Antagoniste


21 janvier 2007

De la nuance En Vidéos Israël Moyen-Orient Palestine Terrorisme

De passage à Tout le monde en parle, le journaliste Guy Gendron réplique à Jean-René Dufort et Stéphane Gendron:

N.B.: Jean-René Dufort a fait un reportage sympathique à l'égard du Hezbollah dans sa revue de fin d'année et Stéphane Gendron a traité Israël de nazis.

Le vidéo à été retiré à la demande de Radio-Canada

Contrairement à ce qu'affirmer Stéphane Gendron, la pauvreté n'a rien à voir avec le terrorisme (je vais revenir la dessus cette semaine).


21 janvier 2007

Si la vie vous intéresse En Vidéos Irak Québec Terrorisme

Campagne de prévention du suicide en Irak:

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Campagne de prévention du suicide au Québec:


21 janvier 2007

Et si le système fonctionnait ? Économie Environnement

Et si le système fonctionnait ? Et si l'économie de marché n'était pas imcompatible avec l'environnement ? Et si c'était la solution ?

Voici une nouvelle qui, malgré son importance historique, est passée innapercue:

The Wall Street Journal
High prices prod developed world to curb oil use

Fresh data from the International Energy Agency show oil consumption in the 30 member countries of the Organization for Economic Cooperation and Development fell 0.6 percent in 2006. Though the decline appears small, it marks the first annual drop in more than 20 years among the OECD countries, which drain close to 60 percent of the 84.4 million barrels of oil used globally each day. […]

The fall in oil use by the industrialized world is a sign that the reactions to higher oil prices by businesses and consumers from the U.S. to Germany to Japan may be adding up to a cycle-turning downdraft in demand. The resulting shift in global cash flows could mean a big boost for oil consumers' economies at the expense of producers and exporters.

Other signals, both economic and psychological, have been popping up for some time: Demand for gas-guzzling sport-utility vehicles has been falling, while investment in and sales of alternative fuels such as ethanol are booming. Even the Bush administration is vowing to reduce America's dependence on crude. […]

The signs of waning demand for oil began bubbling up early last year. Saudi Arabia began to quietly cut back its output in April because it couldn't find buyers for all its crude. Iran, OPEC's second-largest producer after Saudi Arabia, was forced to store unsold oil in tankers last summer.

Et aujourd'hui c'est le "big business" américain qui demande un virage vert !

The Independent
Big business joins greens to pressure Bush on climate

An unprecedented coalition of blue-chip US companies and environmental lobby groups will urge President Bush next week to get serious about global warming, calling for caps on carbon dioxide emissions that would cut greenhouse gases by 10-30 per cent over 15 years.

The group, called the US Climate Action Partnership, will unveil the details of its plan on the eve of President Bush's State of the Union speech on Tuesday. The companies involved include some of the old-fashioned pollution-generating industries normally associated with anti-environmental policies and politicians – the chemical giant DuPont, the bulldozer company Caterpillar, the aluminium producer Alcoa and the US subsidiary of BP. […]

The age of global warming denial, meanwhile, also appears to be drawing to a close. Exxon Mobil, the world's largest oil company, has cut its funding to groups who argue global warming is a hoax, and is now working to develop strategies it can accept for emissions reduction.

Ce bon vieux système capitalisme semble encore une fois être capable de faire preuve de la flexibilité nécessaire pour s'adapter à la situation !


21 janvier 2007

Solidarité lucide Économie Québec

"On doit admettre que le principe même de l'universalité, qui consiste à aider tous les citoyens de la même façon, contribue moins à la justice sociale que des politiques qui donnent plus aux pauvres et moins aux riches."

La Presse
Mais où est donc la gauche ?
Alain Dubuc

Il y a une idée de ce film [L'illusion tranquille] que je partage sans réserves, et sur laquelle j'ai beaucoup écrit, et ce sont les effets pervers de l'universalité des programmes sociaux. C'est cette idée qui a provoqué les plus vives réactions des gardiens de l'orthodoxie et des élites médiatiques, notamment radio-canadiennes Et c'est la plus belle illustration de l'ossification de la pensée dite de gauche et son glissement vers la droite.

Les concepts de droite et de gauche sont flous. Mais en gros, on ne se trompera pas trop en disant que la gauche incarne le progrès social, la réduction des injustices et des inégalités, le désir de lutter contre la pauvreté. En général, ces grands principes mènent à valoriser la redistribution des revenus, prendre à ceux qui ont des moyens pour redonner à ceux qui ont des besoins.

Si on accepte ce cadre, on doit admettre que le principe même de l'universalité, qui consiste à aider tous les citoyens de la même façon, contribue moins à la justice sociale que des politiques qui donnent plus aux pauvres et moins aux riches. C'est, me semble-t-il, une évidence.

Mais pourquoi a-t-on privilégié l'universalité ? Parce qu'elle rend les programmes sociaux acceptables, puisque tous les citoyens, et donc tous les électeurs, en sont bénéficiaires. Et par la suite, probablement parce qu'on l'a vue comme un garde-fou pour préserver l'intégrité des programmes. Mais l'universalité est un principe de réalisme politique, non pas un objectif éthique ou une nécessité morale.

Ce n'est pas de la théorie. On peut démontrer que le gel des frais de scolarité profite plus aux riches qu'aux pauvres, parce que la clientèle universitaire se recrute majoritairement dans les classes moyennes et aisées et qu'il y a sous-représentation des jeunes de milieux défavorisés. On peut démontrer que les garderies à 7 $ profitent aux classes moyennes, surtout aux couples à deux salaires, et que les milieux défavorisés, pour lesquels cet outil serait salutaire, y sont encore une fois sous-représentés. On peut démontrer que le gel des tarifs d'électricité profite davantage à ceux qui consomment le plus, les riches avec leurs grosses maisons.

On peut donc conclure que le Québec serait plus juste s'il augmentait les frais de scolarité et prenait une partie de l'argent pour accroître substantiellement l'aide aux étudiants qui en ont vraiment besoin ; si les garderies étaient plus chères pour les familles aisées pour déployer plus de ressources vers les milieux vulnérables ; si on faisait payer le juste prix de l'électricité en aidant ceux pour qui cela serait un fardeau.

Pourquoi la gauche se braque-t-elle contre ces idées ? Parce qu'elle est maintenant la droite, qui incarne l'immobilisme et la résistance au changement. Elle s'attache aux symboles, elle défend des acquis, elle s'accroche au statu quo, elle valorise le passé, elle résiste aux débats qui mèneraient au changement, elle refuse des chemins qui nous permettraient d'aller plus loin sur le chemin du progrès social. C'est la définition même du conservatisme.