de Barzan Ibrahim et Awad Hamed.

J'imagine que, contrairement à Saddam, ces 2 types n'étaient pas assez anti-américain pour être pleurés.

Je suis de mauvaise foi ? À peine…

17 janvier 2007

Le syndrome de Stockholm Coup de gueule En Vidéos États-Unis Terrorisme

Un champion de la droite blâmant la gauche pour le 9/11 tout en se disant d'accord avec les revendications de Ben Laden Surprised

16 janvier 2007

Top 5 Qc Québec Top Actualité

Le Top 5 de l'actualité québécoise (9-15 janvier) selon Influence Communication:

Top 5

Source:
Influence Communication
Le projet Eastmain en tête

16 janvier 2007

Frères d’arme États-Unis Iran Venezuela

Chavez - Ahmadinejad

Le Temps
L'axe anti-américain

L'intronisation, hier à Quito, de Rafael Correa à la présidence de l'Equateur a offert un raccourci saisissant du climat politique de la région. L'économiste socialiste était pour l'occasion entouré des principaux ténors de la gauche sud-américaine fraîchement élus ou réélus, du prince héritier d'Espagne, représentant de l'ancienne puissance coloniale, et d'un personnage plus inattendu: Mahmoud Ahmadinejad. Le président iranien avait embrassé deux jours plus tôt à Caracas son «frère» Hugo Chavez et rendu visite la veille au sandiniste Daniel Ortega dans une atmosphère d'effusion avec à chaque fois à la clé de multiples promesses d'entraides économiques et d'appuis politiques.

Comment expliquer que les leaders de la gauche marxiste chrétienne d'Amérique latine fraternisent avec l'émissaire d'une théocratie islamiste antisémite? Qu'y a-t-il de commun entre les tenants de la «révolution bolivarienne» et ceux de la «révolution islamique»? Rien. Rien si ce n'est une idéologie anti-américaine et anti-impérialiste qui n'a pas attendu la guerre en Irak pour se manifester mais qui se renforce proportionnellement à l'entêtement de l'Amérique de George Bush à poursuivre dans sa voie unilatérale.

De plus en plus corrompu, le Venezuela de Chavez, qui glisse vers une dictature nationaliste, trouve avec l'Iran un allié de circonstance pour user de l'arme du chantage pétrolier en cas d'agression américaine. Téhéran, désormais dans la ligne de mire de Washington et qui ne peut compter que modérément sur ses alliés russes et chinois, cherche de son côté à diversifier ses soutiens pour défendre son programme nucléaire. Cette alliance stratégique peut s'expliquer par la paranoïa de dirigeants instrumentalisant la haine de l'Amérique pour cimenter leur peuple. Mais elle répond aussi à l'aspiration de ces populations à une plus grande reconnaissance de leur souveraineté.

16 janvier 2007

Le mauvais joueur États-Unis Irak Iran

Tiré du blogue de MC Auger:

MC Auher
Cheney, l'Iran et Jack Bauer

On apprend aujourd’hui que le vice-président Dick Cheney, a confirmé à la chaîne Fox que les États-Unis avaient, en quelque sorte, l’Iran dans leur mire. Cheney. Celui-là même qui fut le grand architecte de l'invasion de l'Irak. Une affaire qui a si bien tourné.

C’est un peu comme un joueur compulsif qui double la mise alors qu’il vient de perdre les dernières rondes. Parce que la prochaine fois, il va gagner. C'est certain.

Moi je dirais plutôt que la situation des États-Unis est celle d'un jouer de poker qui, avec une paire de 2, qui décide de bluffer parce que c'est la seule option qui lui reste pour essayer de gagner quelque chose. On sait tous ce qui arrive à un joueur de poker incapable de cacher son bluffe: il se fait plumer.

Mes 2¢: jamais on ne verra les États-Unis tenter une action militaire d'envergure (i.e. invasion) contre l'Iran. Les États-Unis n'ont pas les moyens militaires, économiques et politiques pour se lancer dans pareille aventure.

16 janvier 2007

Quel avenir pour l’Irak États-Unis Irak Moyen-Orient Terrorisme

" Un scorpion demande à une tortue de monter sur son dos pour traverser une rivière. La tortue se méfie mais le scorpion la rassure en disant qu'il ne pourrait lui faire de mal sans en être lui-même victime. La tortue accepte et, au beau milieu de la rivière, le scorpion la pique. Avant de rendre l'âme, la tortue demande au scorpion pourquoi il a fait cela, les entraînant tous deux à la mort et le scorpion de répondre: 'Ici, c'est le Moyen-Orient.' "

La Presse
L'Irak sans foi ni loi
David Bensoussan*

Que signifierait un retrait des forces anglo-américaines d'Irak aujourd'hui? Plus le temps passe et plus les volontés pacifiques dans ce pays sont érodées par les appels à la vengeance. Les radicaux sunnites et chiites ne se font pas de quartier, ne respectent ni les autorités gouvernementales ni les civils. Un retrait anglo-américain de l'Irak signifierait une lutte sans merci entre sunnites et chiites et un interventionnisme grandissant de l'Iran. Ce pays fait l'apologie de la martyrologie et le spectre d'un Djihad atomique constitue un cauchemar pour l'ensemble des pays de la région.

Laissons de côté la question de savoir si, en son temps, l'invasion de l'Irak répondait aux besoins essentiels des États-Unis. Il n'en reste pas moins qu'une certaine vision a accompagné les planificateurs de cette invasion, soit l'apport de la démocratie, considérée comme la panacée aux troubles endémiques qui affectent le monde arabo-musulman.

Par le passé, la politique américaine en matière des droits de l'homme a oscillé entre le laisser-faire réaliste (en fermant les yeux sur bien des abus dans le monde arabe, pour autant que l'influence soviétique soit bloquée du temps de la guerre froide), les actions punitives sans suivi (première guerre du Golfe qui maintint Saddam Hussein au pouvoir après la libération du Koweït), la carotte (aides financières variées pour stabiliser la région, mais aussi pour contribuer à contrer les courants fanatiques) ou même l'indifférence, voire de la condescendance envers le retard chronique du développement socio-économique des pays arabes. L'on était satisfait de garder les dictateurs arabes en place quand bien même les abus sérieux ne manquaient pas au sein des dictatures baathistes irakienne et syrienne, de l'autocratie égyptienne, de l'Autorité Palestinienne corrompue, sans oublier les graves inégalités en Arabie saoudite wahhabite et les actes génocidaires dont se sont rendus coupables la Syrie à Hama et l'Irak contre les Kurdes et les chiites.

Gouvernance et libertés

Trente-neuf intellectuels et érudits arabes ont analysé pour les Nations unies la gouvernance et le statut des libertés dans le monde arabe en l'an 2004. Leur rapport déplore de nombreuses carences: l'emprise des dictatures sur les médias que ce soit par la censure ou par l'intimidation et dans certains cas, l'emprisonnement; le parlementarisme ne joue pas son rôle de critique des actions gouvernementales; le système judiciaire laisse à désirer; les libertés individuelles ne sont pas toujours respectées et le statut de la femme est loin de l'acceptable.

La réussite de la démocratie en Irak irait à l'encontre des régimes dictatoriaux de la région. Une culture démocratique ne s'acquiert pas du jour au lendemain et doit, pour se maintenir, démontrer des changements patents vers le progrès. C'est un processus qui doit être patiemment assimilé et il est quasi certain que ceux qui auront goûté à la liberté auront beaucoup de difficultés à faire marche arrière. L'opposition à la démocratie en Irak peut essentiellement provenir de régimes disposant de grands moyens de pression et qui sont relativement indépendants: l'Iran, l'Arabie saoudite et le terrorisme dit islamique.

En fin de compte, c'est aux citoyens irakiens qu'il reviendra de décider d'opter pour un modus vivendi démocratique qui éviterait la guerre civile totale. Une telle option nécessiterait de grands sacrifices mais bénéficierait de l'appui américain. Autrement, dans une situation de confrontation, l'Iran et l'Arabie Saoudite (qui serait soutenue par de nombreux autres pays dont l'Égypte ou même la Turquie) encourraient de grandes pertes humaines et détruiraient probablement leurs installations pétrolières respectives.

Par ailleurs, un Irak vraiment démocratique pourrait contenir la surenchère d'extrémisme du président iranien. Son idéal martyrologue pourrait s'arrêter net si la communauté internationale lui faisait front de façon unanime. Khomeiny lui-même dut boire le "calice empoisonné" que représentait la trêve dans la guerre irako-iranienne qui fit des centaines de milliers de morts. Quant à l'Arabie Saoudite, elle devra inévitablement s'ouvrir graduellement à la démocratie. La politique est un jeu de compromis. Elle n'offre pas toujours des options binaires mais permet de réaligner des pions de façon à optimiser les options qui penchent vers les intérêts nationaux. Le scénario d'un Irak démocratique pourrait éviter des conséquences catastrophiques.

La tortue et le scorpion

Les enjeux actuels en Irak dépassent grandement ce pays. Les passions sectaires qui s'y expriment pourraient enflammer l'ensemble de la région. Certains politicologues aiment raconter l'histoire suivante: un scorpion demande à une tortue de monter sur son dos pour traverser une rivière. La tortue se méfie mais le scorpion la rassure en disant qu'il ne pourrait lui faire de mal sans en être lui-même victime. La tortue accepte et, au beau milieu de la rivière, le scorpion la pique. Avant de rendre l'âme, la tortue demande au scorpion pourquoi il a fait cela, les entraînant tous deux à la mort et le scorpion de répondre: "Ici, c'est le Moyen-Orient."

Il est évident que la tortue et le scorpion n'ont jamais connu la démocratie et le respect d'autrui qui lui est inhérent. C'est pourtant de démocratie véritable que le Moyen Orient a besoin pour ne pas succomber aux pièges suicidaires des rancoeurs sectaires.

*L'auteur est professeur à l'École de technologie supérieure à Montréal.