Boisclair en enfin réussit à incarner un changement au sein du PQ:

La Presse
Le PQ bat de l'aile gauche

Avec quelques phrases lapidaires, le chef péquiste André Boisclair s'est mis à dos le mouvement syndical, l'allié traditionnel du Parti québécois. Si bien qu'une collision est à prévoir entre l'aile gauche du parti et son chef aux assises prochaines du PQ.

Au centre de la tourmente, une déclaration récente de M. Boisclair où il prévient sans détour qu'il ne laisserait pas les syndicats, ou tout autre groupe d'intérêt, dicter ses prises de position. Surtout, il promet de tirer un trait sur l'ère où les gouvernements péquistes étaient «copains-copains» avec les centrales et où les négociations se terminaient autour de repas «bien arrosés».

Ces déclarations ont fait péter les plombs à Marc Laviolette, membre du SPQ libre, une faction de gauche au sein du PQ. «Les gens sont en tabarnac Je me demande comment il pourra réparer ces déclarations», a lancé M. Laviolette. [...]

«Il y a peut-être de la nostalgie de cette époque où les leaders syndicaux étaient copains-copains, passaient leurs soirées autour de repas arrosés. Ce n'est pas le type de leadership que je recherche», a répondu M. Boisclair. Il ne cherche pas la caution des syndicats, alliés traditionnels du PQ. «Je ne suis pas le porte-parole d'organisations qui défendent des intérêts particuliers. Je serai le premier ministre de l'ensemble des citoyens», a précisé M. Boisclair.

On est tous d'accord pour dire qu'il est dangereux de voir un puissant lobby coucher dans le même lit que le gouvernement, or au Québec, les syndicats représentent sans doute un des lobbys les plus puissants de la province.

Si Claudette Carbonneau ou Marc Laviolette veulent diriger le Québec, qu'ils aillent se chercher un mandat auprès de la population lors d'une élection.  C'est aussi simple que ça.